‹ Bibliothèque des croisades (volume 5)Chapitre 5 sur 10 · COLLECTIONS ANGLAISES · texte numérisé non relu

COLLECTIONS ANGLAISES

Parmi les historiens anglais dont nous allons nous occuper ^ il en est quelques-uns dont les relations sont aussi instructives qu'intéressantes. JPIusieurs chronique^ anglaises sont pour la troisième croisade ce que la plupart des chroniques recueillies par Bongars sont pour la première. On sait que y dans les assemblées des ordres monastiques d'Angleterre y les moines se communiquaient Lsurs chroniques ou leurs journaux y afin de les rectifier ou. de les compreter» Ces communications ont fait que les chroniqueurs d'An^dterre se sont souvent copies les uns ies autres. Mais / tout evi se copii^t entre eux'^ ils n'ont presque rien pris dans leurs récits aux écrivains *d^ autres nations ; on peut donc les regarder» sous plus d'un rapport , comme dès aijiteiirs originaux , dont fhistoire peut aujourd'hui tirer un grand avantage. Nous avons remarqué que les mœurs et Tesprit général de ia fin du xu.® siècle ont été péitits aVec plus dé fidélité par les écrivains aillais que par ceux des autres nations de PEurope. Ce qui leur donne une sgrte de supériorité sur les chroniqueurs français', italiens éi âllemancb . c'est le soin qu'ils prennent de citer les piècies lîîstoriques a l'appui de leurs récitsL On peut dire , en général, que la plupart des Jhîstorieqs anglais du moyen âge sembleiit'inéttre plus de prix que les autres historiens du méiiié temps à l'exactîtiide et a la vérité; et quoique leurs ouvrages soient loin d^étre sans défaut , on y tt'ouve déjà des traces de cet esprit é^ critique et de sagacité' historique qu'on aime à retrouver 'dâkis les historiens mùdeirnes^de cette nation.

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