EXTRAIT TEXTUEL
Des Registres de Décès de la commune de Plangoenoualt
pour Tannée 1716.
On lit :
Malhurin Rouault, âgé d'environ 72 ans, est décédé dans Ja communion des fidèles, après avoir reru les sacrements do TEglise pendant sa maladie, le 22 avril 1716, et inhumé le lendemain, dans Téglise de Planguenoual, au bas de Faile de ladite église, contre les fonts* Présents, MM, de la Yilléon, des Vauheas, de Rollon, du Pont-Rouault, et plusieurs autres, signé Gaultier^ recteur de PlanguenouaL
Les témoins de cette inliunialion étaieniy comme on le voit, toute la noblesse du pays, et cette assistance lui fait honneur. Elle voulait, sans doute, prouver pai* sa présence, que les ca* queux étaient des liommeSj et que^, chrétiens, ils avaient droit, après la mort, aux inômes honneurs que le reste des fidèles. C'est également, on le croît, pour inculquer profondéinenl cette vérité au peuple, que le clergé avait fait inhumer Rouault dans réglise. Quoi qu*il en soit, voici ce qu*on trouve à la page suivante, écrit et signé Gaultier, recteur de Planguenoual :
a Ledit Mathurin Rouault exhumé dans la nuit du 25 avril et porté an Cimetière des Cordiers, et y enterré le lendemain 26, la justice de Saint-Brieuc en ayant élé aussi avertie par un dénoncé, vint le 27 pour le porter à l'église et le faire itdmmer dans sa première fosse. Quelques femmes s*y opposèrent^ etc., et ainsi il fui, par ordre de justice, porté a Saint-Brieuc, le corps salé et en dépôt à Saint-Michel; sur les charges, informations et plaintes du procureur du roi de Saint-Brieuc, la Cour ordonna qu'il fut apporté et ensépulturé, et le 1S« du présent mois (mai), lesdits juges royaux de Saint-Brieuc vinrent avec des archei-s de la maréchaussée, et le firent inhumer uvecles cérémonies ordinaires, et le tout en leur présence, et ce dans sa première fosse de Téglise. »
En marge des registres se trouve celte note :
t Celte translation et cet enterrement se montent a 700 liv., au dire des juges, pour tout compte. »
D'après les recherches faîtes par Fauteur des Notions, il paraîtrait que, depuis cette époque, les Cordiers auraient éte^ sans obstacle, inhumés dans le cimetière ordinaire de la paroisse, ainsi que le reste des fidèles.
Saint-Brieuc^ le itS novembt*€ 1850.
Hauasque.
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