‹ Bibliothèque critique des poëtes français (volume 2)Chapitre 58 sur 76 · III · texte numérisé non relu

III

258 épures", discours, etc.

Lorsqu'on y vit sans spectateur- Dans le silence littéraire, Loin de tout importun jaseur, Loin des froids discours du vulgaire Et des hauts tons de la grandeur; Loin de ces troupes doucereuses Où d'insipides précieuses Et de petits fats ignorants Viennent, conduits par la Folie, S'ennuyer en cérémonie Et s'endormir en compliments; Loin de ces plates coteries Où l'on voit souvent réunies L'ignorance en petit manteau, La bigoterie en lunettes, La minauderie en cornettes Et la réforme en grand chapeau; Loin de ce médisant infâme Qui de l'imposture et du blâme Est l'impur et bruyant écho ; Loin de ces sots atrabilaires Qui, cousus de petits mystères, Ne nous parlent qu'incognito ; Loin de ces ignobles Zoïles, De ces enfileurs de dactyles Coiffés de phrases imbéciles Et de classiques préjugés, Et qui, de l'enveloppe épaisse Des pédants de Rome et de Grèce N'étant point encor dégagés, Portent leur petite sentence Sur la rime et sur les auteurs Avec autant de connaissance

Qu'un aveugle en a des couleurs

Loin de la gravité chinoise

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