Le Donnez-vous garde du
temps qui court.
petit in-8, 13 p.
Même pièce que 1 différences près.
S.L.AM). (16..), [Bibl. nat.. Y.]
a précédente à quelques
lUBLlOG P.APU1E PARISIENNE
4. — Discours sur rapparition et faits prétendus de l'effroyable tasteur, dédié à mesdames les poissonnières, harangères, fruitières et autres, qui se lèvent du matin d'auprès de leurs maris. Par A.NGOL'LEVE.NT. — Paris pow Micolus Martinaut, demeurant rue de la Harpe, au Mouton Rouge, 1613, 171-12, 1 f. de tu. et 10 p. [Carn., 15792 *, tom. I.]
Cette facétie assez curieuse contient de nombreux passages intéressants pour l'histoire des mœurs.
Edouard Fournier l'a réimprimée dans ses « Variétés historiques et littéraires » (l 855, in-16. t. Il, p. 37) [Carnavalet 12.004', II] avec des notes assez curieuses. « 11 est très vrai dit-il, dans Tune d'elles, qu'au commencement de cette année 1613. on fit grand bruit à Paris de l'apparition d'une espèce de moine bourru, qu'on appelait le Tasteur. à cause de ses habitudes plus que galantes et dont les femmes avaient la plus grande peur. Malherbe en parle à Peiresc dans sa lettre du 8 janvier 1613. .. »
Voyez la « Bibliographie » de M. l'abbé Dufour (1882, in-S. p. !'.>,, ou se trouvent quelques indications sommaires sur .\ngoulevent ; voyez aussi les Supercheries de Quérard. Cf. ci-dessous le
5. — Le Tondeux qui court en certains quartiers de la France, et pourquoi il tient la campagne. — S. L., 1615, pet. m-8. 1 /'. de tit. et 14 p. [Bib. nat., Li» 1.]
Pièce rare, mais d'un intérêt secondaire. « Le Tondeux » est un voleur de profession; le récit de ses exploits contient de nombreux traits de mœurs relatifs aux ditrérentes classes de la société. Il y est question du « Tasteux de deux ou trois ans il y a. n (Voyez ci-dessus le n" 4.)
6. — Harangue du sieur Mist.\nguet, parent de Bruscambille, pour la défense des droits du Mardi-(iras, aux députés du pays des Morfante, en faveur des bons compagnons. — Paris, 1615, petit in-8, 21 p. [Bibl. nat., Li'» 242.]
Facétie à l'occasion du carnaval.
7. — Cartels de deux Gascons et leurs rodomontades, avec la dissection de leur humeur espagnole. — S. L., 1615, pet. in-8, 16 p. [Carn., 11939 *.J [Bibl. nat., Y^ 98 Rés.]
La dédicace est signée : I. L. B. — Cette facétie assez curieuse donne quelques détails sur la manière de vivre des Gascons à Paris. Elle a été réimprimée dans les « Variétés historiques et littéraires» de Pournicr (IS.'jol. t. M. p. ;)io.
8. — .loDoci Si.NCERi Ilinerarium GalliiP, ita accomodatum, ut ejus ductu mediocri tempore tota Gallia obiri, Angliaet Belgium adiripossint; nec bis terve ad eadem loca rediri oporteat : notatis cujusque loci, quas vocant, deliciis. Cum appendice de Burdigala. — Lugdani, apud Jacohum bu Creux, alias Molliard, 1616.
m-16. [Bibl. nat., L^^ 4.]
Jodocus Sincerus est le nom latin de J. Z]>ZEn- LiKG. Cet ouvrage a été traduit en français; voyez le n" suivant. Dans cette édition, qui me semble être l'édition originale, ce qui s' rapporte à Paris se trouve aux pages 31 et 323-350. Il y a une autre édition. Genève, P. CAoïiet, I627.in-I2, [Bib. nat., L*='4A.]. M. Thaïes Bernard (V. cidessous) en cite une d'Amsterdam, J . Janson, 1649, sans en indiquer le format ; je ne l'ai pas vue, mais j'en ai noté une autre, d'après un catalogue, Amsterdam, Janson, 1655. pet. in-12, avec fronlisp. et plans gravés: au nombre de ces derniers, se trouve un plan de Paris.
Jlalgré ces différentes réimpressions, cet ouvrage est devenu rare.
9. — Voyage dans la vieille France avec une Excursion en Angleterre, en Belgique, en Hollande, en Suisse et en Savoie, par Jodocus Si.ncercs, écrivain allemand du xvii" siècle. Traduit du latin par Thalès Bernard... Ouvrage publié dans « La France littéraiie de Lyon ». — Paris, Dentu, Vanier ; Lyon, Librairie Nouvelle, Meton, 1859, in-i2, 2 f. et 359 2'- [Bibl. nat., L^» 77.]
Traduction de l'ouvrage précédent.
Voyage en France de 1612 à 1015, écrit en latin par un auteur qui se nommait en .\lleniand .1. ZiNZKRLiiVG. Quoique son ouvrage soit surtout rédigé d'après ce qu'il a vu. il s'est beaucoup servi cependant d'auteurs contemporains, tels que Merula, Pasquier, Corrozet. et autres. Ce qui se rapporte à Paris se trouve, dans celte traduction, aux pages 51 et 279-2!'0. — C(. Babeau, « Les Voyageurs en France », p. 75.
10. — Agrippa d'Aubig.né. Les Tragiques. Edition nouvelle publiée d'après le manuscrit conservé parmi les papiers de l'auteur; avec des additions et des notes par M. Charles Read. — Paris, Librau'ie des Bibliophiles., 1872, in-8, XLvit-360p. [Carn., 2833.]
Célèbre pamphlet contre la cour de Henri III. La première édition parut en 1610 ; celle-ci est la plus riicenle. ('.et ou>rape. qui avait déj.'i été réimprimé en 1*57, dans la nUjlit)l/ir(/ur ICIzevirieniie. avec des notes de M. Ludovic Lalaune [Carnavalet 2832]. fournira beaucoup des traits
T A Jj L E A L X 1) !•; M Œ l i K S
de mœurs au lecteur assez courageux pour aller les y chercher, mais trouverait peut-être mieux sa place dans la série des écrits politiques.
M. — JoAXMs Secu^jdi, Hagensis Batavi, llineraria tria : Belgicum, Gallicum , et Hispanicum ; edente iiunc primum Damele Heinsio. — Leydsu, ex nfficina Jacobi Mard, 1618, pet. in-8, 4 f. et 71 p. [Bibl. nat., G.]
Cet ouvrage est écrit en prose mêlée de vers et dans un latin très obscur. Je n'ai tc^nu à le signaler ici que pour ne pas être accusé de l'avoir omis, r.ela me donne aussi l'occasion de dire qu'il est tout à fait insignifiant et que le chercheur perdra ses peines à le parcourir.
Au reste, ce voyage se trouve classé ici à sa date de publication, mais sa composition est de près d'un siècle plus ancienne, puisque Jeax
EVERAERTS, ou EvKRTS, dit jEAJi SECOND, né à
La Haye en tril 1, est mort en l.ïoG. Cet itinéraire se trouvait donc en dehors du cadre chronologique de mon travail.
12. — Les Ruses et finesses des courtisanes. — Paris, I. Mesnicï\ 1618, î>/-16. [Bibl. nat., Li» 70. Rés.]
Cette pièce est la même que la suivante.
13. — La Découverte du style impudique des courtisanes de Normandie, envoyé pour étrennes à celles de Paris. De l'invention d'une courtisane anglaise. — Paris, Alexandre, 1618, in-S. [Bibl. nat., Li"' 71.
Rés.]
Même pièce que la précédente. Elle a été réimprimée par Ed. Fournier dans, ses « Variétés hist. et litt. >> (l8o5\ tome I, p. 333. Elle se trouve aussi dans le Recueil Caron, t. 11.
14. — Le Tocsin des filles d'amour. — A Paris, chez Joseph Bouilterot, rue de la Calandre, près lePalais, i&iS, in-S. [Bibl. nat., Li"^ 69. Rés.]
Signé: Tcrlcpin : Pierre Dupcis. Cette pièce a été réimprimée, avec des notes curieuses par Ed. Fournier, dans ses « Variétés hist. et litt. » (,1853). tome II, p. 265.
15. — La Mine éventée des dames de courtoisie de Paris, avec la résolution prise enleurassemblée générale; avec la suite du pot aux roses, découvert par les lilles d'Amour. — A Paris, chez la veuve Jean du Carroy, rue des Carmes., à la Trinité, 161'J, petit in-S, 14 p. [Carn., 15792% t. IL]
16. — Les Regrets des filles de joie de Paris, sur le sujet de leur bannissement. — Paris, chez la veuve Jean
du Carroy, rue des Carmes, a la Trinité, S. B. 11620), 'pet. in-S. [Bibl.
nat., Li* 72. Rés.]
Cette pièce a été réimprimée par Ed. Fournier dans ses «Variétés hist. et littér. » (1853), t. lll, p. 77.
17. — La Repentie de la cour. — Petit in-S, 16 pages. [Bibl. nat., Li» 2.]
Satire contre les dames de la cour. — Dans l'exemplaire de la Bibliothèque nationale [Li^2]. le titre mani^ue; l'intitulé ci-dessus se lit à la page 3. — Cette pièce semble dater du commencement du xvii" siècle (vers 16i0 ?|.
18. — Des Durchlauchtigen Hochgebornen Fiirsten und Herrn, Herrn Johann Ernsten des .lùngern, Hertzogen zu Sachsen, Jûlich, Cleve und Berg, Landgrafen inDiiringen,Marggrafen zu Meissen, Grafen zu der Margk und Ravenspurg, Herrn zu Ravenstein, Reise in Franckreich, Engeliand und Niedeiiand. Beschrieben durch Herrn .Ioha>; Wilhelm Neu- MAYR von Ramssla, doselbsten Erbgesessen. — Leipzig, bey Henning Grosse?! dem Jùngern, im Jahr 1620, î/î-4. Front, qrav. et une pi. [Bibl.
nat., L29 57.] [Carn. 12479 (in-8).]
« Voyage du très gracieux seigneur Jean Ernest le jeune, duc de Saxe. Juliers, ('.levés et Berg, etc.. etc., en France, en Angleterre et dans les Pays-Bas. Décrit par le sieur Jean Gdill. Neimayr de Ramssla. . . »
La description de Paris occupe les pages 00 à 120. L'auteur parle, d'une manière assez sommaire, de l'Université, des églises, du Châtelet, des divers quartiers de la ville, des Tuileries. Les pages 130 à 133 sont consacrées aux environs de Paris : Saint-Denis. Saint-Germain, Saint-Cloud, Fontainebleau, etc.
19. — La Pourmenade du Pré aux Clercs. (28 juin.) —S. L., 1622, in-S, 32 p. [Bibl. nat., Lb^s 1994] [Carn., 1189r.]
Pamphlet contre les mœurs des Parisiens de toutes classes; traits violents contre les ecclésiastiques, les gens de robe, les mouchards, les écoliers et les médecins. Curieux détails sur l'observation du repos dominical (p. 18). — 11 y a deux éditions de cette pièce ; elles n'offrent entre elles aucune différence. Cf. l'article suivant.
20. — Le Satyrique renversé ou l'anti-pourmenadedu Préaux Clercs.
— S. L., 1622, in-S. 14p. et 1 f.non chif. [Bibl. nat., Lb^s 1995.] [Carn., 11891*.]
Réponse à la pièce précédente.
21. — La Chasse au viel grognard de ranLiquité. — S. L. , {622, pet .in-8, 32p. [Bil)l. nat., Lb^^ 2063.]
Apologie du temps présent contre ceux qui regrettent les mœurs du temps pusse, et comparaison des anciens usages de Paris avec les noiiveaui. — Pièce rare et curieuse qui a été réimprimée avec des notes intéressantes dans les II Variétés liistoriqueset littéraires» (.lannet, 1855), par Edouard Fournier. t. 11!, p. i~ . On les trouve aussi dans les « Archives curieuses de l'histoire de France » publiées par Cimber et Danjou (1834), i" série, t. Il, in fine.
22. — Les Grands Jours tenus ù Paris par M. Muet, lieutenant du petit crimineL — S. L., 1622, pet. in-S, 32 p. [Carn., 2834.]
Réimprimé par Edouard Fournier dans les « Variétés historiques et littéraires » ('.855). t. 1, p. 103, avec d excellentes notes. Sifrnalons particulièrement la première de ces notes, trop longue pour être reproduite ici, dans laquelle le savant éditeur nous avertit que M. Leber possédait deux exemplaires de cette pièce qui. selon lui (et son éloge n'est pas exagéré), « est une critique enjouée et fort piquante du barreau, des mœurs et de diverses personnes ». M. Fournier a signalé plusieurs réponses et imitations auxquelles donna lieu la publication des « Grands jours. .. » ; pour une de ces imitations, voy. cidessous le n" -14.
23. — La Vraie Histoire comique de Francion, composée par Ch.\rles SoREL, sieur de Souvigny. jNouvelle édition avec avant-propos et note par Emile CoLOMBEY. — P(iris,A.Deluhays, 1838, m-12. 2 f. de tit. cf 339 p. 1 jiy. [Carn., 3443.]
La première édition est de 1022. Ce roman peut être considéré comme le plus ancien roman de mœurs français. U nous présente un vivant tableau de la société parisienne au commencement du xvii° siècle, avec les détails les plus intéressants sur les personnages des différents degrés de l'échelle sociale. (;'est un excellent document pour l'histoire des mœurs et des ridicules de l'époque. Courtisans, (illes publiques, gens de lettres, pédants, filous, gens de loi, etc., défilent sous les yeux du lecteur.
Les anciennes éditions ont été très nombieuses : il faut lire à ce sujet l'excellente notice de M. Emilk Colombkï (de son vrai nom Emilk LiiitvKNT) placée en tète de cette réimpression. Voyez aussi Brunet. « Manuel », II!, tO:il, et surtout Quérard. « Supercheries », 11, I2ii8, qui discute l'attribution à un sieur ÎVicolas de Moulinet, ncim sous lequel l'ouvrage avait originairement paru .
ynérard a donné au même endroit l'indication de nombreuses études à consulter sur le roman de Sorcl.
24. — Les Estais tenus à la Grenouillière les 13, 16, 17 et 18 du ]iiv.sent
mois de juin , mil six cens vingt trois. Avec la Késolulion etClosture desdits Estats. — S.I.,1023,pef. in-S, 32p.
[Carn., 2833.]
Pièce curieuse dans le même genre que celle citée sous le n" 22. Je ne crois pas qu'il en ait été fait de réimpression .
iNombreux sont les plaignants aux « Etats de la Grenouillère » : on y voit déhler les-a pauvres prêtres étudiants », la noblesse, les bourgeois, les pâtissiers , les boulangers, le capitaine des gueux, etc. Les harangues de tout ce monde sont assez amusantes, ainsi que la réponse que le président adresse à chacun. — Cette pièce touche aussi à l'histoire de l'hôtel et du parc de la leine Marguerite.
23. — Almanach pour le temps passé, contenant les mutations de l'air, et partie des atTaires du monde; composé et calculé par M. Jea.n Guéui.\, parisien, ci-devant président de la justice établie en la cuisine de la Royne Marguerite, et à présent professeur ès-sciences passées, et néanmoins cachées à faute d'être divulguées. — S. L., 1623, pet. in-S, 27 p. [Carn., 2836.]
Pièce satirique assez curieuse.