A Monsieur l'Intendant départemental de Sambre-et- Meuse
Lettre de H. Strogonoff, officier supérieur russe, à M. de Bruges, Namur, 7 avril 1814, en envoi de proclamations et autres actes émanés du gouvernement provisoire de France. De l'Imprimerie de D. Gérard, à Namur. In-8°, de 3 p. — S. A.
1480. — Traité de paix. — A Namur, de l'Imprimerie de Dieudonné Gérard. S. d.
In-8°, de 16 pp. Ce traité de paix fut signé à Paris, le 30 mai 1814, d'abord entre la France et l'Autriche, puis, le môme jour, dans la même ville, avec quelques articles additionnels :
Entre la France et la Russie;
Entre la France et la Grande Bretagne;
Entre la France et la Prusse.
L'idée dominante du traité de Paris, c'est le rétablissement de la France dans ses limites telles qu'elles existaient avant le 1er janvier de l'année 1792.
En ce qui concerne le département de Sambre-et-Meuse, il est dit à l'article 3 de ce traité « que les cantons de Walcourt, de Florennes, « Beauraing et Gedinne appartiendront à la France. »
Le 31 mai 1815, les ministres des grandes Puissances réunis à Vienne signèrent un nouveau traité qui déterminait l'étendue et les limites du royaume des Pays-Bas, et qui rendit à la Belgique les quatre cantons que lui avait enlevés le traité de Paris. — S. A.
1481. — A Louis XVL Un étranger. Par M. de Hauregard. Quis talia fando \\ Myrmidonum, Dolopumve, aut duri miles Ulyssei \\ Temperet à laerymis.... Vmc. iEneid. lib. 2. — A Namur, de l'Imprimerie de Dieudonné Gérard. An 1814.
In-8°, de 19 pp. — Acad. de Bruxelles.
1482. — Maximes Ecclésiastiques, et Avis pour la conduite De ceux qui travaillent au salut des Ames. — A Namur, Chez Ferdinand-Joseph Lafontaine, Imprimeur de Monseigneur l'Évêque. M.D.CCC.XIV.
Petit in-120. Ce volume contient les opuscules suivants :
1. Maximes ecclésiastiques..., 26 pp., approbation datée de Paris, le 14 septembre 1710, et de Namur, le 8 mars 1814, 1 page;
2. Avis plus particuliers aux curés et aux autres prêtres qui ont charge d'âmes dans les paroisses de la campagne, 37 pp., approbation, môme date que la précédente, 1 page;
3. Selectœ e conciliis, SS. Patribus, piisve autkonbus Sententiœ de Vita, et Moribus Clericorum, 149 pp.
4. Prœparatw ad Missam. Proœmium parœneticum à Rmo et lit™ Domino D'AlpIwnso (sic) Ligorio, etc., 49 pp. — Btbl. de l'auteur.
1483. — Cent soixante-deux Pensées, Maximes, Réflexions, Observations, etc., extraites des Mémoires sur les mœurs de ce siècle, par Circé, chienne célèbre, membre de plusieurs Sociétés savantes, — Paris, De l'Imprimerie de P. Didot l'aîné. MDCCCXIV.
In-24<\ de 135 pp. Comme pour justifier le titre de son livre, l'auteur, le baron de Stassart, débute ainsi : « Le public est tellement rassasié de livres aujourd'hui, qu'à moins d'imaginer un titre bizarre et qui pique la curiosité, il est bien difficile de se faire lire. »
Rien de si vrai. Aussi les Pensées de Circé furent accueillies avec une faveur presqu'égale à celles qu'obtinrent les Fables du même écrivain. « Elles forment, dit son biographe, un recueil composé, pour ia forme, à la façon des Maximes de la Rochefoucauld. Assurément elles n'ont pas la prétention de rester une œuvre de tous les âges, comme les Maximes du maître, comme les Caractères de La Bruyère, comme Y Esprit humain et les Réflexions de Vauvernaques; mais elles ont le mérite d'être bien de leur époque; et chacune d'elle pourrait
trouver sa place, comme épigraphe, à chacun des chapitres de l'histoire morale et politique de notre temps. »
Deux éditions nouvelles de cet ouvrage parurent à Bruxelles, chez Ad. Stapleaux : la première en 1814, in-24°, de 144 pp. et 1 f. d'errata, précédée d'une lettre de l'auteur à l'éditeur, en date du 12 juillet 1814, et ornée d'une figure représentant le baron de Stassart, écrivant sous la dictée de sa levrette; la seconde en 1815, augmentée de 138 pensées, in-24°, de 231 pp. et 1 f. d'errata, ornée de la môme figure que l'édition précédente. Voy. dans les Œuvres complètes du baron de Stassart la reproduction du même ouvrage, pp. 97-125.
Bon nombre de ces Pensées se trouvent aussi reproduites dans le Dictionnaire des Maximes, publié par Mabire, Paris, Ancelle, 1830, in-8°, de VIII-560 pp. et dans la Grammaire nationale de Bescherelle. Elles ont été traduites en allemand par Kohiman, en 1816. — Acad. de Bruxelles.
1484. — Réclamation de Louis-Joseph-Xavier (Pierre-Joseph Dachet), contre la spoliation d'une partie de ses biens. — S. I. n. cl. {\m.)
In-8°, de 16 pp. — A la vente du 19 ventôse an VI (9 mars 1798), ordonnée par l'administration du département de Sambre-et-Meuse, Dachet devint adjudicataire : 1° des biens du chapitre de Moustier-sur- Sambre, consistant en une maison dite Abbatiale, une église y attenante, un jardin avec verger, contenant quatre-vingts ares; 2° de prairies situées à Tamines, provenant de l'abbaye d'Oignies. N'ayant pu acquitter le prix d'achat de ces immeubles, Dachet fut déchu de ses droits par arrêté du préfet de Sambre-ct-Meuse, du 18 pluviôse an IX (6 février 1801) et du 21 janvier 1811. C'est ainsi qu'à la revente des biens situés à Moustier, un nommé Jacquet, de cette commune, en devint acquéreur pour compte de son frère utérin Lalieux, moyennant la somme de 1095 fr. 50 centimes.
C'est contre les arrêtés du préfet qu'est dirigée la réclamation ci-dessus. — S. A.
1485. — L'intendant Départemental de Sambre-et-Meuse, Considérant que l'organisation et le service des patrouilles est essentiellement lié avec le repos public... — A Namur, de l'Imprimerie de D. Gérard. S. d.
In-fol. piano, de 2 ff. Daté de l'hôtel de l'Intendance, 31 octobre 1814, et signé De Bruges.
Cet arrêté concernant l'organisation et le service des patrouilles fut réimprimé, chez le même imprimeur, et affiché dans toutes les communes de la province de Namur par ordre du gouverneur d'Omalius, le 31 octobre 1815; remis en vigueur par lui, le 28 février 1817, et inséré au Mémorial administratif de la dite province, sous le n° 11.
1486. — A Son Excellence le Gouverneur général du Bas-Rhin et du Rhin-Moyen. Réclamation pour Ernest-Philippe- Auguste, Maximilien-Henri-Joseph et Alexandre-Constantin, barons de Woot de Tinlot, frères, à titre d'héritiers de leur mère, la Dame douairière Marie-Anne-Léontine, baronne de Woot de Tinlot, contre le sieur Jean-Jacques- François Gaiffier de Naninnes. — Liège, C.-A Bassompierre. 1814.
In-8°, de 56- XXIII pp.
1487. — A Son Altesse Royale le Prince souverain des Pays-Bas et à Son Excellence Monsieur le Commissaire général de la justice et de la police, etc. — Bruxelles, J. Mailly (1814).
In-4°, de 11 pp. Signé P.-J. Stienon, négociant à Namur et garde forestier de Bouges, Béez et Vedrin, et J. Tarte, cadet, avocat.
Cet écrit est un recours au souverain à l'effet pour Stienon d'être maintenu dans son droit comme agent du gouvernement, et de ne pouvoir être traduit devant les tribunaux pour un fait relatif a ses
fonctions de garde forestier, qu'en vertu d'une décision du conseil de Son Altesse Royale, remplaçant le conseil d'État, ou de Son Altesse Royale elle-même. — S. A.
1488. — Rescrit qui établit à perpétuité dans l'église paroissiale de S. Joseph à Namur, la Confrérie du Sacré-Cœur de Jésus. — A Namur, De l'Imprimerie de Dieudonné Gérard.
Petit in-12°, de 24 pp. Ce diplôme d'aggrégation à l'archiconfrérie du Sacré-Cœur de Jésus à Sainte-Marie ad Pineam de Urbe, dite vulgairement en la Chapelle, à Rome, est daté du 28 novembre 1814. Voy. ci-dessus, n° 637. — S. A.
1489. — Dissertatio inauguralis juridica de Hypotheca judiciali, quam ... pro Doctoratus gradu, summisque in jure honoribus ac privilegiis in Academia Lovaniensi rite et légitime consequendis, publico ac solemni examini submittit Carolus Thirion, ex S1 Gérard. Die (1-2) Februarii MDCCCXV hora XII. — Lovanii, Typis G. Guelens, in via Distensi, N° 52. S. d. (1815).
In-4°, de 20 pp. — S. A.
1490. — La Délivrance des Provinces-Unies, par F. Paridaens, receveur de l'enregistrement à Namur. — - A Namur, De rimprimerie de Dieudonné Gérard, sur le Marché de l'Ange. S. d. (1815?)
In-8°, de 8 pp. Deux pièces de vers : I. Épître à S. A. R. Prince héréditaire des Provinces- Unies des Pays-Bas; II. La Délivrance des Provinces- Unies (stances). — S. A.
4491. — Mandements, Ordonnances, Lettres pastorales ou circulaires de M«r Pisani de la Gaude, évêque de Namur. — A Namur, chez F.-J. La fontaine, Imprimeur de Monseigneur V Évêque. 1815.
1. 10 février 1815. Mandement qui ordonne des prières pour ta conservation de Notre Saint Père te Pape et la tranquillité de l'Église. In-8°, de 8 pp. — S. A.
Le décret de Napoléon du 40 février 1814, qui délivrait le pape de sa captivité, le rétablissait seulement dans les départements de Rome et de Thrasymène. Les plus riches et les plus belles de ses provinces restaient a réconquérir, et l'on cherchait à les réunira des États plus puissants. Les troupes de Murât, roi de Naplcs, occupaient encore Ancône et les Marches, et il prétendait les garder en vertu d'un traité lui promettant un accroissement de territoire.
Dès le mois de juin 1814, Pie VII, dans le but de recouvrer l'intégrité de ses États, avait délégué le cardinal Gonsalvi à Londres, où se trouvaient alors l'empereur de Russie et le roi de Prusse. Le prélat vit ces monarques et le prince régent d'Angleterre, qui le reçut en audience publique. Son Éminence n'eut qu'à se louer de leur accueil, mais elle ne put obtenir d'eux les pays réclamés par le pape, le concours de l'Autriche étant nécessaire pour une telle restitution, laquelle n'eut lieu que lors du règlement définitif de l'état politique de l'Europe par le Congrès de Vienne (9 juin 1815).
Dans l'entre-temps l'on put craindre, non sans fondement, que jamais cette restitution ne serait faite, et, au commencement de février 1815, alors que le Congrès de Vienne était déjà réuni depuis quatre mois, le pape, grâce aux menées révolutionnaires, se vit outrageusement exposé à de nouvelles attaques, qui menaçaient d'être plus violentes que celles dont il avait, les années précédentes, si glorieusement triomphé. En effet, après la sortie de Napoléon de l'île d'Elbe (1er mars 1815), Murât s'empara de Rome, et le pape dut se sauver à Gênes.
D'autre part, pendant tout le cours de l'année 1814 et une bonne partie de l'année suivante, des corps d'armées des Puissances Alliées occupèrent la Belgique, divisée par la Meuse. Des hollandais, des anglais, des hanovriens d'un côté, de l'autre des prussiens en très grand nombre,
cantonnés à Dinant, Jambes et Andenne. Cette armée, comme toutes celles des Alliés du reste, répandit autour d'elle la corruption dont elle était gangrenée. Il lui fallait des fêtes, des amusements, des spectacles. Elle trouva dans le théâtre de la ville de Namur un aliment à ses licencieuses jouissances; son exemple entraîna une partie de la population namuroise.
Après avoir, dans son mandement du 10 janvier, déploré la situation critique dans laquelle le pape se trouvait, et fait ressortir les funestes effets du théâtre sur les mœurs, l'évêque Pisani termine en ces termes :
« Le Saint Nom de Dieu invoqué, voulant, selon notre devoir pastoral, » écarter les pièges et les obstacles qui se multiplient au salut des » âmes, et réprimer, s'il est possible, cette passion effrénée pour les » théâtres, quœ ut cancer serpit, conformément aux dispositions des » SS. Canons et aux Règlements de plusieurs SS. et dignes Évoques, Nous » défendons aux fidèles de notre Diocèse l'assistance aux théâtres, » laquelle, vu les grands dangers auxquels elle les expose, est un péché » grief; mais comme cette assistance aux jours de Dimanches et de » Fêtes, ainsi que dans le Saint Tems de l'Avent et du Carême, est un » péché encore plus grave, nous déclarons que l'absolution de ce dernier » péché nous sera dorénavant spécialement réservée, et nous ôtons par » notre présent Mandement, à tous les Confesseurs la faculté d'en » absoudre sans notre autorisation spéciale. »
1. 18 mars 1815. Mandement au sujet de l'érection des Pays- Bas en royaume. In-8°, de 8 pp. — Paroisse de Wellin.
Le traité de Londres du 20 juin 1814, connu sous le nom de Traité des huit articles, complément de celui de Paris du 30 mai de la même année, détermina les conditions de la réunion de la Belgique à la Hollande. Ce traité, qui ne fut publié qu'une année après, accordait la souveraineté à Guillaume, Prince d'Orange-Nassau. Le Congrès de Vienne, au commencement de mars 1815, érigea ce pays en royaume, sous le nom de Royaume des Pays-Bas.
C'est à cette occasion que l'évêque Pisani publia son mandement du 18 mars, par lequel il exhorte ses diocésains à rendre au roi le tribut de leur fidélité, de leur amour et de leur soumission en tout ce qui ne contrarie pas la religion.