‹ Bibliographie moliéresqueChapitre 12 sur 260 · Le Mariage forcé, comédie (1 a. pr.), par J.-B. P. de · texte numérisé non relu

Le Mariage forcé, comédie (1 a. pr.), par J.-B. P. de

Molière. Paris, Jean Ribou, 1668, in-12 de 2 ff., pour le

titre et l'extrait du privilège, et 91 pp .2

On lit, après le privilège du 20 février 1668 : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 9 mars 1668. » On ne voit pas dans cette

* 25 fr., Bertin, 1855. - 111 fr. mar. r. doublé, Cruel, Giraud, 1855 - -470 fr non relié S G., 1869. - 500 fr. mar. r., Trautz-Bauzonnet, Huulard, 18/0. " 590 fr, non relié, Aguillon, 1870. - 1,000 fr. mar. r., Cape, catalogue > Aug. Fontaine, 1874. - 1,000 fr. non relié, Rouquette, 1873, catalogue n° 9.- 1,500 fr. mar r ianséniste, Trautz-Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 187o

* 25 fr , Bertin, 1855. - 95 fr. mar. br., Duru , Giraud, 1855. - 180 fr. mar. v.. Solar, 1860. - 180 fr. mar. vert, Chedeau, 1865. - 400 fr. mar. rouge Trautz- Bauzonnet, S. G., 1869. - 1,000 fr. mar. r. Trautz-Bauzonnet, Huulard 18,0, et revendu 1,000 fr., Danyau, 1872. - 800 fr. non relie, Danyau, 18/2 - 900 ir. mar r. Cape, II. B*", 1873. - 1,500 fr., catalogue Aug. Fontaine, 18, o.

édition les jeux de scène qui sont marqués dans celle de 1682 et les suivantes. Il y a encore bien des variantes à signaler et à prendre ; ainsi Dorimène ne dit pas : Je vous enverrai les marchands, mais elle dit : Je vous envoyray.

Réimpression sous la même date : même nombre de pages. L'impression est différente. Dans le fleuron du titre, on lit : sur l'imprimé; ce qui semblerait indiquer que cette édition est une contrefaçon.

Cette comédie a paru sans dédicace et sans préface.

H. L'Amour médecin, comédie (3 a. pr., avec préface), par J.-B. P. Molière. Paris, Pierre Trabouillet, 1666, in-12 de 6 ff., dont la fig. frontispice, et 95 pp. (la dernière mal chiffrée 59)1.

Après le privilège du 30 décembre 1665 : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 15 janvier 1666. » Nous remarquons , en feuilletant cette édition, beaucoup de variantes à prendre : s' étouffant et non étouffant de rire, durant et non pendant qu'ils chantent, M. Bahys et non Bais, la tigne et non la teigne, etc.

Réimpr., Paris, Pierre Trabouillet, 1669, in-12 de 4 ff. prélim. et 64 pp. On lit au-dessous du privilège : « Achevé d'imprimer pour la seconde fois le 20 novembre 1668. »

Il y a une contrefaçon trompeuse, sous la même date, avec le nom de Nicolas Legras, pet. in-12, de 6 ff. prél. y compris le titre et un feuillet blanc, et 95 pp. Le fleuron du titre porte : sur l'imprimé. M. Claudin pense que cette contrefaçon a été faite à Grenoble ou à Lyon. On le reconnaît, non-seulement au fleuron du titre dans lequel on lit sur l'imprimé, mais encore à de nombreuses fautes d'impression ; ainsi la préface porte en tête : au lecter. La dernière page est chiffrée 59, au lieu de 95.

12. Le Misantrope, comédie (5 a. v., avec la Lettre écrite sur le Misantrope, par de Visé). Par J.-B. P. de Molière. Paris, Jean Ribou, 1667, in-12 de 12 ff. prélim., y compris la fig. frontispice, et 84 pp. 2

Après le privilège du 21 juin 1666 : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 24 décembre 1666. » Certains exemplaires portent

1 43 fr. Bertin, 1855. — 101 fr. mar. vert, Duru, Girard, 1855. — 600 fr. parchemin, Dromont, 1871.

2 113 fr. Bertin, 1855. — 205 fr. rnar. bl., Gruel, Giraud, 1855. — 255 fr. mar. vert, Solar, 1860. — 300 fr. mar. vert, Bauzonnet-Trautz , Chedeau, 1865.— 500 fr. mar. r. Trautz-Bauzonnet , Germot, 1869. — 325 fr. mar. r. jans., Cape, Huillard, 1870. — 890 fr., non relié, Aguillon, 1870. — 1,250 fr. mar. r. doublé, Gruel, catalogue Aug. Fontaine, 1874, no 1635. — 1,500 fr. mar. r. jans., Trautz-Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 1875.

MOLIERESQUE. 13

des variantes écrites à la main. On n'a pas réimprimé, dans les éditions des Œuvres, l'Avis du libraire au lecteur, qui est évidemment de Molière. Cette édition se distingue par un emploi immodéré de majuscules : presque tous les substantifs en ont. On pourrait y recueillir des jeux de scène qui ont été négligés dans les réimpressions. L'orthographe de certains mots est encore à respecter : Molière écrit reingrave et non rheingrave. La figure par Fr. Chauveau représente Molière dans le rôle du Misantrope.

Cette comédie, représentée avec tant de succès, parut pourtant sans dédicace et sans préface de l'auteur.

Il existe une contrefaçon, sous la même date, en plus petits caractères, sans figure. Elle n'a que 10 ff. prélim., à cause d'une lacune qui se trouve dans la lettre sur le Misantrope. La sign. a des prélim. finit par le mot Dans, et la signature d commence par Du moins.

13. Le Médecin malgré luy, comédie (3 a. pr.). Paris, Jean Ribou, 1667, pet. in-12 de 2 ff. prélim., dont la figure frontispice, et 152 pp l.

Privilège daté du 8 octobre 1666 , accordé à « Jean-Baptiste Poquelin de Molière, comédien de la troupe du duc d'Orléans ». On lit au bas du privilège : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 24 décembre 1666. » Cette pièce est imprimée avec moins de soin que les autres, ce qui donne à penser que Molière n'en a pas revu les épreuves. Nous y avons remarqué des variantes, intéressantes surtout dans l'orthographe des locutions populaires ; comme becque cornu, au lieu de bec cornu, et une quantité de jeux de scène, qui ont [été omis dans toutes les réimpressions. Ainsi, à l'arrivée de M. Robert, Martine, « les mains sur les costez, luy parle en le faisant reculer, et à la fin luy donne un souflet », etc.

Il existe des exemplaires de l'édition originale, au nom de Nicolas le Gras et de Théodore Girard, à qui Molière avait cédé son droit de privilège, en même temps qu'à Pierre Trabouillet. L'exemplaire qui se trouve dans la bibliothèque Cousin, à la Sorbonne, pourrait bien être d'une édition différente, quoique portant tous les caractères de l'édition originale, mais on lit au-dessous du privilège : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 2 décembre 1666. »

Il y a une contrefaçon, avec le nom de Jean Ribou, sous la même date, pet. in-12 de 2 ff. prélim., et 115 pp. Le fleuron du titre renferme un petit écusson avec la lettre P. La vignette, qui est en tête de la comédie, représente un combat d'animaux fantastiques.

14. Le Sicilien, ou l'Amour peintre, comédie (1 a. pr.), par J.-B. P. de Molière. Paris, Jean Ribou, 1668, in-12

1 40 fr. Bertin, 1855. — 190 fr. veau, Solar, 1860. — 800 fr. mar. r. jans., Cape, Huillan.l, 1870, revendu 1,005 fr.. Danyau, 1872.

de 2 ff., 81 pp. et 2 ff. pour la fin du privilège qui commence au verso de la page 81 l.

Le privilège est daté du dernier jour d'octobre 1667; on lit au-dessous : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 9 novembre 1667. » Cette comédie est qualifiée de belle et très -agréable ; ce qui est une particularité d'autant plus remarquable, que les privilèges du Roi ne contiennent jamais d'appréciations littéraires, comme on en trouve dans les approbations. Molière n'a pas mis don Pèdre donnant un soufflet à Hali, ni Hali rendant le soufflet à don Pèdre; mais D. Pèdre luy donnant sur la joue, et Hali luy en faisant de mesme. On trouverait bien d'autres variantes.

Réimpr. du vivant de Molière :

Le Sicilien, comédie de Monsieur de Molière. Parts, Nicolas Pépingué, 1668, in-12 de 60 pp.

On considère cette édition comme une contrefaçon faite en province, sous le nom d'un libraire de Paris.

15. L'Imposteur , ou le Tartuffe , comédie (5 a. v.), par J.-B. P. de Molière. Imprimé aux despens de VAutheur, et se vend à Paris, chez Jean Hibou, 1669, in-12 de 12 ff., dont le premier est blanc, et de 96 pp. 2

Le privilège, daté du 15 mars 1669, est suivi de cette mention : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 23 mars 1669. » Les 11 ff. imprimés prélim. se composent du Titre, de la Préface et du Privilège, avec les noms des acteurs au verso.

Les éditeurs de Molière ont encore beaucoup de variantes à puiser dans cette édition originale; ainsi, dans toutes. les éditions posthumes, on lit à la scène 3 du troisième acte :

(Tartuffe, prenant la main d'Elmire, et lui serrant les doigts; il met la main sur les genoux d'Elmire , Elmire recule son fauteuil, et Tartuffe se rapproche d'elle, etc., au lieu dé : il luy serre les bouts des doigts. Il luy met la main sur le genou. Elle recule sa chaise, et Tartuffe raproche la sienne, etc.) Le texte de cette comédie peut aussi recevoir beaucoup d'améliorations.

Cette édition, qui est fort rare, et qui ne contient que la préface, sans les trois placets au roi, fut contrefaite aussitôt, et cette contrefaçon est assez difficile à reconnaître. Voici pourtant quelques

i 50 fr. non rogné, Bertin, 1854, revendu 305 fr. mar. v., non rogné, Chedeau, 1865. — 96 fr.mar, y., Duru, Giraud, 1855. — 155 fr. mar. vert. Solar, 1860.— 500 fr. mar. r. Trautz-Bauzonnet, Germot, 1869. — 405 fr.mar. r. Trautz-Bauzonnet, Huillard, 1870.— 565 fr.,nonrel.,Danyau, 1872.— 390 fr.mar. r., Cape, Tufton, 1873.

2 100 fr. Bertin, 1854. — 203 fr. mar. r.. Duru, Giraud, 1855. — 340 fr. mar. vert, Duru, Solar, 1860.— 880 fr. mar. r., Duru, Chedeau, 1869.-1,250 fr. (50 £) mar. r. Cape, William Tite. Londres, 1874. — 2,500 fr. mar. r. jans., Trautz- Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 1875.

MOLIÈRESQUE. 15

différences qui aideront à la distinguer. Edit. orig., p. 26, 1. 11, se retourne pour parler à sa fille; contref., se tourne; édit. orig., p. 28, v. 7, un revers de ma main; contref., un revers de main.; p. 48, v. 15, l'ouvrage estmerveilleuse ; contref. merveilleux ; éd. orig., p. 80, v. 14, avec de pareils gages ; contref., avec des pareils gages.

Il y a deux sortes d'exemplaires de cette édition originale, ornée de fleurons elzeviriens (la Sirène, la Tète de buffle), avec deux titres différents, l'un : l'Imposteur, ou le Tartuffe, l'autre : le Tartuffe, ou l'Imposteur. Du reste, les exemplaires sont identiques avec Tun ou l'autre titre.

La seconde édition, achevée d'imprimer le 6 juin 1669, contient 12 ff. prélim. y compris la fig. et le titre, et 96 pp. La gravure qui se trouve ici n'existe pas dans l'édition originale. On a réuni, dans les douze ff. préliminaires, la préface de l'auteur, l'avis du libraire au lecteur, les trois placets au roi et le privilège1.

Il y a aussi des exemplaires de cette seconde édition sous deux titres ; l'un : l'Imposteur, ou le Tartuffe, l'autre : le Tartuffe, ou l'Imposteur. La contrefaçon de l'édition originale est intitulée ainsi :

L'Imposteur, ou le Tartuffe, comédie, par J.-B. P. de Molière. Suivant la copie imprimée pour l'Auteur à Paris, 1669, pet. in-12 de 84 pp.

M. L. Potier croit que cette contrefaçon n'a pas été faite en Hollande, mais bien en France. On y trouve la Tète de buffle dans les fleurons, mais très-grossièrement contrefaite.

Il y a une autre contrefaçon sous la même date : Sur l'imprimé à Paris chez Jean Ribou, in-12 de 90 pp.

Quant à une troisième contrefaçon trompeuse de l'édition originale, voici ce qu'en dit M. Pierre Deschamps dans une note de son Catalogue de la bibliothèque de Félix Solar : « Elle est exactement conforme à la première, avec le même titre et le même nombre de pages. Elle est imprimée en plus petits caractères, et les fleurons ne sont pas identiques. Cette copie trompeuse n'a pas été décrite ; elle a été probablement exécutée en province, peut-être à Rouen. »

Nous croyons que cette contrefaçon, que M. Pierre Deschamps signale sans la décrire , est la suivante : Sur l'imprimé aux dépens de l'Autheur, à Paris, J. Ribou, 1669, 8 ff. et96pp:. Les feuill. prélim. contiennent les Acteurs, un extrait du privilège du Roi et la préface, mais non les placets. On reconnaît cette contrefaçon au fleuron du titre (une grande corbeille de fleurs) sur lequel le mot comédie est écrit comme die.

Molière, qui avait pris le parti de faire imprimer lui-même ses

1 60 fr. Bertin, 1854. — 79 fr. mar. vert, Duru, Giraud, 1855. — 250 fr. mar. vert, Chedeau. 1865. — 10 fr., non rel„ Huhlard, 1870. — 400 fr. mar. r., catalogue Aug. Fontaine, 1874, no 1639. — 500 fr. rnar. r. janséniste, Trautz-Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 1875.

2 35 fr. mar. r., Cape, Solar. 1860.

pièces dans l'espoir de s'opposer autant que possible aux tromperies des libraires de Paris, et à la concurrence des contrefaçons de province, a publié certainement lui-même plusieurs éditions de cette comédie, notamment la suivante :

Le Tartuffe, ou l'Imposteur, comédie, par J.-B. P. Molière. Paris, Claude Barbin, 1673, in-12 de 12 ff. prélim., y compris la fig., et 96 pp . *

Dernière édition, préparée par Molière ; elle est précédée de la préface et des placets au roi. On y trouve quelques variantes, et l'orthographe offre des différences notables ; par exemple, les v ne sont plus des u, ni les j des i. La figure est la même que celle de l'édition de 1669; mais, comme elle était usée par un tirage considérable, il a fallu la retoucher. Cette édition n'a paru qu'après la mort de Molière, car on lit au-dessous de l'ancien privilège, en date du 15 mars 1665 :

« Le privilège cy-dessus a esté cédé à Claude Barbin, suivant les actes passez pardevant notaire.

a Achevé d'imprimer le 15 may 1673. »

16. Amphitryon, comédie (3 a. etprol., v. 1., avec dédicace à Monsieur le Prince). Par J.-B. P. de Molière. Paris, JeanRibou, 1668, in-12 de 4 ff. prélim. et 88 pp.2

A la fin du privilège, daté du 20 février 1668 : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 5 mars 1668. » Cette édition originale offre beaucoup de variantes d'orthographe et de ponctuation, qu'on doit attribuer à l'auteur plutôt qu'à l'imprimeur. Ainsi, c'est Molière qui met à la rime genous, courrons, clous, pour rimer aux yeux.

Il y a eu sans doute plusieurs éditions ou tirages de cette comédie, qui eut tant de succès à la représentation.

Amphitryon, comédie, par J.-B. P. de Molière. Paris, Jean Ribou, 1668, in-12 de 83 pp.

Contrefaçon en plus petits caractères que l'édition originale. Deux autres contrefaçons sont signalées dans le Catalogue de M. Ch. Giraud :

Amphitryon, comédie. Sur l'imprimé à Paris, ÏQ69, in-123. « Edi-

1 46 fr. mar. r., Gruel, Giraud, 1855. — 400 fr. mar. r. doublé, Gruel, catalogue Aug. Fontaine, 1874, et 500 fr. mar. r. doublé de mar. bl. Trautz-Bauzonnet, même catalogue. —500 fr. mar. r. jans. Trautz-Bauzonnet, catal. Aug. Fontaine, 1875.

2 70 fr. Bertin, 1854.— 100 fr. mar. r., Cape, Giraud, 1855.— 250 fr. mar. vert, Solar, 1860. — 405 fr.mar. r., Trautz-Bauzonnet, Chedeau, 1865. — 680 fr. mar. r., Trautz-Bauzonnet, Germot, 1865. — 1,060 fr. mar. r., Cape, H. B***, 1873. — 1,500 fr. mar. r. doublé de mar. bl. Trautz-Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 1874. — 1,500 fr. mar. r. janséniste, Trautz-Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 1875.

3 18 fr. mar. r. fil. doublé de mar. bl., Gruel, Giraud, 1865.

tion assez laide, qui paraît avoir été exécutée en province, » dit le rédacteur du Catalogue.

Amphitryon, comédie. Sur l'imprimé à Paris chez Jean Ribou, 1670, pet. in-8'.

Contrefaçon qui doit avoir été faite à Rouen.

17. L'Avare, comédie (5 a. pr.). Par J.-B. P. Molière. Paris, Jean Ribou, 1669,in-12 de 2 ff. et 150 pp. (le dernier cahier G doit se terminer par un feuillet blanc qui ne compte pas dans la pagination) *.

Le privilège, daté du dernier jour de septembre 1668, est donné au sr de Molière, qui déclare céder et transporter son droit à Jean Ribou. On lit au-dessous cette mention : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 18 février 1669. » Le dernier acte est imprimé en caractères beaucoup plus petits que le reste de la pièce.

Dans un auteur tel que Molière, le moindre mot a de l'importance, une virgule même n'est pas indifférente. Ainsi on doit remarquer qu'il écrit nipes, poincts de Hongrie, taffetas-changeant, le molet, lut, vilanie, etc.

On ne saurait trop s'étonner que cette comédie ait été publiée sans dédicace et surtout sans préface.

Dans le fleuron qui figure sur le titre, on remarque l'initiale M.

L'Avare, comédie. Paris, Ribou, 1669, in-12 de 2 ff. et 128 pp. Contrefaçon en petits caractères.

18. George Dandin, ou le Mary confondu, comédie (3 a. pr.), par J.-B. P. de Molière. Paris, Jean Ribou, 1669, in-12, de 2 ff et 152 pp. (la dernière est chiffrée 155 par erreur) 2.

Le privilège est daté du dernier jour de septembre 1668. Les 4 derniers ff. sont imprimés en caractères plus petits. Le feuillet 65 est numéroté 59 ; il y a d'autres fautes dans la pagination ; par exemple, les pages 93 et 94 sont omises, et les pages 96 et 98 sont répétées ; la page 145 est chiffrée 147, et l'erreur continue jusqu'à l'avant-dernière page ; les signatures sont, du reste, régulières : A

1 66 fr. cuir de Russie, Bertin, 1854. — 520 fr. mar. r. Duru, Chedeau, 1865.

— 975 fr. (£ 39) mar. r. Duru, William Tite, Londres, 1874. — 1,500 fr. mar. r. doublé de mar. bl., Trautz-Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 1874, n° 1630.

— 1,500 fr. mar. r. jans., Trautz-Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 1875.

2 59 fr. Bertin, 1854. — 520 fr. mar. r.', Duru, Chedeau, 1865. — 1,110 fr. mar. r., Trautz-Bauzonnet , Huillard, 1870. — 1,500 fr. mar. r. doublé de mar. bl., Trautz-Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 1874, n° 1631. — 1,500 fr. mar. r. janséniste, Trautz-Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 1875.

à M par 6 ff ; N par 4 ff., outre les 2 ff. prélim. Il faut pourtant remarquer que les deuxièmes ff. des cahiers I et K sont signés iij. Le cahier N est imprimé en plus petits caractères que les autres. Cette édition indique à peine quelques-uns des jeux de scène qui sont si nombreux dans la pièce. Molière dit que M. et Mme de Sotenville sont en des habits de nuit, et non en déshabillé de nuit. Les pièces de Molière ont été, en général, si correctement imprimées la première fois, qu'on peut être sûr qu'il en surveillait lui-même avec soin la publication.

Il y a aussi une contrefaçon française de l'édition originale , en plus petits caractères, sans lieu d'impression et sans nom d'imprimeur ou de libraire, 1669, in-12 de 2 ff. et 92 pp.

19. Monsieur de Pourceaugnac , comédie (5 a. pr., avec des intermèdes), faite à Chambort pour le divertissement du Roy, par J.-B. P. Molière. Paris, Jean Ribou, 1670, in-12 de 4 ff. et 136 pp.1

A la fin du privilège, daté du 20 février 1670 et accordé à « Jean-Baptiste Pocquelin de Molière, l'un de nos comédiens », on lit : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 3 mars 1670. »

Réimprimé plusieurs fois du vivant de Molière, et en dernier lieu : Paris, CL Barbin, 1673, in-12 de 90 pp., non compris le titre2.

20. Le Bourgeois gentilhomme, comédie-balet (5 a. pr., avec intermèdes envers), faite à Chambort pour le divertissement du Roy, par J.-B. P. Molière. Et se vend pour VAutheur, à Paris, chez Pierre Le Monnier, 1671, in-12 de 2 ff . et 164 pp.3

Le privilège est daté du 31 décembre 1670 ; on lit au-dessous de ce privilège accordé à Molière lui-même : . « Achevé d'imprimer pour la première fois à Paris le 18 mars 1671. »

Il faut que Molière ait eu à se plaindre gravement de Jean Ribou, qui était son libraire accrédité depuis 1666, pour avoir fait vendre, pour l'Auteur, ses dernières comédies chez Pierre Le Monnier et Pierre Promé. On peut croire que ce nouveau mode de vente et ce changement de libraire ne furent pas favorables à Molière, car on ne réimprima le Bourgeois gentilhomme , les Fourberies de Scapin et les Femmes savantes, que peu de mois avant sa mort, lorsqu'il eut traité pour ses œuvres complètes avec Claude Barbin.

1 59 fr. Bertin, 1854. — 128 fr. mar. r., Duru, Giraud, 1855, revendu 250 fr., Solar, 1860, — 320 fr. demi-rel. v. f., Huillard, 1870. — 1,500 fr. mar. r. janséniste, Trautz-Bauzon.net, catalogue Aug. Fontaine, 1875.

2 40 fr. mar. bl. riches comp., Gruel, Giraud, 1865. — 250 fr. (£ 10) mar. r., Gruel, William Tite, Londres, 1874.

8 68 fr. Bertin, 1854. — 1,285 fr. mar. r., Lortic, Aguillon , 1870.

Cette comédie a été réimprimée , pour le compte de Molière : Paris, Claude Barbin, 1673, in-12 de 2 ff. et 139 pp. l

21. Psiché, tragédie-ballet, par J.-B. Molière (5 a.v., avec prol.). Et se vend pour VAutheur, à Paris, chez Pierre Le Marinier, 1671, in-12, de 2 ff. prélim., 90 pp. et 1 ff. pour le privilège 2.

Le programme de cette pièce, représentée pour la première fois sur le théâtre des Machines aux Tuileries , devant le roi , au mois de janvier 1671, parut d'abord sous ce titre : Psiché, tragi-comédie et ballet, dansé devant Sa Majesté, au mois de janvier 1671. Paris, Robert Ballard, 1671, in-4 de 44 pp., dont la dernière est blanche. Robert Ballard avait un privilège général et spécial pour l'impression de toutes les pièces en musique ; mais Molière ayant eu soin de se munir d'un privilège avant la représentation de Psyché, Robert Ballard ne put imprimer que le programme, avec les vers du ballet, par Quinault, et le premier intermède attribué à Lully.

L'édition originale in-12 porte au bas du privilège, en date du 31 décembre 1670, accordé à Jean-Baptiste Pocquelin de Molière, Vun des comédiens de Sa Majesté : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 6 octobre 1671. »

Molière obtint un privilège, à son nom, en date du 31 décembre 1670, et fit imprimer la pièce à ses frais, ce qui prouve qu'il avait désintéressé ses deux collaborateurs, Quinault et Pierre Corneille. L'Avis du libraire au lecteur, en tête de cette édition, lequel est certainement de Molière, donne à chacun la part qui lui appartient dans cette tragédie-ballet : « M. Quinault a fait les paroles qui s'y chantent en musique, à la réserve de la Plainte italienne. M. de Molière a dressé le plan de la pièce, et rêvé la disposition... Il n'y a que le prologue , le premier acte , la première scène du second , et la première du troisième , dont les vers soient de lui. M. Corneille a employé une quinzaine au reste. »

La date du privilège nous permet de supposer que Molière avait pris d'avance ses précautions pour éviter des obstacles et des contrariétés de la part des Ballard, qui avaient un privilège général pour Timpression des pièces en musique. La tragédie-ballet de Psyché fut réimprimée au moins quatre fois la même année. Il y a une autre édition qui ne fut publiée que deux mois après la mort de Molière, ce qui permet de croire qu'il en avait revu les épreuves : Paris, Cl. Barbin, 1673, in-12 de 2 ff. prélim., 90 pp. et i f. pour le privilège, à la fin duquel on lit : « Achevé d'imprimer le 12 avril 1673. » Il existe une contrefaçon de cette édition, faite sans doute en France : Sur l'imprimé à Paris, chez Claude Barbin, 1673, in-12 de 94 pp., sans extrait du privilège.-

1 30 fr. mar. r., Gruel, Giraud, 1855.

* 22 fr. Bertin, 1854. — 100 fr. mar. bl. Duru, Giraud, 1855.

22. Les Fourberies de Scapin, comédie (3 a. pr.) , par J.-B. P. Molière. Et se vend pour Vautheur, à Paris, chez Pierre Le Monnier, 1671, in-12 de 2 ff., y compris le titre, 123 pp. et 2 ff. non chiffrés pour la fin du privilège *.

On lit à la suite du privilège : « Achevé d'imprimer pour la première fois le 18e jour d'aoust 1671. »

Cette édition originale , que M. de Soleinne n'avait pu découvrir, se trouve actuellement à Paris dans plusieurs collections, notamment chez M. le baron James-E. de Rothschild, M. le comte de Lignerolle, M. le comte de Ruble, M. Bartoldi, etc.

C'était, il y a vingt ans, la plus rare des comédies de Molière, en édition originale. On attribuait alors cette rareté aux plaintes des amis et de la famille de Cyrano de Bergerac, qui accusaient l'auteur d'avoir pillé textuellement plusieurs scènes du Pédant joué.

23. Les Femmes sçavantes, comédie (5 a. v.), par J.-B. P. Molière. Et se vend pour l'Autheur, à Paris, au Palais et chez Pierre Promé, 1673, in-12 de 2 ff., y compris le titre et le privilège, et 92 pp. 2

Quelques exemplaires portent la date de 1672 et pourraient bien appartenir à un premier tirage de l'édition originale.

On lit, au-dessous du privilège daté du 21 décembre 1672 : « Achevé d'imprimer le 10 décembre 1672. » Cette édition, qui se vendait pour l'auteur, avait été imprimée, à ses frais et sous ses yeux, avec son orthographe : c'est en passant que nous remarquons qu'il écrivait : grédins et non gredins, ayman et non aimant, haies et non halles, rimeur de baie et non de balle, aversaire et non adversaire, Hauteuil et non Auteuil, etc.

Cette pièce, dont le privilège spécial avait été demandé et obtenu par l'auteur, nonobstant le privilège général pour l'impression de ses œuvres, en date du 18 mars 1671, parut sans dédicace et sans préface, un mois avant la mort de Molière, qui en avait certainement revu les épreuves. On peut supposer que cette première édition se vendit assez mal, puisque Pierre Trabouillet, qui en avait des exemplaires, les remit en vente, cinq ans plus. tard, avec un nouveau titre, portant son nom et son adresse, et daté de 1676.

1 71 fr. Bertin, 1854. — 125 fr. mar. or., Cape, Giraud, 1855. — 500 fr. mar. r. Cape, Solar, 1860. — 2,500 fr. mar. r. jans. Trautz-Bauzonnet , catalogue Aug. Fontaine, 1875.

2 99 fr. Bertin, 1854. — 185 fr. mar. vert, Duru, Giraud, 1855. — 270 fr. demirel., Solar, 1860. — 425 fr. vélin, Chedeau, 1865. — 650 fr. mar. r., Trautz- Bauzonnet, et 400 fr. mar. r., Thibaron, Germot, 1869. — 450 fr. veau, Danyau, 1872.— 2,500 fr. mar. r. jans., Trautz-Bauzonnet, catalogue Aug. Fontaine, 1875.

MOLIERESQUE. 21

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