L'Infortune des filles de joie
— S. L., 1624, pet. in-8, 58 p. [Carnavalet 18338.]
Par Adrien de Montluc, comte de Cramail. Portrait peu flatté des courtisanes de Icpoque et tableau repoussant du genre de vie auquel elles étaient condamnées. Cet opuscule a été réimprimé par Gay (/'ar/s, 1863, )n-l2, 51 p.) à 100 exemplaires. [Carnavalet 3777.]
27. — Ballet nouvellement dansé à Fontainebleau par les dames d'amour; ensemble leurs complaintes adressées aux courtisans de Vénus, à Paris. — Paria, 1623, in-8. [Vnhl.
nat., Li» 80 Rés.]
Cette pièce, qui fut publiée à l'occasion d'un séjour de la cour à lM)ntaiiiebKan, et des mesures prises par Louis Xlll pour réprimer les scandales et la débauche, a été réimprimée par Ed. Fournier, avec des notes, dans ses u Variétés historiques et littéraires >i (i85(;), t. V, p. 321.
,1'aurais pu augmenter d'une façon lrè> notable l'énuinération des pièces volantes, faetuins, etc., analogues à celles-ci ou à celles que j'ai citées depuis le commcnrcment de mon travail, .l'ai pensé que c'était le grossir inutilement et qu'il était suffisant d'en citer les plus importantes et les plus curieuses. II en existe pourtant un grand nombre d'autres. Voyez le u Catalogue de l'histoire de France 'j (Bibliothèque nationale), t. VI!. p. 065, clpassim. ainsi que les « Variétés » de Fournier auxquelles j'ai déjà renvoyé plusieurs fois.
TABLEAUX DE MŒURS
28. — Recueil général des caquets (le l'accouchée, ou Discours facétieux, où se voit (szc) les mœurs, actions et façons de faire des grands et petits de ce siècle. Le tout discouru par Dames, Demoiselles, Bourgeoises et autres ; et mis par ordre en VIII après-dînées, qu'elles ont fait leurs assemblées, par un secrétaire qui a le tout ouï et écrit. Avec un discours du relèvement de l'accouchée. — Imprimé au temps de ne se plus fâcher, 1624, in- 12, 3 /". et 198 p. [Carn., 12739.]
Cet ouvrage est une satire des plus remarquables du dix-septième siècle. Il a été publié pour la première lois eu 16-22 par petits cahiers de quelques feuillets, puis eu 1623, sous forme de recueil, avec un titre identique à celui donné ci-dessus. Sans parler des ditl'érentes éditions qu'a citées l'auteur du Manuel du libraire, ni de la réimpression devenue introuvable qui fut faite à Metz en 1847 (in 16 de 268 p.). et tirée, seulement à 7ï exemplaires, je citerai seulement celle qui fait partie de la Bibliothèque elzévirienne et dont voici le titre :