Ibid, — p
3. — Ibid. — pp. a34, 235, 341 ; — Chron. Saxon.yp. 23o; — Guill. de Malmesb., p. 175 ; — Chron. 5** Pétri de Burgo^ p. 68 ; — Chron. des Egl, d'Anj,, pp. 144-145 ; — D. Hume, Hist. d'Angleterre^ maison de Plantagenet^ 1. 1, p. 336 (éd. 1765) ; — Hist, sommaire des Comtes d'Anj. de Bernard de Girard, p. 10 (éd. i58o) ; — G. Dodu, de Fulconis Hierosolym. regnoj p. 16.
4. Hist. des Comtes d'Anj. y pp. i5i, 216, 277, 278, 341 ; — Chron. des Egl d'Anj., (S* Serge, ann. 11 33), pp. 144- 145; — Salmozi, G^ chron. de Touraine, p. i33; — Hiret, des Antiquité^ d'Anj. <, p. 122 ; — Bernard de Girard, Hist. som. des Comtes d'Anj., p. 10 ; — D. Hume, Hist. de la maison de Plantagenet, t. I, p. 340, (ann. ii33); — G. Malmesb., p. 177 ; — Henri de Huntingdon, Histor. Anglor. p. 3i5.
5. D. Hume, Hist. d'Angleterre (maison de Plantagenet), t. I, ch. VII, p. 346 ; — Brompton, p. 102 3 ; — Will, Malmesbury, p. 179; — Chron. Sax., p. 238; — Hagulstad, pp. 259-3i3; — Chroniq, des Comtes d'Anj., p. 280.
6. Chron. des Comtes d'Anj., pp. 280, 281, 294 ; — Guill. de Malmesb., p. i83 ; — David Hume, loc. cit. t. I, ch. VII, p. 354; — Orderic Vital, p. 917.
7. Chroniq. des Egl. d'Anj. : (Cartul. et chron. de Méron), pp. 88-89 > -" (S* Serge), pp. 146-147 ; — (S* Florent), p. X91. — Chron. des Comtes d'Anj., pp. 282, 283, 284, 285, 336; — Ménage, Hist. de Sablé, p. 54;— Chron. de Robert du Mont, éd. L. Delisle, (ann. 1 149) ; — Orderian Vital, (ann. x 148) ; — B. Roger, Hist d'Anj,, p. 243 ; — Histor. scriptor. angl. (ann. i i5o) ; — Guillaume de Nangis, apud D. Bouquet, t. XX, p. 727 ; ^ Salmon, G*^ chron. de Tour, p. i35.
8. Cf. Chron. des Comtes d'Anj, (Hist. de Geoffroi le bel), p. 286.
(a) C'est Gautier, de Compiègne, comme il paroist par i'Epistre dédicatoire des Gestes^ au Roy d'Angleterre, Henri II.
9. Les éditeurs des chron, des Comtes d'Anj., (MM. Marchegay et Salmon), pensent aussi qu'il s'agit de Gautier de Compiègne, (V. p. 286, ad not. x et p. 353).
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treuil) se voyant sans ressource, fut obligé de se rendre avec ses gens, et le Duc les fit tous mettre en prison et licencia son armée ^ Mais le Roy Louis VII, ayant compassion de Giraud qui avoit eu recours à luy, manda au Duc de le venir trouver et d'amener avec lui Giraud et les autres captifs. Ainsi, par la médiation du souverain, Geoffroy rendit à Giraud et aux siens leurs terres, mais à condition qu'on ne pourroit plus fortifier Monstreuil, dont le Duc avoit fait renverser la moitié de la tour *.
Geoffroy revenant du lieu de Tentrevûë fut saisi d'une fièvre très-aiguë, au Chasteau du Loir, qui l'emporta, le 7 de septembre, Tan ii5i, dans la 41 • année de son âge, ayant fait et ordonné avant sa mort de grandes aumônes. Son corps fut porté au Mans, et fut enterré dans l'Eglise Cathédrale de S. Julien. L'Evesque Guillaume luy fit faire ' un beau tombeau avec sa statue ornée d'or et de pierres*.
Robert, Seigneur de Sablé, s'estant révolté contre Geoffroy et fait de grands ravages dans le Maine et l'Anjou, le Duc demeura assez long-temps sans rien faire, répétant souvent cette parole de Ciceron : « Il n'y a rien de plus honteux que de faire la guerre à un homme avec qui on a vescu dans une étroite amitié. » En effet, Robert estoit frère de lait de Geoffroy, il avoit esté élevé et nourri avec luy, et le Comte luy avoit témoigné une amitié particulière. Mais il agit avec tant d'emportement que le Comte prit enfin les armes, le défit trois fois, car Robert avoit pris autant de fois les armes, et le réduisit à luy demander humblement pardon ; ayant imploré la médiation d'Ulger, Evesque d'Angers, et de HuguedeS. Calais, Evesque du Mans, le Comte luy pardonna*.
Nous avons quelques Lettres de Geoffroy, qui nous font regt etter la perte des autres. Car il estoit très*éioquent non-seulement entre les laïques, mais mesme entre les Ecclésiastiques*.
Estant encore Comte d'Anjou, mais néanmoins après la mort de Henri I^', Roy d'Angleterre, son beau-père, il eut quelques demeslez avec le Roy ; ayant appris par la relation de plusieurs personnes et surtout par les avis d'Arnoul, Evesque de Lizieux, que Suger, Abbé de S. Denys, n'avoit point eu de part dans cette affaire et qu'il n'y avoit point engagé le Roy, il écrivit une Lettre fort honneste à cet illustre Abbé pour l'en remercier et luy marqua : « combien il luy estoi| fort obligé de ce qu'il travailloit à rétablir la paix entre le Roy et luy Geoffroy ; qu'au reste il ne pouvoit entrer dans les projets que Suger luy avoit fait proposer par TEvesque de Lizieux, parce
1. Ckron. des Comtes d*Anj., pp. i56, 286 et 287 ; — Chron. des Eglises d'Anj. p. 87 ; — B. Roger, /fist. d'Anj, p. 243.
2. — Ibid. — pp. 287, 290, 292 ; — B. Roger, pp. 243-244; — Hirct, des antiquité:^ d'Anj.y p. i23, ( édit. de 1609); — Bourdigné, éd. de Quatrebarbes, t. I, pp. 3ii-3i2; — Chron. des Egl d'Anj,: p. 36, (S* Aubin); p. 147, (S* Serge); p. 191, (S* Florent); p. 173, (Vendôme); — Chroniq. de Touraine, éd. Salmon, p. i35.
3. Chron, des Comtes d'Anj,, pp. i56, 157, 293, 338, 341 ; — Chron. des Egl. d'Anj., pp. 36, 147, 173, 191, note i ;
— OHt, de S, Maurice d'Angers (ann. 11 52); «-Arm. de Baluze, p. 39, f« 3o ;— Chron.de Tour,^ g*» chron., p. i35.
4. Le Corvaisier, Hist, desEvesques du if ans, édit. de 1648, p. 445 ;— André Duchesne, Chroniq. normande, p. ^84, éd. 16 19; — Chron. des Comtes d'Anj,, pp. 167-341 et son Hist. p. 293; — E. Hucher, V émail de Geoff. Plantagenet au Musée du Mans, p. 6 et seqq.; — V. Trouillard, Hist. des Comtes du Maine^ éd. 1643; — Le Paige, Dictionn. topogr.y historiq, généalog, etc. du Maine i — ^e^che^ Diction, du Maine, éd. i833, v*. Geoffroy ; — Renouard, Essais hÎMtor. et littér, sur la province du Maine^ p. 23i, éd. 181 1 ; — D. Piolin, Hist. de l'Eglise du Mans, t. IV, p. 81 ;
— D. Chamard, Vies des Saints de l'Anj.^ t. II, p. 265; — V. aussi les ouvrages d'Art qui ont reproduit ce tombeau ou l'ont décrit: Montfaucon, Monuments, t. II, pi. Xll; — du Sommerard, Album des Arts au Moyen-Age', — Alex. Lenoir, Musée des Monum. /nsnc, t. VII, p. 2 37 ; —P. Lacroix et Stvé^Le Moy.-Age et la Renaiss.ft,y;^J, Labarte, VEmail dans Vantiq, et au moy^-dge, pp. 56 et 199; —Cl. de Ris, les Musées de province, p. 261 ;— Viollet-Leduc, Dict. du MobiLy t. II, p. 218, etc. .., et en Angleterre, A. W. Francks, The art Treasures qfunit. Kingdom,
b. Ménage, Hist. de Sablée ch. III, p. i65 ; — Chron, des Comtes d'Anj, , p. 269; — Orderic Vital, liv. VI, p. 930 ; -*- de Montzey, Hist de la Flèche et ses seigneurs, p. 124, t. I. 6. Cf. Ckr. des Comtes d'Anj,, p. 36i : c inter clericos et laîcoa facundisiimus. »
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que le terme que le Roy avoit prescrit estoit proche et qu'il n'avoit pas le temps de son costé de ramasser ses forces pour résister au Roy qui venoit armé contre luy. Mais que si le dessein du Roy estoit différé ou changé, il traiteroit volontiers de ce que Suger luy avoit mandé, suivant le conseil de c^t abbé et de Raoul Comte de Vermandois, sauf son honneur. »
Il semble que ceue Lettre fut écrite Tan iiSy après que Louis le Gros eut donné le duché de Normandie à Estienne, Roy d'Angleterre et fait alliance avec luy K
Dans la suite Geoffroy estant maistre de la Normandie, il écrivit deux Lettres à Suger, Régent du Royaume*. Dans la première, il luy mande qu'ayant esté attaqué d'une grande maladie, quoi* qu'il commençast à se rétablir, ses amis ne luy conseilloient pas d'entreprendre aucune grande affaire et qu'ainsi il ne pouvoit pas se trouver à l'entrevûë de Beaugenci, comme ils en estoient convenus. Outre qu'il ne croyoit pas pouvoir faire aucun voyage avant la feste de Noël.
Dans la seconde, il mande au mesme Abbéj que par la grflce de Dieu, il se porte bien, et quMl est prêt à obëir au Roy ; que Suger pourroit donc le mander au besoin, et qu'il estoit disposé à tout ce que le Régent voudroit pour le service du Roy, et qu'il agiroit avec plus de soin que si le Roy estoit présent.
Geoffroy rendit à Ulger, Evesque d'Angers, l'Eglise de S. Jean^Baptiste qui estoit dans un faux-bourg de la ville '.
Nous avons la charte d'une Donation qu'il fit à TAbbaye de S. Nicolas d'Angers, l'an ii35, (Voyez l'histoire de cette abbaye p. 59) *.
L'année suivante^ il confirma par une Charte particulière tout ce que ses prédécesseurs avoient donné à ce Monastère *.
Le Comte fonda le Chapitre de S. Lô et luy donna des biens considérables, comme il paroist par la Charte qui se trouve dans la Gaule Chrestienne *.
Voilà ce que l'on peut dire de ce fameux Comte d'Anjou et Duc de Normandie, à qui on peut néanmoins reprocher la dureté qu'il eut envers son frère unique, le Comte Helie, ce que son Historien n'a pas dissimulé '. Car estant si clément envers ses vassaux révoltez et d'autres ennemis ^déclarez, il ne devoit pas traiter avec si peu d'égards son propre frère. Il semble que Dieu l'en punit et par une vie assez courte, et par le mépris que fit de ses dernières volontez, son fils aîné» le Roy Henri II, qui priva Geoffroy Plantagenet, son frère, de ce que son père luy avoit laissé *. Et Henri fut puni luy-mesme de sa dureté et de l'injustice qu'il fit à son frère qui avoit de très belles qualitez, par la révolte de ses enfants qui luy causa enfin la mort *.
1. Historiens de France et des Gaules, t. XV, p. 53 1, inter epistoU Suger.
2. — IHd. — , (ann. 1 147 vel. 1 148); — Epist.j I et II. Gauf. comit. Andeg. ad Sugerium.