‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 80 sur 89 · Cf. Rangeard, t. I, p · texte numérisé non relu

Cf. Rangeard, t. I, p

5. V. Additions^ livre VI, chap. II, et la charte parmi les Preuves^ (if partie).

6. Gaîl christ, nw., t. XIV, col. 569 o et 689 a ; — Chron. des EgL d'Anj. {S* Serge, ann. 114B), p. 146; — Statuts du dioc. d'Ang., table chron. de8éyeq.,p. 126; il signe en qualité de doyen la charte de S^Maur, n* LVIf, (Marchegay, Arch. d'Anj.^ t. I, p. 395).

7. ChrùH. des EgU d'An). (S* Aubin, ann. 1149), p. 36; ^ Gall. christ, no», (ann. ii5o), col. 6690; — Hiret, des Antiquiteiç d'Anj., p. 124. (édit. 1609).

8. Les Necrol. de S* Serge et du Ronceray disent le 6 mai, et le calendrier de S^ Maurice le 8 ; — Cf. Gall. christ, nov., col. 570 A ; — Chron. des Egl. d'Anj. : (S* Aubin, p. 37; S* Florent, p. 192 et note i) ; — V. Arm. de Baluze, t. XXXIX^ p. 3o j — Barth. Roger, Hist, d'Anj.^ p. 244 ; — Annales eccUsiastiq. de Tabbé Pletteau, Revue d*Anj. t. XVI, p. 129.

9. D. Housseau, t. V; — Gall. christ, «ov., col. 670 a et 710 b.

10. V. Cartul. de Marmoutier^ 1. 1, p. 400 et sachroniq.;— Chron. de Tour., édit. Salmon, p. 32o ; — Gall. christ, nov.y col. 569 b; — Archives de Maine-et-Loire, G. 788, f. 66; — Coll. Gaign. n« 164, p. 61 et Marchegay, Arch. d'Anj.y t. II, p. 90; — Rangeard, Hist. de VUniv. d'Ang.y t. I, p. 99.

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Je trouve qu'on fonda de son temps PAbbaye de S. George-sur- Loire pour des Chanoines Réguliers *.

GEOFFROY LE BEL ou MARTEL, Comte d'Anjou, du Maine, de Tourainb,

Duc DE Normandie

Ann. 1161. ^- Geoffroy» sorti d*une race de héros, égala s'il ne surpassa pas les plus illustres de sa maison. Je ne scay pourquoy les Anglois l'ont surnommé Plantagenet. Car ce sobriquet ne luy pouvoit convenir, ayant esté extraordlnairement belliqueux, actif et laborieux *, outre que je ne vois point que les Auteurs François lui ayent donné ce surnom'. Je soupçonne qu'on l'a confondu avec son troisième fils Geoffroy, qui fut en effet surnommé Plantagenet, parce que son frère aîné, Henry II Roy d'Angleterre, l'ayant dépouillé de son héritage, il n'eut plus rien à faire qu'à planter des genêts. Le Duc de Geoffroy a eu l'avantage de trouver un Historien capable, autant qu'on le pouvoit estre en ce temps-là, de faire connoistre à la postérité ses vertus et ses grandes actions. C'est Jean, Moine de l'Abbaye de Marmoutier, qui dédia son ouvrage à Guillaume Passavanty célèbre Evesque.du Mans, qui gouverna cette Eglise depuis Tan 1 142 jusqu'en 1 186^.

Geoffroy, fils de Foulque le Jeune (qui fut depuis Roy de Jérusalem), et d'Aremburge du Maine, fille du Comte Helie, naquit l'an 11 10'. On le fit étudier de très bonne heure, et il se pona luymesme avec ardeur à l'étude. Ainsi» il apprit la langue Latine à l'exemple de ses ancestres et il aima toujours extrêmement la lecture ; ce qui luy fut fort utile pour apprendre à se bien conduire dans tous les événements de sa vie. Car il eut de grandes guerres à soutenir, et ses vassaux se révoltèrent souvent contre luy. Il lisoit avec soin les Saintes Ecritures, et ne négligeoit point les Livres des Anciens *. Il étudia les Philosophes, les Orateurs, les Poètes et les Historiens. Il apprit nonseulement l'Histoire de ses ancestres et de la Nation Française, mais il se remplit mesme de tout ce qui s'estoit passé chez les étrangers, conservant dans sa mémoire les guerres et les actions des hommes illustres de tous les temps ^. Il n'en demeura pas là. Ayant un bon esprit et un jugement solide, il connut bientost à quoy l'engageoient la grandeur de sa naissance et sa haute fortune, de sorte qu'il étudia avec ardeur la discipline militaire et la science des armes, ne voulant rien ignorer de ce qui luy pouvoit servir dans la lecture des Anciens. Sur quoy il disoit : qu'il estoit beau d'arracher des mains d* Hercule sa massue, et de couper la teste de Goliat avec son épée. Les belles pensées des Anciens luy servoient à s'humilier, disant encore que seroit une chose honteuse, s'il ne faisoit pas, estant chrestien, ce que les Payens avoient enseigné par leurs exemples et par leurs écrits.

Geoffroy estoit de belle taille, rousseau, maigre, mais robuste et nerveux. Il avoit un visage agréable, les yeux vifs et pleins de feu, de grandes qualités, peu de défauts, en sorte qu'il ne fut

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