AVERTISSEMENT
tie de Thisloire , les relations de Gauthier Vinisauf ^ de Bromton, de Roger de Hoveden et de Benoît de Peterborough, ne laissent rien à désirer. Les chroniques d'Italie, si on en excepte trois ou quatre, ne TOurnissent que des matériaux épars et incomplets ; la plupart des chroniques italiennes du moyen âge ne renferment presque jamais que l'histoire d'une cité; leur cadre se trouve ainsi trop resserré , pour que des guerres lointaines , des événemens d'un intérêt général , y soient traités convenablement ', c'est avec une sorte de surprise qu'on Ht dans Vhîstoîre des Podestats de ReggiOj une relation aussi intéressante qu'étendue du siège de Damiète par les croisés , et que dans Vhîstoîre de Sicîle^ on trouve un récit assez détaillé du dernier siège et de la ruine de Ptolémaïs. Les chroniques des Allemands, sous le rapport des croisades, sont encore plus stériles et plus incomplètes que celles des Italiens ; à peine rencontre-t-on dans les historiens allemands , quelques notions un peu développées , et quelques détails satisfaisans , pour les expéditions auxquelles l'Allemagne a pris le plus de part. Nous citerons cependant la Relatîon ationyme de l'expédition de Frédéric Barberousse , et 1 histoire de la même expédition , écrite par Ansbert^ qui accompagnait les pèlerins de la Germanie. Ce que nous avons dit des chroniques de l'Allemagne et de l'Italie , nous pouvons le du'e des chroniques grecques et de celles des Orientaux. Les annales d'Orient nous font connaître , comme on l'a déjà vu , les mœurs et l'esprit des peuples de l'Asie; elles servent à éclaircir quelques points obscurs, à dissiper quelques doutes , à résoudre quelques problêmes historiques. Mais toutes seules, elles ne suffisent point pour éclairer le vaste horizon des croisades et nous montrer sous leur véritable point de vue et dans tout leur jour , ces grands événemens qui embrassaient TEurope et l'Asie.