Chr, des Comtes d'Anjou, {Fragmentum p
6. Chron, desEgU d'Anj.: (S« Aubin, p, 25 ; St Serge, p. 137; —S* Maixent, p. 423;— Vendôme, p. 167); — Chr. des Comtes d'Anjou. (Fragm. p. 379}.
7. Chron. des Egl. d'Anj.j p. 402; — Salmon, G^ chron. de Touraine, p. t23;— -D. Bouquet, t. X, p. 270 et XV,
8. Chron. des Egl. d'Anj. (St Maixent, ann. 1061-62, pp. 402, 4o3).
9. Chron. des Comtes d'Anjou, pp. 1 3 1, 1 74 et 333 ; — G^ chron. de Tour., p. 1 23 ; — d'Achéry, Gesta Cons. Andeg., p. 482.
io. Chron. des Egl d'An}. : (Chr. de Rainauld. p. 12 ; S* Aubin, p. 2S ; Si Serge, p. iSS ; VEsviire, pp. 168, 169); d'Achéry, Gesta Cons. Andeg. Spicélège, t X, pp. 484-488 ; — Chron. des Comtes d'Anjou, pp. 139 et 38o; G^ Chroniq. de Tour., p. i25.
II. Chr. des Comtes d'Anjou, pp. i38, 139, 175, 176 et 38o, {Fragmentum); ^ Chron. des Egl d'Anjou, pp. 12, i38, 169, 4o3 ; — G^ chron. de TVwr., éd. Salmon, p. I25.
les Angevins, malgré qu'ils en eussent ; car il paroist que Geoffroy estoit aimé à Angers. Pour ce qui est de Tours, Foulque en devint facilement le maistre parce que Geoffroy s'y estoit rendu odieux par sa dureté ^ Geoffroy demeura en prison jusqu'à sa mort, c'est-à-dire, plus de trente ans, et il y perdit l'esprit *. Plusieurs Seigneurs, entre lesquels on compte i^Helie de la Flèche, Comte du Maine^ entreprirent au commencement de délivrer Geoffroy et de l'enlever par la force des armes, avec le secours du Roy Philippe et du Comte de Blois '. Mais Foulque qui estoit habile fit hommage au comte de la Touraine, et céda pour toujours au Roy, Chasteau-Landon. Ainsi ce prince donna l'investiture de l'Aujou à Foulque, qui demeura le maistre *. Mais le Pape, Grégoire VII ou son prédécesseur, l'excommunia pour ce sujet, comme nous dirons bientost.
Foulque a eu plusieurs femmes. La première estoit fille de Lancelot de Baugenci et de Paule du Mans *, que quelques-uns nomment Ermengarde, dont il eut Ermengarde, Duchesse de Bretagne, femme d'Alain Fergem, et mère de Conan le Gros. Après la mort de cette Dame, ou, selon d'autres auteurs, estant encore vivante, il prit Ermengarde, fille d'Archembauld de Bourbon, dont il eut Geoffroy Martel, jeune seigneur d'un mérite singulier et qui avoit toutes les belles qualitez imaginables *. Mais comme elle estoit sa parente au quatrième degré, il s'en sépara, et on prétend que sa troisième femme fut la fille de Gautier, Comte de Brienne et d'Eustache, fille de Milon, Comte de Tonnerre, sa parente au sixième degré : ce qui causa encore un divorce, et quelques-uns disent que sa quatrième femme fut Arengarde, qui se fit peu après Religieuse. Enfin, Tan 1089, ayant vu Bertrade, fille de Simon de Montfort, sœur d'Amauri, nièce de Guillaume, Comte d'Evreux, il l'épousa, et il en eut un fils, nommé Foulque, qui lui succéda, et qui mourust Roy de Jérusalem ^. Mais trois ans après, Bertrade qui connoissoit Tinconstance de son mari, et qui craignoit d'estre répudiée comme les autres, l'abandonna et se maria avec le Roy Philippe I»*.
L'an 1070, Foulque fit une Donation à l'Abbaye de Cormeri en Touraine, le siège de Tours estoit vacant dans la troisième année après la mort de l'Archevesque Barthelemi *.
L'an 1079, Grégoire VII écrivit à Raoul I«f, Archevesque de Tours, et à Eusèbe, Evesque d'Angers, et les avertit de commander de sa part à Foulque de ne plus vexer Bérenger, et mesme de le secourir contre ses ennemis ; ce qui fait voir que le Comte estoit fort attaché à la foy catholique *•. Deux ans après. Foulque s'attira une grande affaire sur les bras. Raoul, Archevesque de Tours, ayant favorisé Amat et Hugue, Légats du Pape, qui vouloient, à ce qu'on dit, mais faussement, ôter au Roy Philippe les Eveschez de son Royaume, le Roy enjoignit au Comte de chasser l'Archevesque de son Eglise, ce qui fut exécuté aussitost ; car Foulque, Comte de Tours, estoit alors fort attaché au Roy'*. Mais Raoul eut recours à l'Eglise de Lyon, dont il avoit reconnu la Primatie, et