‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 77 sur 89 · Jbid, — nov., t. XIV, coll. 568 et · texte numérisé non relu

Jbid, — nov., t. XIV, coll. 568 et

5. Restitution par Amauri Crespin et Thebaud, son fils; —Cf. Rangeard, Ibid. 1. 1, p. 85, ch. XLIV; — V. Cart. Eccîes. Andegav.; — B. Roger, Hist. d'Ang., p. 241.

6. V. la lettre confirmative de ces possessions par Innocent II apud Baluze» Miscellan., t. II, p. 198; —Tresvaux, Hist. de VEgl. d*Anj., t. I, p. 435, Append. n* X; et la restitution, GalL christ, nov., t. XIV, col. 567E (ann. i i3i).

7. Apud D. Housseau, t. V et GalL christ, nov., t. XIV, col. 568 d (ann. 1140) ; — B. Roger, Hist. d*Anj.f p. 240 ; Revue d'Anj. 4» sér., XVI, 1876, p. 8; — Ménage, Hist. de Sablé, p. 3i5. (i" partie).

8. Dans ses dernières éditions, mais non dans les premières ; — Cf. GalL christ. — Ibid ; — G. Vindoc, Epist. I, 27 et 3i.

9. V. note 6 ci-dessus et lettre du pape à Robert, de la Ro& {ann. 11 36), où il le qualifie bien : a religiosi utrique, prudentis ac discreti viri ; 9 — Tresvaux, Hist. de VEgL d'Ang. 1. 1, p. 5 19, Append. pièces justif., n« XXXVI.

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que Guillaume avoit étudié à Angers sous Ulger, qui, estant Evesque, luy avoit conféré la tonsure . cléricale *.

Ulger fit son testament par lequel il donna beaucoup de biens à son Eglise *. On voit encore son tombeau et son image à la porte du Cloître de l'Eglise cathédrale de S. Maurice', avec une épitaphe en vers latins, où il est dit, que dès sa jeunesse, il s'estoit accoutumé : à servir Dieu de corps et d'esprit, d'estre utile à plusieurs, d'avertir, d'instruire, de consoler les affligez, de vestir les nuds, de briser la fierté des superbes, de ne blesser personne, suivre toujours le droit chemin, d'avoir exercé enfin tous les devoirs d'un bon Pasteur «.

Quand je fais réflexion sur ce qu'ont dit de la science d' Ulger les auteurs de son temps et qui l'ont connu, je ne scaurois me persuader qu'il n'ait pas publié quelque ouvrage considérable, qui n'est pas venu jusques à nous *. Je scay que le docte évesque de Chartres, Jean de Saiisbury, Anglois {lib. Il, Metalog. Cap. XX) y cite cette sentence d'Ulger, vénérable Evesque d'Angers : In venalitio disciplinarum gratiosum ac judicem débet esse verbi commercium *.

Je vais recueillir ce que j'ay pu trouver de ce Prélat.

Giraud Berlay, seigneur de Montreiiil-Bellay, ayant fondé le Prieuré d'Asnières, en Anjou, le soumit à l'Abbaye de Tiron '. Il eut dessein, dans la suite, de l'ériger en Abbaye. Pour cet effet, Ulger écrivit, l'an i iS/, au vénérable Guillaume, par la grâce de Dieu, Abbé de Tiron, son ami et seigneur, et à la Très-Sainte Communituté du mesme lieu. Il leur dit : « que lors qu'ils envoyèrent leurs religieux à Asnières, le lieu estoit désert ; mais que depuis ce temps-là il est devenu par la protection de Dieu, si connu et si célèbre par l'excellence de leur piété et religion, par la possession de plusieurs terres et des autres commoditez, que toutes les personnes de ce quartier désiroient extrêmement, qu'on y pust établir un Abbé, et que Guillaume voulust bien ériger ce lieu en Abbaye, à condition que l'Abbé de Tiron aura toujours droit, si celuy d' Asnières veut se retirer ou vient à mourir, d'en choisir un autre et de l'envoyer pour remplir sa place ; comme aussi de présider, de le corriger et de le changer, si ses fautes le méritent ; que l'Evesque d'Angers le consacrera et recevra de luy la profession ordinaire, sauf la plénitude d'obéissance qu'il devra à l'abbé de Tiron». Uabbé Guillaume accorda à Ulger ce qu'il demandoit. Souchet a publié la Lettre de cette Evesque ^

L'an II 35, Ulger écrivît une Relation très-longue et très-forte au Pape Innocent II contre les Religieux de l'Abbaye de Vendôme, en faveur des Chanoines Réguliers du Bois ou de la Roô, qui nous a esté donnée par M. Baluze dans le second tome de ses Mélanges^ p. 200 *. Cette pièce est bien écrite et avec beaucoup de netteté et de vivacité. On y voit qu'Ulger estoit fort habile. Il

1. V. J. Picard, not, super Epist. aoo, S. Bernard, éd. 1640, p. 2243 et Rangeard, Hist. de VUniv. d'Ang,, t. I, p. 76, ch. XXXIX et t. II, preuves, no XVII, p. 173.

2. Cf. Gaîlia christ, wov., t. XIV, p. 669 a; — apud. S«» Marthe, Lll, pp. 1 34-1 35.

3. V. Rangeard, 1. 1, p. 102 ; — de Farcy, Tombeaux des évéques d'Ang., t. XXI, p. i3 et Revue d'Anj., t. XXXII, p. 435 i-^Hiretj des antiquité^ d*Anj., (éd. de 1609, p. 121 ; — VioUet-Leduc, Dict du Mobil^ t. II, p. 224.

4. GalU christ, nov., t. XIV, col. 669 c; — Rangeard, t. II, p. 104; — Trcsvaux, t. I, p. 523.

5. Rangeard dit, (t. II, p. 104), qu*il en existait dans la Bibl. de Tabbaye de S. Victor de Paris.

6. Dans la question du rachat des autels sans doute ; — V. A. Thery, Etude sur Jean Petit de Salisbury, p. i5, pour le Metalogicon et M. Dimimuid, Jean de Salisbury, Paris, 1873, passim.

7. Gall. christ, nov., t. XIV, coll. 558,693e et chart. XIV, col. 154 (ann. 11 33) ; — J.Grandet, N. D. Angevine^ pièces justiflcat.^ pp. 480-482; — Hiret, des antiquite:( d*Anj. (édit. de 1609 p. 122).

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