‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 41 sur 89 · Ibid. — tbid. — » P* I7i · texte numérisé non relu

Ibid. — tbid. — » P* I7i

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grands vices. L'Ancien Historien des Comtes d'Anjou * écrit que Foulque fut brave et aaif dans sa jeunesse. Mais que dans l'âge viril il se livra à la bonne chère, à l'yvrognerie, à la débauche, à la lâcheté et à la fainéantise. Qu'en conséquence, il ne rendoit pas la justice, ni les autres pour luy ; que TAnjou et la Touraine estoient remplis de voleurs et de pillards, qui troublèrent le commerce, et ruinoient les marchands : qu'il commença mal comme son frère, Geoffroy le Barbu, qu'il continua plus mal, et qu'il finit très-mal sa vie. Ce dernier point ne s'accorde pas avec les auteurs contemporains, qui parlent de Foulque avec estime et louent sa douceur, sa bonté, et son inclination à faire du bien à tout le monde *. Geoffroy, Abbé de Vandome, qui ne fiatoit personne, l'appelle un Prince de bonne mémoire '.

Foulque estoit fils de Geoffroy, Seigneur de Chasteau-Landon, en Gastinois, et d'Ermengarde^ fille de Foulque Nerra *. Il naquit, l'an 1042 ou 1043, car il avoit dix sept ans, lorsque son oncle Geoffroy Martel le fit chevalier l'an 1060, le jour de la Pentecôte, à Angers '. Martel estant mort le 3* jour après la feste de S. Martin ou selon d'autres le 1 5 de novembre * ; ses deux neveux Geoffroy le Barbu, et Foulque luy succédèrent '. Ils furent d'abord en bonne intelligence. Car ils défirent en bataille proche la ville de Saintes ', Geoffroy, Comte de Poitiers et Duc d'Aquitaine. Il paroist que Geoffroy qui estoit l'aîné avoit l'Anjou et la Touraine ; et Foulque, la Saintonge et Chasteaa - Landon *. Mais celuy-ci plein d'ambition songea bientost à s'emparer d'Angers. L'an 1067, ayant débauché plusieurs Seigneurs, il se rendit maistre de Saumur pendant le Carême ; et le Mercredy Saint, Geoffroy fut livré par les siens à Foulque avec la ville d'Angers. Mais, le lendemain, les Angevins massacrèrent les trois principaux auteurs de cette trahison, qui estoient : Geoffroy de Preuilly, Raynauld de Chasteau-Gontier, et Gerauld de Montreûil. Ils prirent aussi le Prévost de la ville, qui fut traité comme les trois autres **.

L'année suivante, 1068, le Comte Geoffroy fut pris prisonnier dans une guerre ouverte par Foulque, qui le fit renfermer dans une étroite prison à Chinon *S et fut reconnu pour Comte par

I. D'Achéry, in-4% X, 488 ; — in-f^, III, aSg ; — Chron. des Comtes d'Aniou^ pp. 359, 36o et pp. 138, 334 » *- <^f- C. Port, Dict., t. II, p. 193.

3. V. notamment le passage des Gesta dominorum Amba^iensium intercalé par le Spicilège de d'Achéiy dans les Gesta Consutum (trad. de MaroUes, p. 68 et Chran, des Comtes d'Anjou^ p. 177).

3. Gauf. Vindoc. Ep. lib. V, 14; — Compain, bibL de l'Ecole des H^» Etudes, fascicule 86, pp. lao, 121 et ta 3.

4. Cf. Fragmentum Histm Andeg,,nxXTihMé à Réchin lui-m6me, (Chron, des Comtes d'Anjou,, p. 375 et introduction, p. LXXXVI) ; — Orderic Vital nomme son père Aubry, ainsi que la Chron. dite de Thomas de Loches, et sa mère Adèle, (Chron. des Comtes d*Anj,y ibid., pp. 333, 340 et Chr. des Egl d'Anj. (S* Maixent), p. 402) ; — V. d'Espinay, La légende des Comtes d'Anjou, (a»* part. V, p, 56); — C. Ballu, de la swçeraineté des Comtes d*Anjou sur le Gdtinais, p. 25 ; ^ de Salies, Hist de Foulq, Nerra, p. 1 1 2.

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