Vita S. Bemardifundatoris... Tiron. 1649, in
9. Et Tresvaux, Hist. de VEgl. d*Ang.y t. I. Append. n» XXXVI, p. 5ii ; — Gall. christ, wov., col. 718 b; — Patrologie îat. de Mignc, t. CLXXX, édit. 1649; — Compain, Geoff. de Vendôme^ p. 187 ; — Rangeard, t. I, p. 77.
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s'agissoit entre ces deux Abbayes de la Chapelle de S. Nicolas de Craon. Le Pape dans sa réponse à Robert, Abbé de la Roë, appelle Ulger, « un Prélat religieux, prudent, discret, et d'une foy éprouvée » K Cet Écrit nous fait croire qu'Ulger composa des Pièces semblables dans le long procès qu'il eut contre l'Abbaye de Fontevrauld.
Nous avons une Lettre d* Ulger dans V Histoire de V Abbaye de S. Nicolas d'Angers *, qui est mémorable par sa singularité. C'est un accord qu'il fit entre cette Abbaye et celle des Religieuses de Notre-Dame du Ronceray» à l'occasion d'un corps mort donné et porté dans le Monastère de S. Nicolas. Car le Curé de S. Jacques s'estant plaint aux Religieux que les Moines de S. Nicolas vouloient enterrer ce corps» elles vinrent avec leurs sujets au Monastère qu'elles attaquèrent avec violence, et ne craignirent pas de rompre les portes et les murs. Elles ne remportèrent pourtant pas le corps. Cette affaire eut des suites, comme on juge assez, mais elle fut terminée par la sagesse de l'Evesque. Il y a encore une /e^tre d'Ulger ' qui est considérable. Elle est adressée à tous les Archiprêtres, Archidiacres, Prieurs, Curez et à tout le Clergé du Diocèse d'Angers. Il leur mande, les prie et conjure de bien recevoir les Frères qui ponoient sa Lettre^ de leur laisser leurs Eglises pour y prêcher, et d'exhorter leurs paroissiens à leur faire abondamment l'aumône. Ce sont, dit l'Evesque, des Députez, des Officiers et compagnons de ceux qui servent Jésus-Christ dans le Temple de Jérusalem, c'est-à-dire des Templiers^ dont Ulger fait un grand éloge, « désirant, ajoute-t-il, avoir part à leur bonheur, Nous leur accordons, que si les Eglises, où ils viendront sont interdites, on y célèbre une fois en un an à leur arrivée, l'office divin, après avoir sonné les cloches en présence de tous les paroissiens, hors les excommuniez. Et, si quelques-uns de leurs Frères viennent à mourir, qu'on les enterre, cette fois-là. Au reste, nous remettons à tous ceux qui leur feront la charité, la cinquième partie de leur pénitence qui leur aura esté enjointe pour les péchez qu*ils ont confessez ».
Quelques-uns ont attribué à Ulger la vie de S. Maurille, Evesque d'Angers, écrite en vers ; mais elle est de Marbodus, dont Ulger a fait TEpitaphe en trente vers, qui contiennent un très-bel éloge de ce venueux et scavant Prélat ^
Nous avons encore deuxLef/re^d'UIger au Pape Louis IL Dans la première, l'Evesque d'Angers lui recommande le sous-doyen de S. Martin, qu'il dit avoir esté calomnié auprès du Pape. C'est pourquoy Ulger le prie de renvoyer cet Ecclésiastique avec ses bonnes grâces ■.
Dans la seconde, Ulger lui recommande Dom Roben, Prieur de S^ Cosme de Tours, qui avoit beaucoup travaillé pour cette pauvre Eglise. Cette Lettre n'est pas digne de la générosité de nostre Evesque. Mais elle prouve aussi bien que l'autre qu'Ulger estoit bien dans l'esprit du Pape et que l'affaire de Fontevrauld avoit changé de face. La seconde, donne encore lieu de présumer que l'Eglise de S^ Martin de Tours n'estoit pas encore soumise au Pape.
Pierre, Abbé de Bourgueil, estant tdort pendant que le Roy Louis VII, qui estoit aussi Duc d'Aquitaine alloit en Orient, les Religieux de l'Abbaye et les Prieurs s'assemblèrent promptement