‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 12 sur 247 · Je traduis · texte numérisé non relu

Je traduis

i, dedans pour ne pas suppléer le pronom q, lui, qui est évidemment sous-entendu, comme l’est quelquefois sur

r\ AAAAAA - * — -

les stèles le pronom pluriel 1 ou /W'/'AA , eu, eux, dans une formule

I i i i lit

bien connue (Champollion, Grammaire, p. 456) :

»»ax». — A/vwv\ — -

INI

AA/W'A L'ensemble de tous les biens

NOUB LA DÉESSE D’OR DES ÉGYPTIENS

Je dois à M. E. de Rougé l’interprétation du ^ im,

AAAAAA O

dont la permutation avec 11 ««, est bien connue; sui-

T T AAAAAA .

vant lui, cette expression analogue au copte eme, similis esse, signifie la similitude, la ressemblance, l'image, et, dans la phrase qu’on vient de lire, la ressemblance ou l’image des dieux exprime la généralité des astres. Or, la montagne dans laquelle se couchent les astres ne peut être que celle qui borne la vue du côté de l’Occident. Une singulière composition reproduite par S. G. Wilkinson (Mantiers and C usions, t. V, pl. 29) fait voir cette même montagne avec des bras de femme, recevant le disque solaire.

La légende inscrite au-dessus d’un personnage agenouillé devant elle se lit :

a □ nQ

pendant (son) coucher dans la montagne

Adoration (au) dieu Soleil

O AAAAAA

ïï o

(de la) contrée infernale de justice. Hommage à toi, dieu Soleil!

La déesse d’Or est donc la reine de la montagne de l’Occident; c’est, une analogie de plus avec les attributions à' Hat ho r représentée souvent sous la forme d’une vache à la porte d’un hypogée creusé dans le flanc de cette montagne, et appelée p pji^p ^ a tectrice de la contrée occidentale, ou infernale, car ces deux expressions avaient le même sens pour les Égyptiens (Momies de la Bibliothèque impériale, passim).

que vivent les dieux et les déesses pur eux , souvent modifiée de la manière suivante :

L’ensemble de tout bien pur.

vivant

un dieu

C’est-à-dire l'ensemble des biens dont vit un dieu.

NOUB LA DÉESSE D’OR DES ÉGYPTIENS

Le personnage sur la momie duquel sont peintes les représentations de la déesse Noub reproduites dans nos planches 1, 2 et 3, exerçait des fonctions sacerdotales dans la ville de Thèbes, ainsi que l’indique la légende suivante inscrite sur une figurine funéraire de son tombeau, conservée aussi à la Bibliothèque impériale (n° 1098). (j

Le père divin d’Amon, celai qui fait les libations sur l’autel ci Thèbes; et nous avons vu que le papyrus cité plus haut, qui n’est certainement pas postérieur à la XIXe dynastie, fait mention d’une dame odiste de cette même déesse, appartenant aussi à une famille thébaine, car les titresjarincipaux du personnage dont elle était la tante, sont : ^

AAAAAA W— , p jimumij -J p-Q pj

AA/WW

AAAAAA

Le royal scribe de la bibliothèque, celui qui établit , ou qui maintient les lois dans la demeure de la divine justice , le gardien delà demeure d’Amon.

On sait que, par demeure d’Amon, les Égyptiens désignaient très habituellement le temple de ce dieu à Thèbes.

Si l’on ne peut conclure de là que le culte de la déesse d’Or existait à Thèbes sous la XIXe dynastie, on est au moins fondé à le croire.

Le sarcophage noté D. 8, au musée égyptien du Louvre, présente aussi le nom de la déesse d’Or dans les titres du personnage dont il contenait la momie :

AAAAAA

fi 1

1| | AAAAAA

c Cl Cl

IlTP~£11

ïtOTÊ

TOTOT-OTT (?) n

COVTÏt (?)

Prophète (de la) déesse Noub (et) des

statues du

roi

ncxiTK irrp-oô, jutn-nqp.

Psamétik (au) temple (de) Memphis.

'««îlfcM

IMP. Ut El LLEMAf^D & SES fus, PARIS

NOUB LA DÉESSE ü’OR DES ÉGYPTIENS

Ces titres sacerdotaux sont d’autant plus intéressants qu’ils donnent la certitude que la déesse d’Or recevait aussi un culte particulier à Memphis, sous la XXVIe dynastie; car si la charge de prêtre des statues du roi Psammétichus ne désignait pas déjà suffisamment cette époque, le style du monument ne permettrait pas d’en supposer une autre.

On trouve, sur ce même sarcophage, les variantes J) a ° ^ o Cl

et a] pour le nom de la déesse. Ce nom se voit encore à Dendérali, ainsi que l’image de la déesse, sous les deux formes que nous lui connaissons. ( Description de l'Égypte, A, vol. IV, pl. 26, fig. 3 et 9.) La planche 25 de la belle publication photographique de M. F. Teynard ( Egypte et Nubie), contient une légende où on lit le nom de Noub et de plus celui de sa demeure particulière mais le bas-

ci O

relief n’étant pas reproduit en entier, il m’est impossible de savoir exactement quel rôle y joue cette divinité. Enfin,

/WWV\

ce nom entre dans la composition des noms propres 11

^ ^ -nvr-no-s-fi, celle gui appartient à Noub, et T*.!io-s-fc (même sens), qui désignent tous deux la même personne, dans un extrait hiératique du rituel funéraire, conservé au musée du Louvre.

Maintenant que nous avons examiné ces divers monuments, si nous observons que la tête de la déesse Hathor, employée dans les décorations architecturales, pose presque habituellement sur le signe de l’or, rwi, ainsi que l’avait remarqué Champollion en comparant cette déesse à la ’AcfooSixi) ( Venus aurea) d’Homère; si nous observons que l’hiéroglyphe iVi , le signe de l’or, qui représente un collier, comme l’a très clairement démontré M. E. de Rougé (. Mémoire sur /'inscription d’Ahmès, p. 66), avait aussi une signification funèbre, puisque dans les scènes symboliques qui ornent les sarcophages les divinités infernales sont très souvent représentées dessus, et que, dans les tom-

NOUB LA DÉESSE ü’OR DES ÉGYPTIENS

beaux, la scdle de l'or désigne celle où reposait la momie; si nous nous rappelons en outre que les attributions de la déesse d’Or sont toutes funèbres, et si nous considérons enfin que cette déesse est représentée sous deux formes identiques avec celles que l’on donnait le plus habituellement à Hathor : nous devrons regarder ces deux divinités comme n’en formant qu’une seule adorée sous deux noms différents. Or, cette déduction est pleinement confirmée par un papyrus funéraire du musée du Louvre. C’est une copie du livre des Sensen', exécutée sous la domination romaine en l’honneur du prêtre Osor-oër; à la fin de ce manuscrit, le défunt est représenté couronné de feuillages et offrant l’encens à la déesse-vache, placée sur une sorte d’autel en forme de pylône, dans lequel repose une momie, sans doute celle du même Osor-oër. La tête de la vache divine est surmontée d’un disque rouge et de deux longues plumes; devant elle est une sorte de mangeoire chargée d’herbages, et au-dessus de son dos, on voit un disque ailé auquel est appendu un urœus (pl. 4). Voici la légende hiéroglyphique, pour nous très importante, qui accompagne cette représentation ;

rwo

"S.T n O^-T-Op

T-OVp

noTfc

ItTp-OT

;ép c*.

Paroles de Hathor la grande déesse d’or

(des) dieux

auprès de quelqu'un

/WWV\

jn

ocipi

Tq IlTp oit

itô.JULit-pô.

(desquels) elle (est) (?) : (ô) Osiris père divin et prophète d’Amon-Soleil

1. Le livre des Sensen paraît être moins ancien que le rituel funéraire; M. Brugsch en a le premier publié une traduction, d’après le texte hiératique gravé à la fin du Voyage de Denon.

NOUB LA DK ES SE D’OR DES ÉGYPTIENS

PI

coirm «Tp-O'y ocop-oirp AA*.-T*.oir (?) ipi-*. .. ..-s'

roi des dieux, Osor-oër justifié, je fais ta sépulture (?)

■2XT-TO (?).

éternelle.

Au-dessus du défunt :

ra

^ee

Jl-L À A I AA/WVN I

OCipi Tq ïlTp £11 n ^Alït-p^

Osiris, père divin, prophète d’Amon-Soleil,

COTTTSl UTp-OV £11 llTp

roi des dieux, prophète

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