‹ Bibliothèque des croisades (volume 2)Chapitre 12 sur 31 · AS · texte numérisé non relu

AS

Ces pèlerins partirent sur des. vaisseaux approvisionnes de tout ce qui était nécessaire pour le pélerinaae en Orienta Sortis des ports de la Zélande , ils allèrent d'abord mettre k Tancre dans le Jutland, où ils rencontrèrent A go et Alexandre qui venaient de la Scanie; ils se rendirent tous ensemble à Tîle de Lessoë , puis à celle dWssing ou Héiling , aa nord du Halland. Là il» trouvèrent près de deux cents Normands qui faisaient la même route et avaient le même dessein qu'eux. Ces Normands' avaient pour chef un nommé UlT de Lousnes , habile^ guen*ier, exercé dans Taii; de la navigation, et qui connaissait . les parages où étaient les pâerins. Il s'offrit à eux pour compagnon et pour guidé, et ses- offres furent acceptées. Ulf de Lôusnes confia la ma«- . nœuvre des navires a ceux^ qui lui parurent le plus ca-* pables de le seconder. Les pèlerins arrivèrent àThuresberg, ta plus ancienne des viUes de la Norwège itiéridionale , au diocèse d'Aggerlens. L'anonyme, qui séjourna quelque temps dans cette ville, en fait la description. Près de cette ville était une église dédiée à Saint-Michel et desservie par àe^ chanoines de l'ordre des Prémontrés. Elle était bâtie sur une hauteur escarpée comme une forteresse : on n'y arrivait que par un sentier. La plaine voisine était émaillée de mille fleurs odoriférantes ; on fit dans ces lieux de nouvelles provisions , sous la protection, de Suérus , roi de Norwège. S'étant remis en. mer, les pèlerins abordèrent aux îles Séléir, dans le diocèse de Christiansand ; puis ils se rendirent à Berghën , où ils suscitèrent une querelle qui faillit Ifsur devenir funestç. Ulf de Lpusnes resta à Berghen avec ses Normands pour attendre l'arrivée du roi Suérus , mais les croisés danois qui souffraient impatiemment des compagnons qui avaient plus d'expérience qu'eux , mirent à" la voile et allèrent débarquer dans l'île de Stouen. Us y . restèrent une semaine et partirent malgré Suéino, qui voulut attendre Ulf de Lousnes. Quand celui-ci fut arrivé , Suéino l'instruisit du départ précipité xles Danois. Ulf blâma leur imprudence, cependant il fut d'avis qu'on^se mît à leur recherche. Suéino leva l'ancre aussitôt et prit le chemin le plus long. Ulf différa quelques jours de partir; comme il connaissait les vents et la mer , il prir la route la plus •courte et arriva au rivage désiré.. Suéino fut surpris ^r une tempête qui ouvrit et brisa son vaisseau. L'anonyme fait une description si détaillée de cette tempête et du naufrage qui la suivit , qu'on doit croire qu'il était lui-même avec Suéino : plusieurs pèlerins disparurent sous les flots; d'autres, qui s'étaient confiés à des nacelles ti'op faibles pour

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les porter, furent ëgalemçnt submerges. Un petit nombre plus heureux vint à bout de rassembler les oebi^is du navire , de les lier fortement ensemble et d'en faire une e^e^ de radeau. Ils étaient trente sur cette machine £rêle çt inceitaine , où ils. se défendirent long-temps cdntre là fureur des vagues. Us y passèrent quatre joUrs et quatre nuits y souffrant fie la faim, de la soif, du froid, et ne pouvant goûter les douceurs du sommeil. Quelques-uns inoururent; d'autres perdirent la raison, et de peur qu'ils ne se précipitassent dans la mer, on les enchaîna à leur place. Enfin le radeau ayant été porté vers la rive , les croisés trouvèrent toutes sortes de secours chez les habitans du pays. ( L'auteur ne nomme pas cç pays. .) Il y en eut cependant quelquçs-unf -qui furent jimpitoyablement massacrés. Les barbares n'épargnèrent point ceux qu'avaient épargnés les flots»

Les Danois qui avaient précédé Suéino, battus aussi par des tempêtes , eurent un $ort tout difSerent ; . les uns furent obligés de jeter leurs provisions à la mer, mais ils con^ servèrent leur vaisseau intact; d'autré9 eurent une navigation plus heureuse, et n'eurent rien' à regretter. Enfin tous les vaisseaux qui n'avaient point péri se réunirent au port de Stavern , dans la Frise occidentale , où se trouvèrent ainsi rassemblés les pèlerins échappés au naufrage. On délibéra alors si l'on continuerait de suivre la route par mer., ou si Ton voyagerait par terrç. Le plus grand nomore fut. pour ce dernier parti. On vendit les vaisseaux et Yopi s'eniDarqua sur le Rhin. On arriva à Cologne : les croisés ,

E menant telTe ^ se rendirent de ville en ville jusqu^à Venise^ à , ils s'embarquèrent de nouveau ; après avoir beaucoup souffert, ils parvinrent enfin au terme désiré.,

La paix qui venait de se fah*e entre les chrétiens et les

infidèles (c est-à-dire entre Richard et.Saladin) laissait aux

pèlerins la liberté d'aller à Jérusalem. Us furent introduits

dans les saints lieux. « Ceux qui avaient vu auparavant la

» cité sainte dans toute sa gloire , dit l'auteur de la relation ,

» ne purent s'einpiêcher de soupirer et de géniir en la voyant

» alors occupée par les payens et les infidèles. Ils adorèrent '

» le Saint-Sepulcre et furent 'conduits squs escorte jusqu'au

» fleuve où se fit le baptépie du sauveur Jésus. Après avoir

» rendu grâce à Dieu y ils retournèrent à Ptolémaïs ; là , ils

» souffrirent plusieurs outrages de la part des Anglais qui les

» prirent pour des Grecs. Mais lorsqu'ils furent reconnus, on

» les laissa libres, et ils se disposèrent à retourner dans

» leur pays. Us se partagèrent en deux bandes : l'es uns

>» gagnèrent la Calabre et allèrent à Rome , les autres sp

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» l'cndireht à^Constaïitinople, où Femperear les reçut ho- » norablément. Il voulait les retenir auprès de lui.; mais » ceux-ci le remercièrent de sa bonté généreuse. Le i*oi » et les seigneurs de Hongrie les accueillirent aussi avec w distinction. Enfin après avoir traversé la Saxe Occidentale , » les pèlerins revirent l^ur patrie. »

Les détails que nous venons d'extraire au sujet du ptélerinage que firent qitelques danois pendant la troisième cr<^sade , sont ca^pables d'intéresser le lecteur. Il fallait que les sentimens de la piété dominassent souverainement leurs âmes , pour que ces enfans dti nord , croisés paisibles et généreux , ne fussent point découragés par dés ^périls et des malheurs qi^i se renouvelaient sans cesse sur leur route , par la perte de leurs amis , de leurs compagnons , de leurs* provisions et de leurs trésors. Les armées du Christ , marchant en Asie » étaient soutenues-par l'espoir des conquêtes ; mais les pèlerins que nous venons de suivre en Orient , n'avaient pour se consoler de leurs longues douleurs, que l'espérance de visiter un sépulcce.

Histoire de la Nonuège^ par Thermodus-Torféus (i).

Avant de terminer notre analyse de la collection de Langebeck, nous croyons devoir répài*éi: une omission de ce çompilatéîir. Mous avons parlé dans le premier volume de notre histoire d'uU roi de Norwège nommé Sigurd , qui alla en Palestine. Nous avons rapporté ce que Guillaume de Tyr, Orderic-Yital , Foucher de Chartres et Sicardi ont rapporté touchant le pèlerinage de ce prince. Les chroniques danoises ont toutes gardé le silence sur cette expédition ; mais Thermpdus-Torféus nous présente à cet égard des détails curieux que nous allons donner.

Torféus écrivait au dix-septième siècle. Iljparle du pèlerinage du roi Eric et de la niort de ce prince, arrivée dans l'île de tîhypre en 1 1 05 , lorsqu'il revenait- de Jérusalem, 'torféus nous dit que la première entreprise connue qui se lie aux croisades eut lieu sous le règne de Magnus III. Un des grands vassaux , nommé Skopte, allié à la famille royale , ayant eu des discussions très- vives avec le roi , s'éloigna de

(i) Termodl. Torfseî historise rerum NoTTCj;icarum pars tertia liber oclavus I cap. I«r. et sequens.

la cour et forma le projet de quitter le royaume pour visiter rOrient. Vers rannëe 1100, il équipa cina vaisseaux et se mit en mer, emmenant ses trois fils. Il relâcha d'abord en Flandre ; pui^, loitgeant les côtes de France et d'Espagne ^ il passa 1« détroit de Gibraltar. La dévotion le conduisit à Rome , où il mourut. Ses fils continuèrent l'expédition ;. mais ils finirent leurs jours loin de leur patrie ; le dernier mourut en Sicile. Celi|ie entreprise fit une grande sensation en Norwëge. La nouvelle du pèlerinage d'Eric le bon et le retour de plusieurs pèlerins chargés de reliques et d'or, frappèrent l'esprit des peuples. Il y eut des seigneurs puis- $ans qui appelèrent sous leur bannière les guerriers de leurs districts, et firent construire des vaisseaux. Soixante bâtimens de différente grandçur furent bientôt équipés; dix mille hommes , arrivés des frontières , s'assemblèrent dans les ports et demandèrent qu'un des trois rois de la Norwège se mît à leur tête. Sigurd, qui régnait iU}njointement avec ses deux frères , se présenta. Ce prince était jeune , vaillant , avide de renommée» On arb/ora le signe de la croix sur les vaisseaux, et la flotte sortit des ports en 1 107« Elle se dirigea d'abord vers TAngleterre , où Sigurd fut reçu magnifiquement par Henri ,-nls de Guillaume-le-Conqviérant. La flotte, laissant la France à sa gauche, atteignit ensuite la Galice vers la fin de V^^utomne. Sigurd démanda des vivres, au gouverneur de ce- pays. Sut le refus qui lui fut fait, le roi attaqua le château; \e gouverneur, qui n'était pas en mesure pour se défendre, prit la fuite. Le château fut emporté, et Sigurd chargea ses, vaisseaux du butin qu'il y fit et des vivres qu'il obtint des habitans. S'étant remis en mer,, il rencontra plusieurs vaisseaux espagnols qu'il prit ou dispersa. Arrivé devant Lisbonne, occupée par les Sarrasins ,. il attaqua cette ville , qui lui exposa une vive résistance ; mais à la fin il s'en rendit maître ; tout ce qui était ennemi des chrétiens fut tué. Le riche butin trouvé dans la ville fut d'un grand secours pour l'expédition* Enflé de ses succès , Sigurd alla assiég^&r.à VOccident une autre ville nommée Akassa : il la prit encore , la pilla et tua les habitans , quir étaient tous Sarrasins. Entrant alors dans le détroit d'-fifer-^ cule^ il tomba au milieu des pirates, qui infestaient d'ordi*^ naire ce passage. Les pirates crurent avoicaffaire à des mar-« cliands ; mais ils furent bientôt détrompés et foBcés de fuir»-, après avoir éprouvé une grande perte* En sortant du détroit,. Sigurd se porta vers Me Forraentera. Pendant que ses vais-« seaux étaient à Tancre, il apprit que des brigands d'Afriq4ier caichaient dans une caverne djB cette île tous les trésoisi

qu'ils enlevaient aux chrétiens, et le prince résolut d'attaouer cette bande dangereuse. Torféus décrit le siège qu'on nt de la grande caverne ; après diverses attaques, Sigurd se décida à y mettre le feu ; }es brk;ands qtii ne purent sortir de l'antre furent étouffés par la fumée ; ceiïx qui essayèrent de s'échapper tombèrent sous le glaive. Les Norwégiens s'emparèrent de tous les trésors. .

Les iles d'Ivica et de Majorque céSèrent également aux armes victorieuses de Sigurd, qui aborda en Sicilien 1109. Là , il couronna et salua roi le neveu du fameux Roger, qui avait conquis cette île. Ce neveu se nommait Roger comme son oncle, et coinme son père, Roger-le-Bossu, comté de Sicile.

Sigurd , après avoir pourvu sa flotte de vivres , fit voile vers l'Asie; u aborda à Âscalon au mois d'avril 1110. Arrivé, à la ville saipte, il fut reçu par le roi Baudouin avec Ja pompe la plus solennelle. Ce prince le conduisit au fleuve du Jourdain; il donna ensuite à Sigurd uhe fête pompeuse pendant laquelle il lui offrit , du cônsentemçtit du patriarche, un morceau delà vraie croix et autres "dons précieux. Sigurd les accepta avec une vive reconnaissance ; il promit de déposer, le morceau de la vraie croixprès du tombeau de saint Olails, à Drontheim; de faire' bâtir des églises dans ses états et d'y introduire la dîme. C'était ^ ces conditions que le roi de Jérusalem avait fait ce présent ati, prince norwégien, en lui disant qu'aucun autre avant/ lui n'ayait obtenu de pareils honneurs. Sigurd accompagna le roi Baudouin au siège dé Sidon. Torféus ne donne aucun détail sur ce iiège; il se contente de dire que Sigurd remit au roi de Jérusalem la partie de la ville qui devait être le prix de ses . services. L'historien interrompt ici sa narration pour copier la chronique de Jérusalem et les passages d'Ovderic-Yital et de Foucher de Chartres , qui font mention du pèlerinage de Sigurd.

Après la conquête de Sidon « Sigurd quitta la Syrie et se rendit dans l'Ile de Chypre , où il resta quelque temps. Au printemps de 1111, il prit la route dé Constantinople. En entrant dans le détroit , le roi de Norwège fit déployer toutes les voiles et serrer les vaisseaux pour qu'ils .pussent marcher de fk*ont. L'aspect- imposant de cette flotte attira un grand nombre de spectateurs ; toutes les voiles étaient garnies de lin fin. Les Norvégiens entrèrent dans le port de la grande cité au milieu deis acclamations d'une foule immense. L'empereur Alexis Comnène fit tapisser les ruçs et envoya au roi et à ses officiers des chevaux richement ornés. Ces chevaux

DES CHOISA0E8. !25t

étaient Terrés en or ; il était défendu par un édit de ramasser les £ers d'or qui se détacheraient des pieds des chevaux »^ L'empereur envoya aussi au-devant des Norvégiens une^ tri^upe de musiciens^ Sigurd fut conduit au milieu de cette pompe au palais de l'empereur, où brillaient de toutes parts les tapis les plus précieux. Pendant le repas qui fut donné , aux Norvégiens , deux hommes , tenant en main de grandes bourses remplie» d'or et d'argent, apportèrent des. présens , que Sigurd refusa y et qu'il ût distribuer à ses compagnons de pèlerinage. L'empereur , jugeant de la puissance du roi de Danemarck par le mépris qu'il faisait die ces richesses , lui offrit de pius grands trésors , que Sigurd refusa de même et qu'il distribua comme auparavant. Alexis dit alors que Sigurd était ou le plus puissant ou Le plus inepte de tous les princes. Il lui fit porter deux corbeilles pleines d'or fîn, sur lequel étaient deux riches anneaux. Le prince danois se leva ; il passa les anneaux à ses doigts , et célébra en langue grecque la magnificence de l'empereur ; l'or fut ensuite distribué à ses compagnons.

Après un assez long séjour à Constantinople, Sigurd étant un jour assis avec l'empereiur ^r le même trône , on lui of*frit six talens d'or ou le spectacle du jeu pddrémù/ùe. Le roà préféra ce spectacle, -qui avait été aussi proposé, suivant Torféus, au roi Eric, lorsqu'il allait à la Terre-Sainte. Cet historien ajoute qu'on a mis en question si le roi Sigurd montra plus dé magnificence en refusant l'or qu'on lui o£firait , ou si le roi Eric agit avec plus de prudence en le recevant. La position différente de ces deux rois a fait juger diversement cette question. Sigurd , à son retour et presque au terme de son expédition > ne ms^nquait point d'or ; Eric^ au contraire, ayait pre$que épuisé ses trésors; de sorte que , au milieu de son pèlerinage^ il était pfaiis sage pour lui de préférer à un yain spectaclç le présent de l'empereur. Le jeu padrémique dont il s'agit tirait son nom d'une ville nommé Padrémon; toutes les fois qu'on le célébrait, c'était l'empereur et l'impératrice qui en faisaient les frais. On voyait dansées fêtes les destinées de l'empire. Lorsque ceux qui étaient du parti du prince grec obtenaient la victoire , on en augurait que le prince triompherait des ennemis dans la prochaine guerre; quand, au contraire, ils succombaient, c'était pour l'empereur un présage de revers. Torféus remarque que dans ce temps l'empereur avait triomphé dans tous les jeux. Il décrit ensuite de la manière suivante le jeu padrémique : Dans une grande plaine était un vaste cirque entouré d'un amphithéâtre trcs-élev*^ , où les spectateurs se

tenaient assis; là, des statues* d'^skirain , mises en lYiourement , combattaient entre elles , se mêlaient aux guerrier» de la Grèce, et semblaient des caraliers suspendus dans leé airs. Dés feux pareils aux feux du tonnerre éclataient paidanl ce spectacle, et quelques-uns paraissaient produits par uik art magique. Les lyres , les citnares , les pandores et autres inst rumens retentissaient pendant la célébration des jeux.

Après cette explication , qui laisse beaucoup à désirer pour la clarté , l'historien dit qu'il arriya à Sigurd^ à peu

Srès ce qui était arrivé, suivant Bromton et Knygtoh, à obert II, duc de Normandie. Le roi de Norwège ayant invité Fempereur à un festin, Alexis défendit en seeret de vendre du bois aux gens de S%urd » afin qu'ils ne pussent préparer le banquet. Mais Sigurd fit acheter une grande quantité de noix , et Ton se servit des coquilles pour cuire les alimens L'empereur, se voyant ainsi surpassé en ruse, déclara qu'il avait reçu pour hôte un roi dont l'empire ne devait pas être renfermé dans des limites étroites. Lorsqu'il eut appris que Sigurd voulait retourner par terre dans ses ëtats , Alexis ^ui fit présent d'un grand nombre de chevaux. Sigurd , en reconnaissance^, oi&it à Fempereur plusieurs de «es navires ; il permit en outre à une partie de ses guerriers de rester à Constantinople pour s'engager dans la garde impériale. H prit sa route par la Hongrie, traversa la Bavière et vint en Danemarck, où le roi Nicolas lui xlonna un navire qui le conduisit en Norwège. Arrivé à la ville de Ronghell , située à. l'entrée de ce royaume , Sigurd , contre la promesse qu'il avait faite au roi de Jérusalem , y déposa le morceau de la vraie croix qu'il rapportait,- alléguant pour raison que la sainte relique défendrait mieux le royaume de Norwège à KongheU qu'à Drontheiin, qui n'étaii point une ville frontière.

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