‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 316 sur 500 · TURBO FONTINALIS · texte numérisé non relu

TURBO FONTINALIS

TurBo FoNTINALIS. Pult., cat. Dorset., p. 45. — Don., br. shells, 111, t. 102. — Walk., min. shells., f. 56.— Petiv., Gaz., t. 18, f. 2.

HELIx pisciNaLis. Gmel., syst., p. 3627. 44. Turt., Lin., 1V, p. 512.

HEziIx pusILLA. Gmel., syst., 3627. 45.—Turt., Linn., 4, p. 513.

TurBo THERMALIS. Gmel., syst., p. 3603. 61? — Turt., Lin., 1v, p. 493.

TRocaus criSTATUS. Schroeter, Flussconch., p. 280, t. 6, f. 44.

NERITA PISCINALIS. Müller, Verm., 11, p. 172, n° 358. — Schroeter, Flussconch., p. 247, n° 61.

1 Borlase dit, dans son Histoire du Cornouailles, p. 286 : « Les moutons les plus délicats sont ceux qui « paissent dans les l:e1x où le sable est à peine couvert de gazon vert, et l’herbe extrèmement petite ; tels «“ sont les /owens, ou tertres de sable, dans le Piran Sand, Gwythien, Philac, Senan Green, etc., près des « rivages. Dans ces sables on trouve les limaçons turbinés, de différentes espèces et de tout âge, depuis « l'adulte jusqu’au plus petit sortant de l'œuf; ils se répandent le matin de bonne heure dans les plaines, “et, tandis qu’ils cherchent leur nourriture sur la rosée, ils deviennent un aliment très-nourrissant pour « les brebis. »

NERITA PUSILLA. Müller, Verm., 11, p.171, n° 357.— Schroeter, Flussconch., p.246, n° 59.

TurBo. Coquille mince, subpellucide, de couleur cornée, avec quatre ou cinq tours très-arrondis, très-saillants, lisses ou finement ridés ; le dernier, étant petit et plutôt comprimé, rend la coquille obtuse ; ouverture parfaitement orbiculaire ; lèvres minces; lèvre interne légèrement attachée au tour principal; base perforée d'un petit, mais profond ombilic. Longueur à peu près de même que la largeur, excédant rarement un quart de pouce.

Cette espèce est assez commune dans quelques-unes de nos rivières et de nos petits courants; quelquefois dans les eaux stagnantes et surtout dans les fonds marécageux.

Nous l'avons trouvée sur différents points du Wiltshire, particulièrement dans l’Avon et dans le fossé autour du vieux château de Marlborough, dans le Devonshire, non loin d'Exeter, et en grande quantité dans le Perbeck, Dorsetshire. Elle est assez commune dans la rivière de Kennet, près de Newburg.

Elle est souvent couverte d’une matière pierreuse concrète, et parfois d’un épiderme brun ; les coquilles mortes sont blanches.

Quoiqu'elle ne soit pas rare, elle a été cependant oubliée, malgré la figure qu'en a donnée Petiver, 1l y a une centaine d'années; il dit : « J'ai observé cette coquille dans « l'eau douce, et, si je ne me trompe pas, dans New-River. »

Müller a parlé d'une manière douteuse de cette coquille en deux endroits, mais il ne parle nulle part de la singulière structure de l'animal qui l'habite, circonstance qui n’eût point échappé à l'œil observateur de ce grand naturaliste, s'il avait eu l'occasion d'examiner cette coquille vivante.

Schroeter l’a donnée en trois endroits, comme autant d'espèces distinctes, dont deux sont évidemment celles de Müller : sous le nom de Trochus cristatus, il décrit l’autre parfaitement bien, coquille et animal ; il dit qu'il la reçut du professeur Hermann, sous le nom de Federbuschtragers (Porte Plumet), et c'est sous ce nom qu'on la trouve aussi dans Martini, Berlin Magaz., 1v, 247, n°59. Dans son édition allemande, Geoffroy l'appelle Cochlea depressa cristata; dans son édition française, le Porte- Plume.

Il paraît, d'après ces auteurs, que cette espèce se trouve dans les courants d'eau, dans les ruisseaux et dans les étangs poissonneux, aux environs de Paris et en Suède.

L'opercule de la coquille est corné, permanent, ciselé de fines stries spirales, avec un petit nœud au centre.

L'animal est de couleur pâle, avec deux tentacules sétacés placés comme d'ordinaire, et un autre semblable situé au côté droit, près de la tête; et il se trouve près de celui-ci, au milieu du derrière de la tête, un appendice d’une structure plumeuse très-élégante {semblable à celle de l'animal qui habite l'Helix cristata), très-pellucide, extrèmement sensible, et capable de rétraction instantanée ; les yeux sont situés sur la tête, à la base des deux tentacules antérieurs.

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