‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 315 sur 500 · TURBO FASCIATUS · texte numérisé non relu

TURBO FASCIATUS

TurBo FAsciATUS. Br. z001., t. 82, ?. 119.— Da Costa. p. 90.— Tavan., t. 65. À. 1.— Don. br., shells, 1,t. 48, f.161.— Lister, conch., t. 19, f. 14.—Turt., Lin., IV, p. 481.

HELIX BIFASCIATA. Pull. cat. dorset., p. 49.

Turgo. Coquille mince, subpellucide, terminée en pointe ; neuf tours un peu arrondis, mais pas très-levés ; apeæ passablement pointu ; les tours ne sont pas striés régulière-

1 L'appendice plumeux sur le derrière de la tête du Turbo fontinalis et de l'Æelir cristata ne peut être considéré comme un tentacule.

2 Il est peut-être permis de douter si les extrémités lisses et luisantes des tentacules ne sont pas réellement des yeux, et méritent aussi bien ce nom que ceux d’autres espèces de limaces terrestres; s’il en est ainsi, l’animal diffère plns essentiellement de tous ses congénères, en ce qu’ils possèdent quatre organes semblables. On ne peut guère décider pourquoi Lister n'aurait pas considéré ces extrémités subglobuleuses et très-polies comme des yeux; mais il fut conduit à conclure qu'il ne pouvait en être ainsi, puisqu'ils n'étaient pas rétractiles, ou capables de se retirer, avec les tentacules ; assurément ce n’est pas une raison suffisante, car il serait mieux de supposer que, comme les tentacules sont formés (dans quelque but sage) pour être constamment découverts, il devient ainsi nécessaire de protéger une partie si délicate par une membrane cornée, comme dans la tribu des cancers. C’est donc en nous en rapportant aux recherches anatomiques du docteur Lister, qui, certes, considérait cette partie comme ocellée, que nous pensons qu'il est juste de remarquer que, bien que la dissection de ces parties soit habilement faite par ce naturaliste, on peut cependant se livrer à de nouvelles recherches ; et nous avons peu de doute que nos conjectures ne soient reconnuues exactes, c'est-à-dire que l'animal possède réellement quatre yeux, deux à l'extrémité des tentacules, et deux à la base.

ment, mais ridés en travers ; couleur blanche, rayée longitudinalement de brun ou de chàtain:; ces raies deviennent souvent confluentes à la base, et forment une ou deux bandes régulières : ouverture subovale; lèvre externe mince; lèvre interne un peu réfléchie, formant derrière elle une cavité. Longueur, près des trois quarts de pouce; largeur, un quart.

Cette espèce fut mentionnée pour la première fois par Lister comme venant du pays de Galles ; ensuite par Pennant, comme assez commune à Anglesea, sur le sol sablonneux près de cette côte. C'est assurément une espèce locale, quoique très-abondante dans quelques endroits près de la mer, et rarement, croyons-nous, ailleurs que dans un sol arénacé, sous l'influence de l'air salin. Elle est en si grande profusion sur la côte de Caermarthenshire et sur les points qui dominent la baie de Whitsand, dans le Cornouailles, qu'on ne peut faire un pas sans en écraser des quantités. On croit généralement dans cette localité que cette coquille contribue beaucoup à engraisser les brebis 1; 1l est impossible, en effet, que ces animaux puissent paître sur cette herbe courte sans en avaler une quantité prodigieuse, surtout pendant la nuit, ou après la pluie, lorsque ces coquilles montent sur les brins d'herbe.

Elle se trouve aussi en grande quantité dans quelques parties du sud de Devon, près de la mer, surtout dans la baie de Bigberry : le sable de cet endroit est plein de coquilles mortes, à la profondeur de quatre pieds.

On remarque dans toutes ces localités qu'il n’est plus possible d'en trouver une seule dès que l’on quitte le sol sablonneux.

Le docteur Pulteney parle de cette espèce comme abondante sur les dunes du Dorsetshire, près de la mer. Nous la trouvämes aussi à Kingsbridge, dans le Devonshire. Assez commune dans un ou deux champs, où elle était probablement apportée de quelque distance dans la vase (ordinairement employée comme engrais dans cette partie), car On ne peut rencontrer aucun exemplaire de cette coquille dans quelque autre endroit, à la distance de quelques milles.

Le Turbo fasciatus semblerait particulier à l'Angleterre, car nous ne le trouvons décrit par aucun auteur étranger comme habitant le continent. Il ne paraît pas être dans la douzième édition du Systema nature, et il n’est pas non plus, que nous sachions, dans celle de Gmelin, à moins que ce ne soit la figure de Lister citée par erreur pour l’'Helix delrita. Müller et Schroeter paraissent également ne pas l'avoir connu.

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