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OU QUI LUI ONT ÉTÉ ADRESSÉES

1164. Lettre, en prose et en vers, attribuée a Molière, par Ludovic Lalanne.

Dans le t. V, p. 180, de la Cowespondance littéraire (Paris, Durand, 1860-1861, gr. in-8 à 2 col.).

Cette Lettre anonyme, sans date, adressée à M. le comte de Saint- Aignan, se trouve dans un des portefeuilles de la collection des Godefroy à la Bibliothèque de l'Institut; elle était attribuée, par Denis Godefroy, à l'abbé de Marigny ou à Molière. M. Ludovic Lalanne, dont l'opinion a toujours un grand poids dans la critique littéraire, fixe la date de ladite Lettre au mois de juin 1663, et penche à croire que Molière en serait réellement l'auteur.

1165. Lettre, sans signature, attribuée a Molière.

Cette Lettre, adressée au roi Louis XIV, et dont le fac-similé a paru dans VIsographie des hommes célèbres (Paris, Alex. Mesnier, 1828-30, 2 vol. in-4), est un brouillon, trouvé parmi les manuscrits de la Bibliothèque nationale. Son authenticité n'a pas été reconnue par les autographophiles ; cependant, après l'avoir comparée aux signatures autographes de Molière, que possède la même Bibliothèque, et que VIsographie a reproduite, on ne serait pas trop éloigné d'accepter comme authentique cette pièce qui a certaines analogies avec plusieurs de ces signatures. Mais cette attribution n'est plus possible, aujourd'hui que M. Lacour de la Pijardière a découvert dans les Archives départementales de l'Hérault un véritable autographe de Molière, daté de 1656. Au reste, les historiens de notre grand comique ont dédaigné de faire usage du brouillon de lettre que possède la Bibliothèque nationale.

Le Magasin pittoresque de 1845 a donné, sous toutes réserves, un fac-similé de cet autographe, qui serait le brouillon d'une recommandation de Molière, en faveur du fils de son médecin Mauvillain, lequel sollicitait, auprès du roi, un canonicat de la chapelle royale de Vincennes.

1166. Lettre de Chapelle a Molière.

Cette Lettre, en prose et en vers, sans date, mais qu'on doit placer sous l'année 1650 ou 1652, à cause des détails qu'elle contient sur l'hiver rigoureux, fut imprimée pour la première fois dans le t. V, p. 37 et suiv., du Recueil des plus belles pièces des Poètes françois,

tant anciens que modernes, depuis Villon jusqu'à M. de Benserade (publ. par Fontenelle). Paris, Claude Barbin, 1692, 5 vol. in-12. Elle a été reproduite depuis dans le t. V du Recueil des pièces galantes en prose et en vers de Madame la comtesse de La Suze et de monsieur Pellisson (Trévoux, 1741, 5 vol. in-12). La Monnoye n'avait pas négligé de la recueillir dans son Recueil de pièces choisies, tant en prose qu'en vers (la Haye, 1714, 2 vol. in-8, t. I, p. 73 et suiv.). On la trouve aussi dans les Œuvres de Chapelle et de Bachaumont, publiées par Lefebvre de Saint-Marc {Paris, Quillau, 1755, pet. in-12).

1167. Extrait d'une Lettre (en prose et en vers), écrite a Monsieur de Molière, par Chapelle.

Cette Lettre, sans date et ne renfermant aucun détail qui puisse en fournir une, a paru d'abord dans le t. V du Recueil des plus belles pièces des Poètes françois (Voy. l'article précédent) ; elle a été aussi réimprimée dans les Œuvres de Chapelle, et dans le t. V du Recueil des pièces galantes de Madame la comtesse de La Suze et de Pellisson.

1168. A Monsieur de Molière, Lettre de Dassoucy.

Cette Lettre, sans date, qui paraît avoir été écrite vers 1655, lorsque Coypeau Dassoucy rencontra Molière et sa troupe en Languedoc, se trouve dans les Poésies et lettres de M. d'Assoucy, contenant diverses pièces héroïques, satiriques et burlesques (Paris, Louis Chamhoudry, 1653, in-12).

1169. Lettre de Dassoucy a Molière, pour lui demander de mettre en musique une de ses pièces de machines.

Cette Lettre, sans date, se trouve imprimée dans un fascicule de 46 pages, numérotées 91 à 136, qu'on trouve relié quelquefois à la suite des Rimes redoublées de M. d'Assoucy (Paris, Cl. Nego, 1671, pet. in-12) et qui semble appartenir à un autre ouvrage inachevé. Les faits relatés dans cette Lettre permettent d'en fixer la date à l'année 1670.

On a lieu de s'étonner qu'aucune lettre de Molière n'ait été comprise dans les Correspondances de Pierre Corneille, de Boileau, de La Fontaine, etc.

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