Extrait d'une lettre du même au même, sur le même sujet
Namur, 29 mai 1809.
1 Réponse de M. Êloi Johanneau.
La Pierre du Diable, un de nos rares monuments celtiques de la Belgique, était autrefois isolée dans la plaine de Jambe. En 1737, olle fut
enclavée dans la cour d'une maison qu'on construisit à proximité, et s'y trouvait encore à l'époque où Vaugeois nous en donne la description.
« C'est, dit Vaugeois, une table de pierre calcaire grise et très dure, posée sur deux supports de même nature. Les supports paraissent aujourd'hui formés de quatre pierres, l'un d'un côté, deux de l'autre, parce qu'elles ont été cassées, ce qu'il est facile de voir à la direction des fentes qui divisent les fragments.
« La loge que ces pierres forme, est ouverte des deux bouts.
» La table a de longueur, 8 pieds 7 pouces de France; » de largeur, 6 pieds 7 pouces ; » d'épaisseur, 1 pied 9 pouces.
« Les supports ont :
» de longueur, 8 pieds;
» de hauteur, 5 pieds, 5 pouces;
» d'épaisseur, 2 pieds, 4 pouces.
» La table est inclinée au Nord-est. La direction dans la longueur et l'ouverture qu'elle forme avec ses supports sont du levant d'été au couchant. »
« La maison devant laquelle se trouve la pierre, appartient, depuis 4754, à un nommé Antoine Mougni, mort depuis peu. Il m'a appris qu'en applanissant le terrain, qui forme aujourd'hui la cour de la maison, à à deux ou trois pieds de profondeur, il a découvert, neuf à dix pierres presque aussi grandes que celles du dolmen, couchées et enterrées à environ vingt pieds de distance autour de ce monument. Il y avait donc aussi une enceinte qui aura été renversée par les premiers chrétiens.
« Mougni a creusé environ à six pieds de profondeur sous la loge dont il avait maçonné les deux bouts, pour en faire un caveau à mettre des bouteilles de vin. Il n'y a trouvé que du sable et quelques briques qu'il m'a dit être rouges et d'une pâte extrêmement fine. Il a trouvé aussi dans les fouilles qui lui ont fait découvrir les pierres de l'enceinte, une assez grande quantité de monnaies romaines en cuivre. Je me suis procuré ce qui était resté, après la mort d'Antoine Mougni, des médailles qu'il avait trouvées sous la Pierre du diable ou aux environs. Il y a un Vespasien, un Hadrien, un Élien et un Constantin. » — Acad. de Bruxelles.
De cette trouvaille ne peut-on pas tirer une induction contre l'opinion qui fixe au premier siècle l'apostolat de saint Materne dans nos contrées?
Il est certain, en effet, que saint Materne à prêché l'Évangile à Namur et dans les environs; que Tune de ses préoccupations d'apôlrc dut être d'éloigner les néophytes des autels sur lesquels auparavant ils sacrifiaient aux fausses divinités. Les monnaies trouvées à l'endroit ou était la pierre du diable, autel druidique, prouvent que cette pierre a été pour eux un objet de culte depuis Vcspasicn (l'an 69 de J.-C.) jusqu'à Constantin, c'est-à-dire jusqu'au IV« siècle, époque à laquelle les critiques les plus éclairées fixent l'apostolat de saint Materne en Belgique. Donc ce saint est venu évangéliser nos contrées non pas au premier siècle, mais au commencement du IVe siècle.
L'ancienne maison Mougni appartient actuellement aux enfants d'Alexandre Capelle; celui-ci a fait placer au-dessus de la porte unécusson aux armes de l'Autriche, qui ornait autrefois le bureau d'octroi sous le régime autrichien.
La Pierre du Diable elle-même n'existe plus: il y a quelques années, elle a été utilisée à la construction d'une grange contiguë à la maison sous-mentionnéc.
Sur la Pierre du Diable à Jambes, voy. Westendokp, De Duivelsteen te Namen, Extrait du Konst en Letler-bode, 4817, 2" d. M., 4S7; Schuermans, Bulletins des Commissions royales dArt et d'Archéologie, t. VIII, pp. 1-3S.
1405. — Du 20 décembre 1808. Le Maire de Namur, Vu l'arrêté de Monsieur le Préfet Légionnaire, Chevalier de l'Empire en date de ce jour, ... — (A la fin) : De l'imprimerie de Dieudonné Gérard, Marché de l'Ange à Namur.
ln-8°, de 51 pp. Règlement pour la perception de l'octroi municipal el de bienfaisance de la ville de Namur, suivi du cahier de charges, pour la mise en ferme pure et simple de cet octroi. — S. A.
Ce règlement fut réimprimé chez le même imprimeur, en 4811, in-i", de 40 pp. pour le règlement lui-même, et de 11 pp. pour le cahier de
charges.
Lorsqu'on 1814 les troupes des Hautes-Puissances firent leur entrée à Namur, l'octroi municipal de bienfaisance cessa d'y être perçu, mais on
reconnut bientôt l'indispensable nécessité do le remettre en activité. C'est ce que lit M. de Bruges, intendant du département de Sambrc-et- Meuse, de concert avec le conseil municipal de Namur. En conséquence, de nouveaux règlement et tarif furent adoptés et publiés sous le titre : Règlement pour L'octroi de ta ville de Namur, chez D. Gérard, à Namur, in-4°, de 20 pp. L'approbation du gouverneur général de la Belgique est datée de Bruxelles, 9 avril 1844.
11 existe sur les Anciens octrois de la ville de Namur une notice, publiée en 1846 par M. Dandoy, secrétaire communal. Voy cette année.
1406. — Thèses proposées à la discussion publique, pour obtenir le grade de Licencié en droit, Par Mr Félix Mathieu, de Namur, département de Sambre et Meuse. L'acte public sera soutenu Lundi 16 Janvier 1809, à trois heures et demie de relevée. -— Bruxelles, de V Imprimerie de la Faculté de Droit, rue Ducale, près du Grand Concert, N° 11. S. d. (1809).
ln-4°, de 41 pp. La première de ces thèses, la thèse de droit romain, est intitulée : De Testamento inojjicioso. Le testament inofficieux est celui par lequel les héritiers légitimes sont injustement déshérités ou passés sous silence. — Par qui la plainte en inofficiosité, quœrela inofjiciosi, peut-elle être intentée? Tel est l'objet de cette thèse.
La seconde traite de l'usufruit en général et des droits de l'usufruitier en particulier. Code Napoléon, liv. 2, lit. 3, chap. Ier.
La troisième a pour objet une question de droit administratif. D'après l'article 312 du Code civil, l'enfant conçu pendant le mariage a pour père le mari. En supposant que l'enfant fût adultérin, comme l'officier de l'état-civil n'est pas juge de la question d'état des personnes, il doit inscrire cet enfant au nom de l'époux, sauf à celui-ci à porter ses réclamations devant l'autorité judiciaire.
La quatrième thèse porte que l'art. 41), n° 5, du Code de procédure civile doit être interprété en ee sens, que les demandes en paiement, non seulement des loyers et fermages, mais eneore des autres charges imposées au fermier ou au locataire, sont exemptes du préliminaire de la conciliation. — S. A.
1407. — L'An de l'Incarnation de Jésus-Christ 1809, le 30 Avril, est décédée en son Château de Montigni, paroisse d'Hanret, munie des Sacremens de Notre Mère la Sainte Eglise, âgée de 76 ans, Mademoiselle Eléonore de Smakers de Mirwart en Ardennes, fille. — A Namur, chez F.-J. La fontaine. S. cl.
In-fol. piano, en plac. Lettre mortuaire de MI,e Eléonore de Smakers -S. A.
1408. — Cour d'appel de Liège. Mémoire pour Messieurs et Dames de Méan, défendeurs, contre le sieur Lejeune, demandeur. — S. cl.
ln-4°. Signé J.-J. Piret. — II. L.
1409. — Ofticia propria Sanctorum diœcesis et ecclesne cathedralis Namurcensis, sexta editio auctior et emendatior, juxta recentiora Indulta et Rescripta Apostolica in fine apposita, jussu RR. DD. Caroli-Francisci-Josephi (Pisani de la Gaude), Episcopi Namurcensis impressa. — Namurci, Apucl F.-J. Lafontaine, D. Episcopi typ. 1800.
In- 12°, de 408 pp. Voy. année 4670, n° 387. - S. A.
1410. — L'Ange conducteur dans la dévotion chrétienne
réduite en pratique, en faveur des âmes dévotes. — De l'Imprimerie de Dieudonné Gérard à Namur. 1809.
In-18°, de 7 ff.-388 pp. L'auteur de cet excellent livre de piété est Jacques Coret, jésuite, qui habita longtemps Namur.
L'approbation est datée du 1er octobre 4681.
Cet ouvrage a été souvent réimprimé; en 1838, l'imprimeur Wesmael- Legros, de Namur, en publia une nouvelle édition in-12°, de 403 pp., dont les 19 premières n. chiff. et une page d'approbation.
1411. — Essai sur ce qu'on appelle l'effet rétroactif des lois, par H. Blondeau(1809?).
Publié d'abord dans la Bibliothèque du Barreau (t. Il, p. 97); puis dans le Recueil général des lois et arrêtés de Sirey (1809, 11e part , p. 277); enfin dans la Tkémis (t. VII, pp. 247 et suiv.), cet essai a été traduit en allemand et publié, en 1810, a Dùsseldorf.
Il a servi de type à une foule d'écrits postérieurs sur la môme matière. Blondeau y applique très heureusement la doctrine utilitaire dont il était le zélé propagateur, et qui lui sert ici de critérium très ingénieux. Son point de départ est que la nouvelle loi doit respecter les attentes dont la destruction jetterait une perturbation trop profonde dans la société, attentes auxquelles il applique dès lors, tout naturellement, la dénomination connue des droits acquis. Merlin a commenté ce travail dans son Répertoire de la Jurisprudence, Vb0 Effet rétroactif, et lui a donné de grands éloges. Il ne s'en écarte que sur quelques points de détail. Annales de la Soc. archéol. de Namur, t. IV, p. 260.
1412. — Mémoire pour M. Charles-Alexandre de Gavre, Chambellan de Sa Majesté l'Impératrice de France et Reine d'Italie, Membre de la Légion d'Honneur, Chevalier de l'Ordre royal de Saint-Hubert de Bavière; contre M. Henri- Claude de Namur d'Elzée; aussi contre M. François-Joseph- Charles d'Argenteau-Mercy, Chambellan de Sa Majesté
l'Empereur des Français et Roi d'Italie. — (Paris), Porthmann, imprimeur ordinaire de S. /. et R. Madamk, rue Neuve des Petits-Champs, près le Ministère des Finances. S. d. (1809).
Jn-4°, de 47 pp. Signé Gendebien, Avocat.
La Coutume de Namur avait admis, relativement aux fiefs, des principes spéciaux qui n'avaient aucune analogie avec ceux reçus dans les provinces voisines. C'est ainsi que le relief (prestation de foi cl d'hommage du vassal envers le seigneur) était considéré comme tellement essentiel que, si le possesseur d'un fief négligeait cette formalité, il était frappé d'indignité, et considéré comme incapable de transmettre à ses héritiers le bien féodal qui passait, a l'instant même de son décès, au plus proche héritier ab intestat du dernier possesseur du fief.
Tel est le texte de l'article % de la Coutume de Namur qui a donné lieu à une grave contestation concernant la terre de Tongrenelle, entre d'Elzée, d'une part, de Gavre, Mercy-d'Argenteau et autres, d'autre part. Le tribunal de Namur, par jugement du °23 juin 1800, la cour de Liège, par arrêt du 8 décembre 1810, et enfin la cour de cassation, par sa décision du 8 janvier 1842, ont déclaré que l'obligation de faire relief sous la peine comminée par l'article 95, est applicable aux dispositions testamentaires comme aux successions ab intestat; qu'elle concerne le légataire particulier comme l'héritier féodal; qu'en conséquence, si le légataire n'a pas fait relief pendant sa vie, l'héritier du précédent possesseur du fief est investi de la propriété de l'immeuble sans que l'héritier légal, ni l'héritier testamentaire du légataire déchu puissent y réclamer le moindre droit. Lelièvre, Questions de droit concernant la Coutume de Namur, p. 367.
Exposé de la contestation. Le comte d'Harscamps était propriétaire de la terre de Tongrenelle, fief relevant du comté et château de Namur. Il avait obtenu du souverain comme comte de Namur, la permission d'en disposer par acte testamentaire. En conséquence, il légua l'usufruit de cette propriété à son épouse Isabelle Brunelle et la propriété au eomte Mercy-Argenteau. Il mourut en mai 1794. Le 25 août suivant le comte Mercy-Argenteau vint aussi à mourir, après avoir, par testament du
(> mars do la môme année institué son parent d'Argenteau-Mercy pour son héritier universel. Ignorant le legs du eomte d'Harseamps, il n'avait pas demandé l'octroi nécessaire pour disposer du fief de Tongrenclle, et naturellement le testament ne contenait aucune disposition relalivc à ce fief.
La veuve d'Harseamps jouit de la lerre de Tongrenelle à titre d'usufruit, jusqu'au 18 floréal an XIII (H mai 4805), date de sa mort.
De Namur d'EIzée, s'appuyant sur l'article 95 de la Coutume de Namur, prétendit que cette lerre lui appartenait, comme étant le plus proche héritier ab intestat du dernier possesseur du fief, vu que le comte Mercy-Argenteau était mort sans en avoir fait relief.
D'Argenteau-Mercy la réclamait en vertu de la disposition à litre universel faite en sa faveur par le testament du comte de Mcrcy- Argcntcau., du 6 mars 1794.
Le comte de Gavre soutenait contre de Namur d'EIzée que le legs du comte d'Harseamps en faveur de Mercy-Argentcau étant caduc n'a pas pu, à cause de cette caducité, retournera l'héritier ab intestat, mais qu'il est resté dans la succession du comte d'Harseamps.
Et contre d'Argcnteau-Mercy il soutenait qu'il n'a pas été disposé de cette terre en sa faveur, par le testament du 6 mars 1794; qu'en tout cas, cette disposition était nulle et inopérante, vu qu'elle n'a pas été appuyée d'un congé de tester, émané du comte de Namur.
L'objet du mémoire ci-dessus est d'établir que le comte de Gavre est bien fondé contre l'un et l'autre de ses adversaires. — S. A.
Au procès se rapportent les pièces suivantes :
1. Mémoire à consulter (en faveur de Namur d'EIzée). Liège, S. Dauvrain. S. d. ln-4°, de \± pp. Signé Douxchamps, Du pré, Lelièvre, Delaittre et Dubois. — S. A.
2. Réponse pour de Namur d'EIzée ou Résumé succinct de M. le comte de Gavre. S. I. n. d. ln-4°, de 7 pp. Signé Verdbois, Lelièvre, Delaittre et Géradon. — S. A.
Aux mémoires qui précèdent il faut ajouter : a) Note dans la cause de M. d'EIzée contre M. de Gavre; b) Exposés A. B. C. D. E. F. G. et H. jusqu'à S. (sans pagination). État des actes reposant au greffe du tribunal de première instance à Namur, département de
Sambre-et- Meuse, opérés par ou pardevant le souverain baillage du et devant pays et comté de Namur depuis la seconde entrée des Français dans ce pays. — S. A.
3. Mémoire pour M. Charles- Alexandre Régis, comte de Gavre, demeurant à Versailles, demandeur d'intervention en première instance et intimé en seconde, contre M. François- Joseph- Charles, comte tf Argenteau- Mercy, domicilié à Liège, défendeur en première instance et appelant en seconde, du jugement rendu par le tribunal civil de première instance, séant à Namur, le 23 juin 1809. Liège, T. Teichmann. ln-4°. Signé Gendebien. — S. A. — U. I..
4. Mémoire pour M. Charles- Alexandre Régis, comte de Gavre, demeurant à Versailles, défendeur en première instance et appelant en seconde, du jugement rendu par le tribunal civil de première instance, séant à Namur, le 23 juin 1809, contre M. Henri- Claude de Namur d'Elzée, propriétaire, demeurant à Dhuy, demandeur en première instance et intimé en seconde. Liège, T. Teichmann. 1810. ln-4°, de 44 pp. Signé Gendebien, Warzée, père, Wasscige, Raikem, K.-N.-J. Warzée, avoué licencié. — S. A. — U. L.
5. Mémoire à consulter avec des consultations pour M. Charles- Alexandre Régis, comte de Gavre, contre M. Henri-Claude de Namur d'Elzée. Liège, T. Teichmann. 1810. ln-4°, de 37 pp. Signé Lestieur. — S. A. — 11. L.
H. Réfutation des motifs du jugement rendu par le tribunal civil de première instance du premier arrondissement du département de Sambre-et- Meuse, le 23 juin 1809, au préjudice de M. Charles- Alexandre Régis, comte de Gavre; contre M. Henri- Claude de Namur d'Elzée, propriétaire. Liège, T. Teichmann. In-4°, de 62 pp. Signé Gendebien, Warzée, père, Wasseige, Raikem, F.-N.-J. Warzée. - S. A.
7. Résumé succinct de la cause d'entre M. le comte de Gavre, appelant, et M. de Namur d'Elzée, intimé. Liège, T. Teichmann. ln-4°, de 7 pp. Signé : les mêmes que les précédents. — S. A.
8. Cour impériale de Liège. M. le comte tf Argenteau- M ercy, Chambellan de S. M. l'Empereur des Français, défendeur appelant, contre M. Henri-Claude de Namur d'Elzée, demandeur intimé, et contre M. le comte Charles- Alexandre-Régis de Gavre, Chambellan
de S. M. l'Impératrice de France, demandeur et appelant. Liège, S. Dauvrain. 1810. In-4°, de 38 pp. Signé G.-J. Giblot et H.-L. Roly, J. C. — S. A. — U. L.
9. Mémoire additionnel avec pièce justificative, n°3, pour Monsieur le comte d'Argenteau-Mercy contre Messieurs d'Elzée et de Gavre. Liège, Dessain, 1810. In-4°, de 10 pp. — S. A.
10. Mémoire pour M. de Namur d'Elzée, contre M. d Argenteou- Mercy. Liège, S. Dauvrain. ln-4°, de 19 pp. Signé Delaittre, Lelièvre, Géradon et Verdbois. — S. A. — U. L.
11. Mémoire pour Mr. de Namur d'Elzée, propriétaire, domicilié à Dkuy, intimé, contre Mr. le comte de Gavre, appelant, sur les questions de faits et articles, posés en première instance par ce dernier. Namur, Dieudonné Gérard. 1810. ln-4°, de 13 pp. Signé Géradon, Vcrdbois, Delaittre et Lelièvre. — Ce mémoire fut suivi d'un autre des mêmes avocats, en faveur de M. de Namur d'Elzée contre M. de Gavre. Namur, Dieudonné Gérard. ln-4°, de 30 pp. — S. A.
12. Mémoire pour Mr. de Namur d'Elzée, contre Mr. d'A rgenleau- Mercy. Namur, Dieudonné Gérard. 1810. ln-4°, de 59 pp. Mômes auteurs que ceux des mémoires précédents. — S. A.
13. Mémoire à consulter et consultation sur la question de savoir si l'article 102 de la Coutume de Namur, qui défend de disposer par testament d'un bien féodal, sans en avoir obtenu l'agrément du comte de Namur, a dû recevoir son exécution postérieurement aux décrets des 9 et 11 mars 1793, qui ont prononcé la réunion du pays de Namur à la République française. S. 1., Testu et Cie, imprimeur. 1810. In-4°, de 19 pp. — S. A.
14. Mémoire pour M. Henri-Claude de Namur d'Elzée, en la cause qu'il soutient pardevant la cour d'appel de Liège, contre M. Charles-Alexandre- Régis, comte de Gavre. Namur, Dieudonné Gérard. Novembre 1810. ïn-4°. de 37 pp. Par Géradon, Vcrdbois, Delaittre et Lelièvre. — S. A.
15. Précis des moyens et applicat de pièces pour M. de Namur d'Elzée, contre MM. les comtes de Gavre et d'Argenteau-Mercy. Namur, D. Gérard. Novembre 1810. In-4°, de °22 pp. Signé Géradon, Vcrdbois, Delaittre et Lelièvre. — S. A. — U. L.
16. Précis pour la réplique de M. de Gavre contre M. d'Argenteau-
Mercy. Liège, T. Teichmann. In-4°, de 11 pp. Signé Gendebieu, Varzée, père, Wasseige et Raikem. — S. A. — U. L.
17. Arrêt rendu en faveur de M. de Namur d'Elzée, par la cour impériale de Liège, le 8 Décembre 1810, et attaqué en cassation par M. le comte tf Argenteau- Mercy et par M. le comte de Gavre. S. 1. Imprimerie de Le Normant. In--4°, de 19 pp. — S. A.
La eour de eassation, comme nous l'avons dit déjà, par arrêt du 8 janvier 1812, rejeta le pourvoi des comtes de Gavre et d'Argentcau- Mercy; en sorte que le résultat de cette contestation a été pour la famille d'Elzée l'adjudication de la ferme de Tongrenelle.
La famille de Bcaufort ayant ensuite réclamé ce fief, en vertu d'une disposition du testament du comte d'Harscamps, de Namur d'Elzée lit de nouveau consacrer, en 1819, par la cour d'appel de Liège, et, en 1820, par la cour de cassation de la même ville, les principes développes dans le jugement du -23 juin 1809 relativement à l'interprétation de l'article 95 du statut namurois. Il fui, en outre, décidé qu'il ne fallait pas envisager le legs fait a Mercy-d'Argentcau comme caduc, et le bien légué comme s'etant retrouvé dans la succession d'Harscamps, mais qu'il s'agissait d'une véritable indignité, prononcée contre le légataire qui avait manqué à ses devoirs de vassal, indignité dont la Coutume avait réglé les conséquences, et par suite la clause du testament de M. d'Harscamps en faveur de M. de Beaufort était sans application à cette hypothèse. Lelièvre, Questions de droit concernant la Coutume de Namur, p. 378.
Le second jugement intervenu en cette circonstance décide qu'aux termes de l'article 102 de la Coutume de Namur, le possesseur d'un lief ne pouvait en disposer par testament, au préjudice de son plus proche héritier par intestat, sans avoir obtenu l'octroi du prince autorisant le legs.
« Considérant, dit finalement le jugement, que de tout ce qui vient d'être dit, il résulte que feu M. Mercy-d'Argenteau n'ayant pas obtenu d'octroi pour disposer de ses fiefs en Belgique, et notamment de celui dont il s'agit, M. d'Argenteau-d'Ochain ne peut réclamer la partie féodale de la terre de Totigrenclle, en vertu du testament qui l'appelle à la succession dudit sieur de Mercy-d'Argenteau. »
Le jugement rendu le 23 juin 1809, par le tribunal de Namur, rédigé par l'avocat Lelièvre, Xavier-Ghislain, esl rappelé textuellement par
Merlin, Questions de droit, Vbo Féodalité, § 5, et par Xavier Lelièvre, fils du précédent, Questions de droit concernant ta Coutume de Namur, pp. 398-378. Se trouve aussi reproduit in- extenso, ibid., pp. 279-382, le second jugement rendu, en 1819, en faveur de Namur d'EIzéc, contre de Bcaufort. Voy. cette année.
1413. — Tableau historique des malheurs de la substitution, par M. d'Aché. — A Voroux-Goreux, chez l'auteur (1809-1812).
In-8°, 6 volumes, de 434, 388, 399, 368, 416, 342 pp. Les deux premières feuilles du 7° vol. ont été aussi imprimées.
L'auteur, Pierre-Joseph Dachet né à Namur, le 17 janvier 1748, mourut à Paris vers 1820. Il avait à Voroux-Goreux une imprimerie particulière, ne se prétendait rien moins que frère aîné de Louis XVI, et revendiquait par conséquent le trône de France. (Voy. plus loin 4817). Enlr'autres folies qu'il raconte, on voit qu'il croyait ne pas avoir reçu le baptême et qu'il sollicita plusieurs curés de le lui conférer. Puis il raconte son mariage avec sa nièce, tille de Louis XVI, etc., etc.
La bibliothèque nationale à Paris possède un exemplaire de ce livre, auquel est joint un procès-verbal constatant que toute l'édition a été délruite par ordre de la censure impériale, sauf le dit exemplaire. Cependant il est certain qu'il en existe cinq exemplaires. Voy. sur ce livre un article de M. Beuchot, dans la Bibliographie de France, n° 2577, \e Bulletin de Techener 1842, p. 77 et Querard, Supercheries, t. 11, col. 938. — X. T. (Bibliographie Liégeoise, 2e éd.)
1414. — Le Satyrique, Comédie en trois actes et en vers. Par Mr B.
Le Misanthrope amer, le Dévot emporté, Destructeurs ou tirans (sic) de la société, Prennent pour la vertu l'humeur ou la colère. Gaillard, Mélanges Littéraires.
— A Namur, Chez F.-J. Lafontaine, Imprimeur, 1809.
ïn-8°, de 1V-112 pp,, compris 2 pp. d'errata, plus °2 fl'. de musique.
Épître dédicatoire à S. Ex. le grand juge Ministre de la Justice criminelle du département de Sambre-et-Meuse, Légionnaire, Chevalier de l'Empire.
Balardelle, qui fut d'abord juge à Bruxelles, est donc l'auteur de cette comédie. Il le dit positivement dans son épître dédicatoire, qui paraît avoir été intercalée après coup dans l'exemplaire que possède la Société archéologique de Namur.
« Cette production dramatique, dit le Journal de Paris, qui n'a jamais été soumise à l'épreuve du parterre, mais qui est imprimée, m'a clé remise par un ami de l'auteur; je l'ai lue avec la prévention qu'excile naturellement une comédie dénuée de la sanction des artistes, ou si Ton veut du sceau de la représentation, et je dois l'avouer, chaque page a désarmé mon humeur critique.
« D'abord le personnage principal m'a paru avoir trop de ressemblance avec le Misanthrope, ensuite j'ai compris qu'il avait été impossible de donner à l'un une physionomie totalement différente de l'autre, en ce que la misanthropie et la satyre proviennent de l'indisposition que nous donnent contre l'espèce humaine, les vices de la Société et les atteintes que nous avons pu en recevoir.
« Notre satyrique (Alcimon) a eu de grands motifs pour se ranger du parti deJuvénal; dépouillé d'un précieux dépôt, d'une place honorable, et dénoncé par un magistrat, trahi par tous ses amis, outragé par l'infidélité de sa compagne légitime, ensuite esclave à Tripoli par suite des persécutions qu'il a voulu fuir, et finalement de retour parmi ses compatriotes plus corrompus que jamais, il ne voit, autour de lui, que fripons, intrigants, perfides, séducteurs, barbares et gens processifs; car un procès indécis a rompu depuis longtemps, entre lui et Vaiancour, les liens qu'avaient formés l'estime et l'amilié la plus tendre.
» Aussi Boileau est-il l'oracle d' Alcimon; il en nourrit son aigreur contre le genre humain, et, après avoir lu, en paraissant sur la scène :
» De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, * Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme. »
« Il renchérit en s'écriant :
» A votre avis, au mien, l'homme est fourbe, pervers, » Son humeur est bizarre;
» Il est tout à la fois dissipateur, avare, « Débauché, libertin, indiscret, médisant, » Menteur, vindicatif, ingrat et malfaisant. »
« Cependant il n'est pas brouillé avec la totalité du genre humain : il a un ami dans Wilson, qui, après avoir partagé le même esclavage, a sauvé la vie à Alcimon. Celui-ci traite son libérateur avec la tendresse la plus sauvage et la plus brusque, manières qui rappellent parfois le bourru bienfaisant. Wilson, entaché de fanatisme, ne voit dans cette rudesse que l'effet d'un destin inévitable ; il se résigne môme, par respect pour la même loi, à épouser Pauline, fille d' Alcimon, et cela pour se conformer au vœu de ce père, très insouciant sur le goût de Pauline, qui aime Auguste, fils de Valancour, adversaire iï Alcimon.
» Heureusement, Marton pourvue de tous les expédients d'une soubrette espiègle et line, obtient d' Alcimon pour Pauline son maître de musique et son maître de danse.
» Le premier c'est Auguste, qui se prête au déguisement avec la répugnance d'un cœur vraiment honnête, et qui ne trouve d'excuse que dans la pureté de ses intentions.
» Le second est un gentilhomme gascon à 36 carats (M. Flic-Flac) qui se prend de belle façon pour la fortune de son élève, et qui débite d'intarissables jactances sur ses talents, sa tournure et ses triomphes amoureux.
» Réduit à éviter l'escalier, pour ne pas rencontrer son rival d'humeur chevaleresque, notre héros de Garonne prend le chemin le moins frayé, il s'enfuit par la fenêtre; mais avant d'y sauter, il dit pour compenser sa poltronnerie :
» Je connais ce passage,
» L'homme à bonne fortune, en fait souvent usage. »
Le rôle de ce faquin, qui a plus d'un Sosie dans la capitale, est très gai, très plaisamment ridicule, et contraste parfaitement avec les mœurs cL la modestie d'Auguste, modèle des amans délicats.
« En général l'auteur montre l'entente de la scène, par la charpente bien ordonnée de la pièce, et par la distribution de ses personnages; sa versilicalion est narrée, sa louche est vigoureuse et son comique,
souvent prononcé, esl secondé par ce tour heureux «ri distingue les
nièces du bon répertoire.
te dénouement du SatiriW est surtout remarquable par la scène qui se prépare : la suivante conseille à Pauline de se laisser enlever par 2£i .les deux amans opposent | ce proiet la »-^ " eatesses .es plus déliantes et les mieux ^™<>c- "'.^ derrière un paravent où le savait Marton, est s, pénètre de la p.éte de
sa fille et des sent.mons d'honneur à' Auguste, que, soudain, .consent , unir. Le noeud se forme, le procès est éteint ; WUson, mdhonnauc
(à nnsu de tout le monde) enrichit les époux; les torts de I espèce
humaine s'effacent, et la fatalité fait place au libre arbfire. . On doit rcgretler que l'auteur du Satirique n a.t pas produit celle
pièce au théâtre : jouée par des bons acteurs, elle aurait en du sueees et
article" aui précède est reproduit dans le Mémorial adninistralif n" 44, pp. 439 et 440. - S. A. — B. K.
Utë - Mandements, Ordonnances, Lettres, pastorales ou circulaires de Mgr Pisani de la Gaude, évêque de Namur. - Chez F.-J. Lafontaine, Imprimeur de M. l'Êvêque. 1809.
I. 7 mai 1809. Mandement pour ordonner un Te Deum, ou action de qrâces des victoires remportées par S- M. 1. et R, le 19, 20, 21 22 et 23 avril 1809, sur tes armées Autrichiennes a Tann, Eckmuhl et Ratisbonne; suivi dedeux lettres, l'une de Napoléon écrite du camp impérial de Ratisbonne, le 25 avril 1809. l'autre de Bigot de Prcamenen, ministre des cubes, datée de Paris, 8 mai 1809, adressées tontes les deux à l'évèque de Namur, lui demandant des prières d action degrâces à Pieu, au sujet des victoires susdites. In-4«, de I pp. S». A. Dans sa lettre, le ministre des cubes s'exprime ains, : « Ces! la paix violée contre la foi des traités, que l'empereur vient de venger avec la rapidité de la foudre; c'est la paix qu'il veut et qu'il saura établir cl fixer entre les nations malgré les ennemis de l'humanité, vous n eûtes jamais une plus grande occasion de faire éclater les senl.mcnls de
reconnaissance envers le Tout-Puissant, qui n'a pas cessé un moment de protéger notre Auguste Souverain pour qu'il accomplisse ses grandes destinées, qui lui donne une force presque surnaturelle, pour qu'au milieu de ses immenses travaux il demeure infatigable, qui guide tous ses pas avec le flambeau du génie, qui le couvre de son égide dans cette longue suite do triomphes, dont chacun semblait être le dernier terme de la gloire. »
2. 24 mai 1809. Mandement pour ordonner un Te Deum, en action de grâces de rentrée de l'armée française dans la capitale de, l'Autriche, le 13 mai 1809; suivi d'une lettre de Napoléon à l'évèque de Namur pour lui demander des prières au sujet de cet événement, lettre écrite de Schoenbrunn, le 13 mai 1809. In-4°, de 4 pp. — S. A.
3. 6 juin 1809. Mandement pour solliciter des secours en faveur du rachat de l'église de Saint- Hubert, en Ardennes. In- 4°, de 18 pp. - S. A.
Ce mandement est accompagné des quatre pièces suivantes ayant trait au même sujet :
1. Lettre de l'évèque de Gand à ses curés, datée du 6 juillet 1807, en flamand, avec traduction française (pp. 9, 10).
2. Littera Episcopi Aquisgranensis ad suos parochos. Aix-la-Chapelle, le A novembre 1807 (pp. 11, 12);
3. Lettre de M. VÉvêque de Namur à MM. les propriétaires réunis à ..., le 3 novembre, fête de saint Hubert, pour la grande chasse. Namur, 28 octobre 1808 (pp. 13-17);
4. Lettre des Vicaires généraux de Matines aux curés de ce diocèse. Malines, 30 janvier 1809 (pp. 17, 18).
Le 19 vendémiaire an VI (10 octobre 1797), il fut procédé à la vente des biens du monastère de Saint-Hubert. L'abbaye, y compris l'église, le parc contenant 131 journaux, trois jardins et le quartier dit des Aumôniers, fut adjugée au prix de 270,100 francs, à Thomas Gillet pour le compte de Jean-Barthélemy Lecouteulx-Canteleu, membre du Conseil des Anciens, demeurant à Paris.
Le 20 mars 1807, Lecouteulx revendit l'église et l'abbaye à Pierre Boiques, propriétaire à Paris, par acte passé devant Tarbé et Delaroche, notaires, de résidence en cette ville.
« En 1808, dit M. Mouzon, un certain Parmentier, fondé de pouvoir du
sieur Boiques, escorté de 40 a 50 démolisseurs qu'il avait ramassés dans les rues de Bruxelles, arrive à Saint-Hubert, pour ruiner l'église, et en vendre les débris. Ces vandales vont escalader les toitures, y porter le premier coup de marteau, lorsque deux hommes généreux, MM. Zoude et Doutreloux, qui, tantôt par menaces, tantôt par des propositions d'achat, avaient tenu suspendu pendant dix à douze jours le bras démolisseur prêt à frapper, font, à une heure de la nuit, à leurs risques et périls, l'acte de rachat, qui est soumis le lendemain aux notables réunis dans l'église. Mais on trouve le prix trop élevé, et l'on se sépare sans rien conclure. Enlin, une nouvelle convocation a lieu chez M. Joseph Lambin, et huit notables, associant leur générosité à celle de leurs amis, conviennent du prix modique de 35,000 francs pour le rachat d'un temple qui a coûté des millions ! L'acte passé le 7 juin 1808, par le notaire Dchez, est signé des dix notables qui suivent :
« 1° MM. Léopold-Joseph Zoude, qui fut plus tard membre de la Chambre des représentants; 2° Louis-André Doutreloux. receveur de l'enregistrement et des domaines; 3° Dom Isidore Bauwens, ancien religieux de l'abbaye et trésorier de l'église; 4° Joseph Lambin, juge de paix; 5° Jacques Pirotte, négociant; 6° Jean- lia ptiste Bouillon, officier de santé; 7° Louis Dufour, percepteur des contributions; 8° Augustin Lambin, père, aubergiste; 9° Nicolas Char lier, père, négociant et 10° Henri Char lier, iils.
« L'ne députation est aussitôt envoyée a Monseigneur Pisani de la Gaude, évèque de Namur, pour l'appeler en aide aux acquéreurs. Le digne prélat, dans un mandement du 6 janvier (lisez juin) 1809, et sous son influence, les évèques de Gand, d'Aix-la-Chapelle, et le Chapitre métropolitain de Malines, ordonnent des collectes dans toutes les églises de leurs diocèses respectifs, et l'impression produite sur les fidèles par ces divers mandements est telle que l'on parvient à recueillir, non seulement la somme nécessaire pour couvrir le prix d'achat, mais encore un excédent suffisant pour rendre l'édifice propre à la célébration du culte.
« Enfin, par un dernier acte authentique reçu le 1er août 1809, par le même notaire Dehez, les dix acquéreurs déclarent formellement que tout le prix d'achat soldé au vendeur Boiques provient des collectes précitées, et qu'ils renoncent en conséquence à tout droit de propriété sur l'église abbatiale. » F.- A. Mouzon, Précis de l'histoire chronique de l'Abbaye de Saint- Hubert en Ardenne. Liège, 1848, in-80, pp. 89-91.
4. 1er juillet 1809. Lettre circulaire à MM. les curés de cantons du diocèse de Namur. In-4°, de 2 pp. -- S. A.
Le prélat invite les curés primaires : 1° A lui faire connaître ceux d'entre les desservants qui manquent de presbytère, et s'il est dans leur paroisse une maison qu'on puisse acquérir pour les loger, à en dire le prix, la situation, la convenance, etc.;
2° A le renseigner sur la dépense annuelle qu'exige le service religieux de chaque succursale de leurs cantons, et sur les ressources dont elle peut disposer actuellement pour le même objet;
3° A viser et arrêter le plus tôt possible les comptes des fabriques internes, comptes qui doivent être rendus en deux articles, recettes et dépenses, avec mention du produit des pourchats et des dons faits en l'honneur de la sainte Vierge ou du patron de la paroisse.
5. 24 juillet 1809. Mandement pour ordonner un Te Deum, en action de grâces des victoires remportées par les armées françaises à Enzersdorf et Wagram, les 5 et 6 juillet 1809. In -4°, de 5 pp. - S.A.
Enzersdorf est un village d'Autriche, à 13 kilomètres à l'E. de Vienne, sur la rive gauche du Danube, en face de l'île Lobeau; population 800 habitants. Il fut pris et brûlé par les Français, le 5 juillet 1809, premier jour de la bataille de Wagram.
Wagram est un village de la Basse-Autriche, à 10 kilomètres N.-E. de Vienne, population 500 habitants. Napoléon y remporta, sur l'archiduc Charles une victoire décisive, le 5 et le 6 juillet 1809. L'empereur d'Autriche implora de nouveau la paix. Elle lui fut accordée, mais à des conditions onéreuses : la France s'empara de l'Illyrie, de l'Istrie, de la Dalmatie, du Frioul, de la Croatie, de la Carniole et de plusieurs autres provinces situées sur la côte orientale de la mer Adriatique.
6. Marche, 22 août 1809. Lettre circulaire à MM. les curés et desservants du diocèse de Namur* suivie d'une lettre de Bigot de Preameneu, datée de Paris, 17 août 1809. In-4°, de 2 pp. — S. A.
La lettre du ministre des cultes fait ressortir les motifs qui doivent porter tous les habitants de la Belgique à prendre les armes contre l'ennemi commun, dont les efforts redoublent pour empêcher la conclu-
sion do la paix avec le continent. Partageant ces sentiments, Févèquo exhorte son cierge à donner aux fidèles des instructions convenables sur les devoirs que la religion commande, lorsqu'il s'agit de défendre son prince et sa patrie.
T. 18 novembre 1809. Mandement pour ordonner un Te Deum, au sujet de la cessation de la guerre contre l'empereur d'Autriche, terminée par le traite du 14 octobre 1809, passé a Schoenbrunn. In-4°, de 4 pp. — S. A.
1416. — Lettre de Corneille Stevens, autrefois Vicaire général de Namur. — S. /.
In-8°, de 12 pp. Cette lettre, datée du 6 novembre 1809, fut écrite à propos des affaires d'Italie.
Le pape Pie Vil avait refuse d'entrer dans la ligue continentale contre les Anglais. Napoléon, pour le punir de ce refus, annexa au royaume d'Italie les provinces d'Urbin, d'Aneône et de Macerata, par décret du 2 avril 1808; par celui du 17 mai 1808, il réunit les États romains à l'empire français. Le (3 juillet suivant, Le pape, fait prisonnier à Rome, est arraché de sa capitale et conduit à Grenoble (France), de là à Savone (Italie), à 38 kilomètres S.-0. de Gênes, où il subit une captivité de trois ans et demi.
C'est contre ces violences sacrilèges que Stevens s'élève avec force, en même temps qu'il desapprouve le Te Deum ordonné pour célébrer la paix conclue entre la France et l'Autriche. On avait chanté tant de fois le Te Deum en 1808 et en 1809, au sujet des victoires de Napoléon, que Stevens craignait qu'un si fréquent usage de l'hymne de saint Ambroise ne devînt une profanation, et que ce ne fût, de la part de l'empereur, un moyen astucieux de faire approuver par le clergé l'invasion des États pontificaux. — U. L.
1417. — Discours de M. le Chevalier de Stassart, Auditeur au Conseil d'État, Sous-Préfet d'Orange. — S. /. (1809).
Discours prononcés :
t. — A la distribution de prix faite aux élèves des Dames de la
Congrégation du Saint- Enfant Jésus, a Orange, le 6 septembre 1809. In-8°, de 3 pp. - S. A.
2. — A la distribution de prix fuite au collège de Bollène, le
21 septembre 1809. In-8°, do 3 pp. — S. A.
3. — A Sainte -Cécile, le 1 1 octobre 1809, en remettant à la famille Couston l'étoile (V honneur dont avait été décoré Alexis Couston, sergent-major au 12e régiment d'infanterie de ligne, tué en Espagne, a l'âge de 42 ans. In-8°, de 2 pp. — S. A.
L — Le 19 octobre 1809, à l'ouverture du collège d'Orange. In-8°, de 3 pp. - S. A.
5. — Le 2 décembre 1809, pur anniversaire du couronnement de Napoléon, à la cérémonie du mariage des époux dotés par la ville d'Orange. In-8°, de 2 pp. — S. A. — Acad. de Bruxelles. — De Stassart, Œuvres complètes, pp. 778-781.
1418. — Mémorial administratif et Journal d'Annonces. N° 1. Namur, le 1er octobre 1809. — De V Imprimerie de Dieudonné Gérard à Namur.
In-8°. Les années 1809 et 1810, de 700 pp.; l'année 1811, d'environ 800 pp.; l'année 1812, depuis le 1er janvier jusqu'au 13 février suivant, 84 pp. En tout : 124 numéros.
Avant d'entreprendre la publication de son Mémorial, l'imprimeur Gérard en avait fait l'annonce par l'écrit suivant : Prospectus d'une feuille publique qui sera intitulée : Mémorial administratif et Journal d'annonces du département de Sambre et Meuse. Autorisée par S. E. le Sénateur, Ministre de la Police Générale (1809). In-8°, de 3 pp.
« Sans nous occuper, disait l'éditeur, sous aucun rapport, de la politique ni des nouvelles, cette feuille n'offrira qu'un recueil des dispositions administratives et des annonces publiées qui intéresseraient plus particulièrement le département de Sambre et Meuse; d'un côté, résolutions ministérielles ou arrêtés que les autorités désireront livrera l'impression pour faire connaître aux administrés leurs obligations; d'un autre, ventes volontaires ou forcées de biens meubles et immeubles, propriétés à remettre à ferme ou à loyer, capitaux à placer à intérêt ou à lever,
échanges projetés, recherches d'objets perdus, sujets à chercher ou à placer, arrivée ou départ des voitures, cours des effets, prix des marchandises et autres objets de même nature, voilà son domaine, voilà le cercle que l'éditeur se prescrit, les obligations qu'il contracte envers le public de remplir avec l'exactitude la plus sévère. »
A partir du 13 février 1812, cette feuille prit le titre de Mémorial administratif du département de Sambre et Meuse, et dès le n° 63 de l'année 1813, elle fut déclarée officielle. Elle cessa de paraître sous ce titre à la fin de l'année 181 4.
Le Journal d'annonces, complément du Mémorial, et ayant sa pagination propre, prit dès le commencement et conserva jusqu'à la fin le titre de Feuille d'affickes, d'annonces et d'avis divers. In-8°, de 8 et quelquefois de 16 pp. par numéro.
A l'occasion de son mariage avec Marie-Louise d'Autriche, Napoléon voulut doter dix militaires du département de Sambre-et-Meuse. La relation de la cérémonie du mariage de ces militaires, avec la liste de leurs épouses, ainsi que les discours prononcés, en cette circonstance, par le préfet et par l'évèque, se lisent dans le Mémorial administratif, avril 1810, nos -29, 30 et 31.
A l'année 1814 du même recueil, se trouvent également reproduites les pièces officielles et historiques concernant l'administration du département après l'arrivée en Belgique des troupes des Alliés. — S. A.
4419. — Tarif, règlement et cahier de charges relatifs à la perception des droits d'octroi dans la commune de Namur conformément à l'arrêté de Son Excellence le Ministre des Finances, du 29 novembre 1808. — Namur, Dieudonné Gérard, 1809.
In-8°, de 54 pp. - S. A.
1420. — Lettre de Corneille Stevens au sujet du Décret impérial sur les Hospitalières. — S. L
In-12°, de 42 pp. Cette lettre est datée du 3 décembre 1809; l'écrit suivant en est la suite, avec la même pagination :
Suite des Remarques sur le Décret impérial de la nouvelle érection des Sœurs hospitalières Napoléoniennes, ou Deux Lettres du trèsrévérend M. Corneille Stevens, ancien Vicaire général et Administrateur du diocèse de Namur, avec une Lettre de Sa Sainteté sur la même matière. In-12°, de 405 pp. — S. A.
Ces deux lettres datées, l'une du 5 janvier 1810, l'autre du 12 septembre même année, ont été traduites en flamand sous le titre : Vervolg der berner hingen over het besluit der nieuwe opregting van de Napoléonscke Gasthuys-Nonnen. Twee Brieven van den E. H. Cornélius Stevens. 18 10. S. I. ln-lJ2°. — Catalogue de Vander Straelen- Moons-van Lérius d'Anvers, 1885, n° 4991.
Par décret du 18 février 1809, Napoléon interdit aux Hospitalières le vœu de pauvreté, ne leur permit le vœu de chasteté que pour cinq ans, et étendit celui d'obéissance à divers règlements proposés par la puissance laïque. Ces religieuses, sous peine de perdre tous leurs biens, devaient se conformer au décret avant le 1er janvier 1810.
Les évèques de Belgique réclamèrent près du gouvernement. Le ministre des cultes répondit que le gouvernement n'entendait rien s'arroger de ce qui concerne le spirituel, quant au vœu des Hospitalières. Rome, consulté à son tour, ieur accorda, eu égard aux circonstances, l'autorisation de se conformer au décret impérial, en conservant le vœu de chasteté et en gardant les autresvœux autant qu'elles le pourraient. Il leur permit, en outre, d'admettre des novices qui feraient seulement des vœux simples.
Stevens, dans sa première lettre, ne traite la question que par rapport aux anciennes Hospitalières, qui ont émis des vœux solennels selon la règle de Saint-Augustin. Il cherche à démontrer qu'il leur est défendu de se soumettre au décret impérial. Il ne paraît pas qu'il eût connaissance des décisions de Rome, ni des explications du gouvernement, lorsqu'il écrivit sa lettre.
. Dans les deux lettres subséquentes, discutant les réponses du Saint- Siège touchant cette affaire, Stevens prétend que rien dans ces réponses ne prouve qu'il soit permis d'accepté»', sinon sous réserve, le décret de Napoléon, du moins en ce qui concerne les sœurs hospitalières qui ont fait profession solennelle de religion.
1421. — Table alphabétique Des matières contenues dans les Circulaires et Proclamations, imprimées avec numéro, par ordre de Mr le Préfet du département de Sambre-et-Meuse, depuis le 4 germinal an VIII (25 mars 1800), époque de son installation jusqu'au 31 décembre 1809. Nota. Cette table est imprimée avec l'autorisation de Mr le Préfet. — A Namur, De l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, sur le Marché de l'Ange. 1810.
In-8°, de 28 pp. Une nouvelle édition de cette table se trouve à la suite de l'ouvrage suivant. — S. A.
1422. — Recueil des Arrêtés et Circulaires de la Préfecture du département de Sambre-et-Meuse, Imprimés avec numéro, depuis le 4 germinal an 8 (25 mars 1800), jusqu'au 1er Janvier 1810 exclusivement. — A Namur, Chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur de la Préfecture, Marché de l'Ange, N° 644. (1810-1811).
In-8°, 3 volumes-, le premier, de 402 pp. et deux tableaux; le deuxième, de -400 pp. ; le troisième de 418 pp. La table, qui porte la date de 1814, est de 32 pp. — S. A. — Acad. de Bruxelles.
1423. — Mélanges pour servir à l'histoire civile, politique et littéraire du ci-devant Pays de Liège. Par M. de Villenfagne, ancien bourgmestre de Liège. — Liège, Duvivier. 1810.
In-8°, de XVI-477 pp. et 3 pp. d'errata. Les articles historiques, biographiques et littéraires contenus dans les Mélanges, sont des matériaux utiles et importants pour l'histoire du pays de Liège (X. De Theux). — S. A. — U. L. — Acad. de Bruxelles.
L'exemplaire qui se conserve à la bibliothèque de l'Académie royale de Bruxelles, est suivi d'un fragment autographe de l'auteur sur un meurtre commis à l'abbaye de Saint-Gilles en 1604.
1424. — Extrait de l'Oraison funèbre De Monseigneur le Duc De Montebello, Prononcée dans l'Église Cathédrale de Namur, le 6 juillet 1810, par monsieur Ducoudray, Vicaire- Général. Oculi mei ad fidèles terrœ, ut sedeant mecum. Mes yeux se sont toujours portés sur mes sujets fidèles pour en faire mes amis. Paroles du Roi Prophète, au ps. 100. - De l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, à Namur.
In-8°, de 8 pp. Cette oraison funèbre est extraite du Mémorial administratif du département de Sambre et Meuse, années 1809 et 1810, pp. 397-405. Elle fut prononcée le jour où, par ordre de Napoléon, fut célébré, dans toute l'étendue de l'empire français, le service funèbre du général Lannes, duc de Montebello, tué à la bataille d'Essling (22 mai 1809), en même temps que celui de Saint-Hilaire, son compagnon. — S. A.
1425. — Précis des Moyens employés Par la Demoiselle de Blokousen, demanderesse, contre Les Sieurs Deprez, frère et sœurs, défendeurs. Judica me et discerne eausam meam. — A Namur, De l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, Marché de l'Ange. S. d. (1810?).
In-4°, de 31 pp. Trois actes passés devant le notaire Emmanuel Jadot, de résidence à Marche, constituent le fond de ce savant mémoire :
1° 15 janvier 1 794. Testament par lequel Charles-Edmond D'Ochain, seigneur d'Ave, institue Marie-Charlotte de Blokousen, résidant au château d'Aye, héritière de tous ses biens fonds, avec la libre disposition de toutes ses rentes constituées et ses meubles, à la condition expresse que
les immeubles, après la mort de l'héritière, feront retour aux enfants de Deprez d'Aye, neveux et nièces du testateur ;
2° 27 nivôse an IX (17 janvier 1801). Transaction par laquelle la demoiselle de Blokousen reconnaît n'être que simple usufruitière de la succession immobilière de D'Ochain, et déclare ne vouloir y prétendre aucun droit de propriété; que ce droit appartient à Antoine-Albert, Marie et Florence Deprez ;
3° 16 messidor an XI (5 juillet 1803). Ratification pure et simple, par la d,le de Blokousen, de la transaction prémentionnée.
Par le testament précité, Marie-Charlotte de Blokousen s'est donc trouvée héritière fiduciaire des biens fonds délaissés par D'Ochain, par conséquent, d'après la loi alors existante, propriétaire de ces biens avec charge de fidéicommis.
Or, par le fait de la publication en Belgique sur la fin de 1795 ou au commencement de 1796. des lois du 25 octobre et du 44 novembre 1792, suppressives des fidéicommis, l'héritière de D'Ochain est devenue propriétaire absolue des biens fonds légués, pouvant en disposer en toute liberté, sans aucune restriction.
Tel est le premier point établi dans le mémoire que nous analysons; le second est celui-ci : 1° que la transaction du 17 janvier est nulle, parce qu'elle a été consentie par la dllc de Blokousen sous l'empire d'une erreur, soigneusement entretenue par les Deprez, d'après laquelle elle ne se croyait que simple usufruitière, alors qu'elle était réellement propriétaire des biens immobiliers lui laissés par D'Ochain-, 2° que l'acte de ratification est nul aussi, par la raison qu'il eût fallu y rapporter la teneur de la transaction, mentionner les vices de nullité dont cette transaction était entachée et l'intention de couvrir ces vices; ce qui n'a pas été fait. — S. A.
1426. — Mémoire pour Le Sieur Pierre-Joseph Lamquet et la dame Marie-Thérèse Grosse, son épouse, rentiers, domiciliés à Namur, demandeurs en première instance, et intimés en seconde. Contre Les Sieurs Antoine-Joseph Posson, Employé dans l'agence forestière, domicilié à
Marche, au troisième arrondissement du département de Sambre-et-Meuse, et Etienne Posson, son frère, Maire de la commune de Freyr, domicilié à Monia, même commune, défendeurs en première instance, et appelans en seconde, du jugement rendu, le 25 août 1809, par le Tribunal de première instance, du deuxième arrondissement du département de Sambre-et- Meuse, séant à Dînant. — (A la fin :) A Namur, de l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, Marché de l'Ange. S. d (1810?).
In-8°, de 66 pp. Signé P.-A.-J. Douxchamps et L. Roly, anciens jurisconsultes. etChefnay, avoué licencié.
Ea 1793, la mère des appelants, dame Lebez, veuve Posson, domiciliée a Yvoir, qui jusque-là avait fait le commerce de forgerie, se trouva accablée de dettes, au point qu'il lui fut impossible de faire face à ses obligations. Poursuivie par quelques-uns de ses créanciers, menacée par beaucoup d'autres, elle s'adressa au gouvernement autrichien, le suppliant de lui accorder des lettres de répit et d'attermmation. Le 9 décembre 1793, des lettres d'induction lui furent accordées, et, le 24 du même mois, elle déposa son bilan. Les lettres de répit lui furent concédées le 26 février 1794 et, le 24 mars suivant, elle en demanda l'entérinement, qui lui fut refusé parce qu'elle n'avait pas rempli la condition sous laquelle les dites lettres lui avaient été accordées, savoir, qu'elle aurait dû nécessairement fournir une bonne et suffisante caution, à l'assurance des créanciers.
Dans ces conjonctures, bien qu'elle fut déclarée en état de faillite, la veuve Lebez-Posson vendit, en novembre 1794, et en janvier, mars et juin 1795, tous les biens repris dans son bilan, qu'elle possédait à Givct et qui composaient la principale partie de son avoir. De plus, par acte du 25 messidor an VI (13 juillet 1798), elle donne à son fils Etienne Posson gratuitement, en faveur de son mariage, la brandevinene et le moulin de Monia (Onhaye), avec toutes leurs dépendances, et par acte du 4 prairial an X (23 mai 1802), elle déclare vendre à Antoine-Joseph Posson, son second fils, la généralité de ses meubles, qui, dans son bilan, sont évalués à onze cents florins de Brabant, et les biens qu'elle possédait à
Évrehailles, lesquels, dans le même bilan, se trouvent évalués par elle, à la somme de quarante-quatre mille florins de Brabant ou de
81,000 francs.
Par jugement du 25 août 1809, et sous la considération que la veuve Lebez-Posson, a l'époque des aliénations faites par elle au profit de ses enfants, se trouvait dans un état de faillite qui l'avait dépouillée du droit d'exercer aucun aucun acte de propriété qui fut préjudiciable à ses créanciers, le tribunal civil de Dinant a déclaré nulles les dites
aliénations.
Ce jugement fut frappé d'appel par les enfants de la veuve Lebez- Posson. Ils publièrent à cette occasion le factum suivant, signé par eux :
Précis sur L'origine des malheurs de la veuve Posson et sur les affaires qui en sont survenues, qui par suite ont occasionné le procès actuellement en appel a Liège, entre Mrs Posson ses fils Appelans et le Sr Lamquet et la Dame son épouse. S. 1. n. d. In-4°, de 46 pp. — S. A.
C'est pour répondre à ce factum et maintenir les droits de leur client Lamquet, devant la cour d'appel, que Douxchamps, Roly et Chefnay rédigèrent le savant mémoire dont le titre est transcrit en tète du présent article. — S. A.
1427. — Analyse de l'histoire de Belgique de M. Dewez. — Avignon, chez Seguin, frères, 1810.
In-8°, de 14 pp. Cette Analyse, tirée seulement à vingt exemplaires, a pour auteur le baron de Stassart.
Eile se trouve dans un volume, n° 5962, de la collection des livres de De Jonghe, achetée pour la bibliothèque royale de Bruxelles. Dans le volume in-8° qui la contient, sont réunis :1.1e Prospectus de l'Histoire de Belgique, par M. Dewez; 2. Y Analyse de cette histoire extraite de l'Esprit des Journaux et de la Gazette de France-, 3. la liste des souscripteurs à l'Histoire générale de la Belgique de M. Dewez. — B. R.
1428. — Description des communes de l'arrondissement d'Orange, département de Vaucluse. — Orange, 1810.
In-12°. Imprimée dans Y Annuaire de l'Arrondissement d'Orange
de 1810, cette description a pour auteur le baron de Stassart, alors sous-préfet de cet arrondissement. Elle est reproduite parmi ses Œuvres complètes, pp. 1057-1062.
44-29. — Notice sur M. l'Abbé de Grand-Pré, Membre du Conseil de l'Arrondissement d'Orange, et de l'Athénée de Vaucluse, par M. le Chevalier de Stassart, Auditeur au Conseil d'État, Sous-Préfet d'Orange. — S. /. n. d. (1810).
ln-8<\ de 3 pp. - S. A.
1430. Procès-verbal de la séance de l'Athénée de Vaucluse, tenue le 16 juin 1810, pour la réception de M. le Chevalier de Stassart, Auditeur au Conseil d'État, Préfet de Vaucluse, et Président dans la séance précédente. Faisant suite aux Mémoires de cette Société. Musis, Arlibus, Arvis. — Avignon, chez Seguin, frères, imprimeur s- libraires,
In-8°, de 30 pp. — Acad. de Bruxelles.
1431. — Discours de M. de Stassart, Auditeur au Conseil d'État, Préfet de Vaucluse. - S. /. (1810).
Discours prononcés :
i. — A l "athénée de Vaucluse, le 16 juin 1810, jour de sa réception. In -8°, de 4 pp. et 3 pp. de notes. — S. A.
2. — A Vaucluse, le 20 juillet 1810, jour de la séance tenue à l'athénée en commémoration de la naissance de Pétrarque. In-8°, de 2 pp. — S. A.
3. — Au Lycée d'Avignon, le 23 août 1810, jour de la distribution de prix. In -8°, de 4 pp. — S. A.
4. — A la distribution de prix faite au collège de Carpentras, le 28 août 1810. In-8°, de 6 pp., dont 3 pp. de notes. — S. A.
5. — A la distribution de prix faite au collège d'Orange, le 30 août 1810. In-8°, de 2 pp. — De Stassaut, Œuvres complètes, pp. 781-784. - S. A.
1432. — Extraits des Réflexions de Corneille Stevens, autrefois vicaire-général de Namur, touchant l'Université impériale, avec une addition qu'il y a jointe, datés de la fête de sainte Anne (26 juillet) 1810. — S. I.
In-8'\ de 58 pp. A cet écrit il faut joindre une Lettre du même auteur datée du Ie* juin 1810. S. 1. In-8°, de 48 pp. — S. A. — U. L.
Ces deux écrits se rapportent à l'Université impénale fondée par la loi du 10 mai 1806, et organisée par les décrets du 17 mars et du 17 septembre 1808. Le premier de ces décrets conliait à l'Université seule l'enseignement public dans tout l'empire français. Il était défendu de former aucun établissement d'instruction publique hors de l'Université sans le consentement de son chef. Nul ne pouvait ouvrir d'école, ni enseigner publiquement, sans être membre de l'Université. Le décret statuait, en outre, que tous les professeurs de théologie seraient tenus de se conformer aux dispositions de l'édit de 1682, concernant les quatre propositions de l'Église gallicane. Enfin tous les professeurs devaient prêter un serment par lequel ils juraient de ne se servir de leur autorité que pour former des citoyens attachés a leur religion.
Dans sa lettre du 1er juin 1810, après avoir fait une longue énumération des actes d'impiété et d'hostilité commis par Napoléon envers l'Église, Stevens cherche à démontrer, que le serment exigé des professeurs de l'Université impériale, est impie, puisqu'au fond il repose sur l'indifférentisme en matière de religion. En effet, former des citoyens attachés à leur religion, n'est-ce pas, disait Stevens, élever un enfant calviniste dans les principes calvinistes, un luthérien, dans la doctrine de Luther, un juif, dans la religion judaïque (pp. 29-33)?
Dans l'autre écrit, celui du 26 juillet 1810, Stevens établit solidement que les professeurs de théologie ne peuvent pas se soumettre aux articles de 1682, ni les enseigner. Il se résume ainsi : « J'ai montré jusqu'à » l'évidence, dans mes Réflexions générales, que l'Université impériale
» était impie de tout son chef. Elle est impie dans son institution et » dépendance, et vraiment anglicane, en mettant l'enseignement de la » religion à la disposition entière et absolue du gouvernement; elle est » impie dans sa forme et clairement monstrueuse...; impie dans le » serment qu'elle prescrit à tous ses membres, lequel est si palpablement » parjure et sacrilège, que je défie tous les sophistes de pouvoir donner » une couleur à l'impiété de ce serment (pp. 54-56). »
Stevens, on le voit, avait écrit, sous le titre de Réflexions générales, une longue dissertation contre l'Université impériale, mais, omrne il le dit lui-même, il ne parvint pas à la faire imprimer, à cause des entraves que lui suscitait la police active du gouvernement.
1433. — Nouveau Tarif des Monnaies d'après la Réduction qu'elles ont éprouvée par Décrets Impériaux des 18 août et 12 septembre 1810. Ce Tarif renferme la Réduction des Quarts, demi et Couronnes Impériales, des Huitièmes, Quarts et Ducatons; des Escalins de Brabant et pièces dites de 5 Plaquettes; des Plaquettes et des Escalins de Liège; des Livres de Gros, composées d'Escalins de Brabant et d'Escalins de Liège; des pièces de 6, 12 et 24 sols; des Doubles Souverains et Souverains ; des Ducats de Brabant, d'Empire et de Hollande; des demi Kopstuck; des Huitièmes, Quarts, Demi et Couronnes de France ; Louis et Doubles Louis. Le tout réduit : 1° en Valeur Décimale; 2° en Livres Tournois ; 3° en Argent Courant de Brabant ; 4° en Argent de Change de Brabant. Il renferme aussi la comparaison en mêmes Monnaies de toutes les autres espèces rappelées au Décret du 18 août. Par E. Maréchal, Caissier de la Recette Généraledu Départementde Sambre-et-Meuse. — ANatnur, de l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, sur le Marché de l'Ange, n° 892. Septembre 18 10.
In-8°, de 71 pp. — S. A.
L'ouvrage suivant est le complément de celui-ci. L'auteur se proposait de publier une Réduction des Poids et Mesures anciens en mesures nouvelles et en poids nouveaux; nous ignorons s'il a donné suite a ce projet.
1434. — Grand Tanf Décimal ou Réduction du Franc, de la Livre Tournois, de l'Argent Courant de Brabant et de LArgent de Change de Brabant, en l'une et l'autre de ces Monnaies, et vice versa. Suivi du Tarif des Monnaies, d'après la Réduction qu'elles ont éprouvées par Décrets Impériaux des 18 août et 12 septembre 1810. Réduites : 1° en Valeur Décimale ; 2" en Livres Tournois ; 3° en Argent Courant de Brabant; 4° en Argent de Change de Brabant. Il renferme aussi la comparaison en mêmes Monnaies, de toutes les autres pièces rappelées au Décret du 18 août. Par E. Maréchal, Caissier de la Recette Générale du Département de Sambre-et-Meuse. — A Namur, de l'Imprimerie de Dieudonné Gérard, sur le Marché de l'Ange, n° 892. S. d. (1810).
ln-8°, de 87 pp. et 1 p. de table. Les liminaires, de 4 ff. n. chiff., contiennent les décrets impériaux du 18 août et du 12 septembre 1810, concernant la réduction des monnaies. — Bibl. de Mme Ve Maréchal, à Jambes. — - Bibl. de la ville de Luxembourg.
1435. — Tarif pour le Commerce en détail. — A Namur, imprimerie de M -J. Legros. S. d.
In-8°, d'un feuillet.
1436. - Mandement, Instruction, Circulaire et Avis de l'autorité diocésaine de Namur. — A Namur, chez F.-J. Lafontaine, Imprimeur de M. l'Évêque. 1810.
\. 23 avril 18 1 0. Instruction de M. L'Évêque de Namur, adressée
aux personnes désignées par la Municipalité de Namur, en suite du décret impérial du 25 mars 1810, qui ont reçu dans l'église cathédrale, le 23 avril, par le Rme Êuéque la bénédiction nuptiale, en présence de toutes les autorités. In-8°, de 4 pp. — Cette instruction a été insérée dans le Mémorial administratif du département de Sambre-et- Meuse, années 1809 et 1810, p. 291. — S. A.
2. 9 juillet 1810. Circulaire de M. l'Évéque de Namur aux curés du diocèse ; suivie d'une lettre de M. de Montalivet, ministre de l'Intérieur, à Msr Pisani, datée de Paris, 28 juin 1810, avec un extrait du décret impérial du 5 mai de la même année, concernant l'établissement d'une Société maternelle sous la protection de l'Impératrice des Français. In-8°, de S pp. — S. A.
3. Du 1er septembre 1810. Avis du Secrétaire de l'Évêcné aux curés et desservants du diocèse. In-8°, de 1 page.
Cet avis, signé C. Michaux, a pour but d'informer le clergé de la suppression des fabriques internes, de la promulgation du décret impérial du 30 décembre 1809, établissant une fabrique unique, composée de sept membres, dont le curé et le maire doivent faire partie de droit. Quant aux cinq autres membres, deux seront pour la première fois nommés par le préfet et les trois autres par l'évèque. — S. A.
4. 29 septembre 1810. Avis a MM. les curés et desservants du diocèse de Namur. In-8°, de 1 page.
Par cet avis le vicaire général Ducoudray notifie au clergé, que l'imprimeur Lafontaine est chargé par i'Évèché d'imprimer le décret impérial du 30 décembre 1809, relatif aux fabriques d'églises; que les curés et desservants seront tenus de s'en pourvoir chacun d'un exemplaire, à l'époque de la formation des nouvelles fabriques, et que cet exemplaire devra être reproduit lors de la visite de leur paroisse. — S. A.
5. 16 novembre 1810. Mandement de l'Évéque de Namur, qui ordonne des prières pour la conservation et la délivrance de S. M. l'Impératrice a l'occasion de sa grossesse; suivi des oraisons à réciter en cette circonstance. In-4°, de 2 pp. et de 1 page pour les oraisons imprimées séparément. — S. A.
1437. — Sur l'art de fabriquer du Flint-glass bon pour l'optique, par M. D'Artigues; suivi d'un rapport fait a la classe des sciences pbysiques et mathématiques de l'Institut (de France), sur les résultats de cette fabrication. — Pains, P. Gueffier, 1811.
In-8°, de 80 pp..— Dès l'an VIII, la classe des sciences physiques et mathématiques de l'Institut de France avait chargé D'Artigues de rédiger un traité complet sur Y Art de la Verrerie. Elle avait adopté le plan de l'auteur; mais celui-ci fut retardé dans son travail par les soins qu'il dut donner à l'érection d'une manufacture de verrerie et de cristallerie à Vonèche, où il se distingua dans la fabrication du verre par d'heureuses applications de toutes les connaissances que la science procure aujourd'hui. Il réussit si bien, paraît-il, dans son entreprise, que lui-même assure qu'il versa dans le commerce, pendant l'année 1810, de ses produits pour la somme d'un million!
Le mémoire de D'Artigues, lu à la séance du 11 décembre 1809 de la classe des sciences de l'Institut, fut non seulement approuvé par elle, mais, sur ses ordres, il fut imprimé dans le Recueil des Mémoires des savants, et le rapport, signé par Charles Laplace, Vauquelin et Biot, rapporteur, fut textuellement inséré dans le Moniteur français des 7 et 8 février 1811. Voy. S. Bokmans, la Verrerie et la Cristallerie de Vonêche, dans le Bulletin des Commissions royales d'Art et d'Archéologie, année 1882. — B. R.
1438. — Discours de M. le Baron de Stassart, Auditeur au Conseil d'État, Préfet du département des Bouches de la Meuse. — S. /. (1811).
Discours prononcés :
[. — A l 'installation du tribunal de première instance de La Haye, le 28 février 1811. In-8", de °2 pp. — S. A.
2. — A l'installation du maire, des adjoints et des membres du conseil municipal de Rotterdam, le 27 mai 1811. In-8°, de 2 pp. — S. A.
3.-^4 l'installation de la chambre de commerce de Rotterdam, le 19 juin 1811. In-8°, de 2 pp. — S. A.
A. — A l'installation du maire, des adjoints et des membres du conseil municipal de La Haye, le 5 août 1811.In-$°, de 2 pp.— S. A.
5. — A l'installation du maire, des adjoints et des membres du conseil municipal de Dordrecht, le 6 août 4#i 4. In-8°, de 2 pp.— S. A.
6. — A l'installation du maire, des adjoints et des membres du conseil municipal de Delft, le 7 août 1811. In-8°, de 2 pp. — S. A.
1. — A l'installation du maire, des adjoints et du conseil municipal de Leyde, le 16 août 1811. In-8°, de 2 pp. — S. A.
8. — Discours a S. M. l'empereur et roi, en le recevant à Rillegom, frontière du département des Bouches de la Meuse, le 24 octobre 1811. In-8°, de 2 pp. — S. A.
9. — Discours à M. le maire, MM. les adjoints et MM. les membres du conseil municipal de La Haye, réunis en séance extraordinaire, le 4 novembre 1811, en leur donnant communication du décret par lequel S. M. I. et R. a élevé la ville de La Haye au rang des bonnes villes de l'Empire. In-8°, de 2 pp. — De Stassart, Œuvres complètes, pp. 784-786. — S. A.
1439. — Epître à M. le Chevalier de Stassart, Auditeur au Conseil d'État, Préfet de Vaucluse, Président de l'Athénée du même département, sur l'obligation imposée à l'homme d'être utile à la Société. — S. /. n. d. (Avignon, Seguin, 1811.)
Petit in-4°, de 4 pp. Signé Hyacinthe Morel (secrétaire de l'Académie de Vaucluse).
La même année, 1811, le baron de Stassart fut nommé préfet des Bouches-de-la-Meuse. A cette occasion, furent composées en son honneur les pièces fugitives suivantes, imprimées chez Seguin, à Avignon :
1. Épitre à M. de Stassart, Auditeur du Conseil d'État, Préfet de
Vauduse, nommé à la préfecture des Bouches-de-ta- Meuse. In-4°, de 4 pp. signé Hyacinthe Morel.
2. Couptets chantés à un banquet donné par L'Athénée de Vauctuse à M. te Baron de Stassart, son Président, Auditeur au Conseil d'État, ci-devant Préfet de Vauctuse, et nommé par S. M. à la préfecture des Bouches-de-ta- Meuse. S. 1. n. d. In-4°, de 3 pp. Par Dupuy, membre de l'Académie de Vaucluse.
L'exemplaire de cette pièce, reposant à la bibliothèque de l'Académie royale de Dclgique, est suivi de strophes manuscrites, d'où nous détachons le portrait de M. de Stassart, que voici :
D'esprit, de raison, d'agrément
Dieux ! quel composé délectable !
Dans un comité sémillant
On ne le croit qu'un homme aimable :
Mais sage, sans bouder l'amour,
Doux et poli, sans être fade,
Il prend les rôles, tour à tour,
De Caton et d'Alcibiade. — Acad. de Bruxelles.
1440. — Mandement de M. l'Évéque de Namur. — A Namur, chez Ferdinand- Joseph La fontaine, Imprimeur de VÉvêché.
In-4°, de 3 pp. Ce mandement de Msr Pisani, daté de Namur, 23 mai 1811, ordonne qu'un Te Deum soit chanté dans toutes les églises du diocèse, le dimanche, 9 juin suivant, à l'occasion de la naissance d'un prince impérial. — S. A.
1441. — Discours Prononcé à la Maison Commune de Namur, le 9 Juin 1811, jour consacré à des réjouissances publiques, à l'occasion de la naissance de Sa Majesté le Roi de Rome, En présence des premières autorités du Conseil Municipal et des Militaires qui venaient d'être mariés ; Par le Préfet du département de Sambre-et-Meuse, Légionnaire, Baron
de l'Empire. — A Namur, chez J.-F. Stapleaux, Imprimeur de la préfecture, Marché de l'Ange.
In-8°, de 4 pp. Napoléon II (François-Joseph), fils de l'empereur Napoléon et de l'impératrice Marie-Louise, né à Paris, le 20 mars 1811, reçut en naissant le titre de Roi de Rome. Après la chute de son père, qui avait abdiqué en sa faveur, il fut proclamé empereur par le sénat, sous le nom de Napoléon II; mais les étrangers, alors maîtres de la France, refusèrent de le reconnaître. Remis entre les mains de son grand- père, l'empereur d'Autriche, il reçut, en 1818, le titre de duc de Reichstat. 11 mourut à Schoenbrunn en 1832. — S. A.
1442. — Procès-verbal de la célébration des fêtes qui ont eu lieu en la ville de Namur, le 9 juin 1811, au sujet de la naissance de Sa Majesté le Roi de Rome. — A Namur, de l'Imprimerie de Dieudonné Gérard.
In-8°, de 8 pp. Cette relation datée de Namur, 10 juin 1811, est signée De Labbeville, premier adjoint au maire de Namur absent pour cause d'indisposition. — S. A.
A l'occasion de cette fête fut composé le rondeau suivant, qui fut exécuté sur la Grand'Place, par les orphelins et les vieillards de l'hospice Saint-Gilles :
Rondeau A Venante pa les Catïs et Catresses di ïnospitau d 'Saint d'Ouïe, di Nameur, li nouve jeun 1811, au sudjet del fiesse d'y ^naissance do Roi d'Rome. Air : Gai. gai, gai, mon officier. S. 1. n. d. In-8°, de 3 pp.