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tiens da rojanmii de Jeiurvlern. Ibn^giouzî rapporte que le rot Bauilaoîn étant all^ attaquer Ascaioa, le gouverneur égyptien fut contraint de lui donner nnc sommo d'argent pour l'engager à se retêrer. Alfad, l'ayant appris, envoya quelques troupes à Ascalon; mais le gouverneur leur refusa i'entree de. ia viMe , écrivant à Baudouin pour iur demander son appni ; ii appela même trois cents chrétiens arméniens , et iear confia la défense d'Ascalon. Les luibitans forent si indignés de cette conduite , qu'ils tuèrent le gouverneur et :envoyèrents«ti}te ea£gypte (l).
On apprit vers ce xhiiàe temps que le roi Baudooin se disposait à attaquer Tyr. cr Les *habi^ins , dit Ibn-giouzi , se hâtèrent d'écrire à Togdekin pour implorer son secours , parce qu'ils ne ceomtaient plus, sur Tappui du gouvernement égyptien. Togdekin fit aussitdt partir quelques tronpes, et s avança Ini-méitte vers Panéas , pour faire diversion et inquiéter l'armée clirétienne.
ft Baudouin arriva devant Tyr avec tontes ses forces. Les
chrétiens étaient campés sur le rivage et recevaient leurs
provisions deSidoadans des barques. Ils construisirent deux
-tours énormes, dont la pins grande avait plus do cinquante
coudées de haut, et la seconde plus de quarante. Les assiégés
lancèrent contre ces tours du naphteet delà poix bouiiianie
et brûlèrent la plus petite. Us durent en cette occasion leur
salut a 'Un boânme expérimenté dans l'art de la guerre. Cet
homirie) à l'aide d'un bélier qu'il 'construisit , repoussa les
assaillons et brûla enfin la grande tour. Alors les Francs per-
'dîranttaut espoir et se retirèrent ; mais avant de commencer
leur retraite, ils mirent le feu aux barques rassemblées sur
le riioagetet à toutes leurs provisions de siégé! Togdekin en-
1 tra* alors dans la ville, et les habitàns, touchés de ses secours,
:' voulurent' se soumettre à lui ; il* les* en remercia et dit : « J e l'ai
» fait pote IVunour de Dieu; cela me suffit; je ne demande ni
s chinedu.,^ ni argent. Si l'ennemi revient vous attaquer,
é. comptez sur moi et sur mes ti*oupes. n
An 506 [Ii13j, Cest vers ce temps que mourut Tancrède, qui gouvernait depuis quelques années la principauté d'A ntioche' Aamoinent de sa mort, si l'on en croit Aboulfeda ,
(i) Voyez, pour plus de détails, Albert d*Aix, \W. xi, chap. 36 etfliiiv.
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9 se disposait à envahir la petite Arménie. Ilftitrenufriacepar Roger, fils de sa sœur, et Redonan continua de payer à celuî-cî lin tribut de dix mille pièces d^oir, comme il le faisait à Tancrède.
Tyr avait du son saint aux secours envoyés par Togdelun. Les habitans, dit Ibn-gîouzi , furent si touches des services de Togdekin , qu'ils résolurent de se mettre entre ses mains. Ifs lui envoyèrent tin député à ce sujet, lui anoonoant<|u'îk étaîékit de nouveau menacés par les Francs. Un lieutenant de Togdekin , nommé Massoud , vint aussitôt s'enfermer daim Tyr, avec ses tiiiMipes. Cependant cette ville continuait d!étre sous l'autorité du calife d'Egypte. Tout s'y passait comme à l'ordinaire. Togdekin éèrivit ces paroles au visk" Afidal : <r Les Francs étaient v^enus attaquer Tyr; les habitans se iont 9 adressés à moi) et^e les ai assistés de ma personne , de mon n argent et de mes tniapes. lis viennent encore de me den mander du secours; |e n'ai pas, balancé à le leur accorder. 9 Mais, dès qu'on enverra de l'Egypte des forces suffisantes *» pour les défendre, mes troupes cfvacoeroùt la ville, n
Togdekin re^ ut peu de temps après la l'éponse du visir. Afdal le remerciait des secours qu'il avait donnés à Tyr; il disait dans sa lettre que cette aotron lui avait causé autant de joie que de reconnaissance. If envoya «n même temps une flotte à Tyr avec de l'argent et des munitions. Le commandant était chargé de plusieurs babrts d'honneur destinés à Togdekin, à son fils, à ses émirs et à Massoud. Masioud fit ensuite la paix avec le roi Baudouin. Lordre se rétablit danè la contrée , les routes devinrent sâres et les marchands purent circuler fibremetit.
Ce fut peu de temps après que Bandoain, renonçant à attaquer Tyr, fit u-ne'tffVasion dans le Hauran et les tenues de la principauté de'Dtfndfts, et provoqua ainsi troc guerre qui devint funeste aiix^ chrétiens.
i vu
Défaite de rârmëé chrétienne à Tibérîade. — Etat dé Ta '
principaaté (f Alep.
An 507 [1HS], Bàtidouin avait etivttfaî là pririèipauté de 1>amas , mettlmt tout à feu et à sang. A cette nouvelle, TogdeUn implora Pappni de'Maudoûd, prince de Moi^sbul.