‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 81 sur 89 · V. cependant Thomas de Loches, Ihid, et p · texte numérisé non relu

V. cependant Thomas de Loches, Ihid, et p

4. V. sur cette histoire, E. Mabille, introd. aux Ckroniq. des Comtes d'Anj., pp. XXXVIII à XXXXII, ch. II à III et cette histoire elle-même ; — Hist. Ecclés. de Grégoire de Tours^ par Laurent Bochel, édit. 1610 ; — Mss. fonds iatiriy n«« 6,oo5 et 16,067, Bibl. Nat.; — et Ckroniq, des Comtes d'Anj., pp. 22g à 3i i.

5. CAitm. des Comtes d'Anj. ^ p. 334; — Chron. des Egh d'Anj., 5» AuHn, p. 32, (ann. iii3).

6. — Ihid. — p. 1 55 : « optime Utteratus » ; — Hist. littér. de France^ t. XIII, pp. 354-356. 7- -^îbid.^ pp. 232-233.

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inférieur en rien aux plus grands princes de son siècle *. Ses entretiens estoient fort agréables. Il parloit fort bien, sans affecter de faire paroistre ce qu'il scavoit *. Il ne parloit point de soy-mesme. Il estoit doux, honneste, poli, clément au-delà de ce qu^on peut dire dans un si grand guerrier. Il oublia toujours les injures et les offenses très-parfaitement. Il dissimula mesme plusieurs choses qu'il entendit et pardonna toujours à ses plus grands ennemis, qu^il avoit entre les mains après les avoir vaincus, lorsqu'ils témoignèrent leur repentir. De sorte qu'il ne fit pas moins par sa clémence que par la force de ses armes. Geoffroy n'avoit que quinze ans, lorsque Henri I^, Roy d'Angle* terre, entendit parler avec éloge de ses belles qualitez et de sa vertu, et songea dès lors à luy donner sa fille unique en mariage; ce qui fut exécuté, l'an 1129, après le départ de Foulque, son père, pour l'Orient'. L'an 11 33, Mathilde, femme de Geoffroy, mit au monde Henry II, Roy d'Angleterre; l'année suivante, Geoffroy Plantagenet, et en 1 1 35, Guillaume Longue-épée^.

Ce n'est pas ici le lieu de parler de toutes les guerres que Geoffroy a faites, et de ses conquestes. Il suffit de dire ici, qu'après la mort du Roy d'Angleterre, son beau-père, Estienne, cousin-germain de sa femme, s^estant fait couronnner Roy d'Angleterre', il ne jugea pas à propos de passer dans cette ile. Il crut qu'il estoit plus sûr de conquérir la Normandie ; ce qu'il fit après deux ans de trêve, et dans le temps que l'impérau-ice, sa femme, alla dans le royaume pour faire valoir son droit*. Une de ses dernières actions fut la prise de Monstrettil-Bellay, qui, selon quelques auteurs, n'arriva qu'après un siège de sept ans ; mais il vaut mieux suivre ceux qui disent que le Duc fut un an entier devant cette place '. Durant qu'il y estoit occupé, des Religieux de Marmoutier l'estant allé trouver pour luy poner la réponse de leur Communauté, le voient lisant Végèce. Il mit le livre à costé de luy pour les écouter avec plus d'attention *, Cependant un de ces moines (•), homme d'esprit et sçavant et d'une vie encore plus sainte, ayant ouven le livre et lu Tendroit que le Duc examinoit, Geoffroy luy dit aussitost : « G...,* mon cher Frère en Jésus-Christ, vous verrez pratiquer dès demain, ce que vous venez de lire dans ce livre. » C'est ce qui arriva, Giraud de Mons-

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