I-r-nou-w
véridique.
1. La légende est verticale et présente un autre exemple des inversions de mtijestè dans les textes hiéroglyphiques; le nom du dieu Ammon qui devrait se lire immédiatement avant celui de la reine a été, par respect, reporté en tête de la colonne, comme dans certains manuscrits arabes, où le nom Allah est écrit dans la marge supérieure de la page, autant de fois qu’il devrait être répété dans le texte qu’elle contient. On doit donc lire
I 1 /WA/WA V - LL— ü L
môs-Nofrè-ari (ou Atari), au lieu de Ammon , la divine épouse de Ahmès-N ofrè-ari (ou Atari).
I La divine épouse d’ Ammon. Ah-
Le mot
/WWW
O est encore un exemple des inversions de
majesté, un autre genre qui n’a peut-être iras encore été signalé. Il n’est plus question ici d’un mot déplacé dans une phrase, mais seulement d’un
signe déplacé dans un mot. Le signe ], une hache, se prononce irrp, peut-être dans l’origine, ivxp, cf. ^ , ivxp, arabe charpentier , menuisier (7 = s.). La hache ^ appelée srrp a été employée dès l’époque la plus reculée pour l’expression phonétique du mot irrp, dieu, dont
ou
DES OREILLES ET DES YEUX
Dans le registre inférieur, une femme présentant une offrande contenue dans un vase bouché, et un jeune prêtre dans l’attitude de l’adoration sont agenouillés devant quatre grandes oreilles humaines disposées de cette manière |j|j. Dans le champ, on lit la légende suivante, écrite en lignes verticales : <f=Tn (j 'Hj j ^ ! AAAAAA(aic) i ^
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l’expression idéographique est ^fj. De là, le groupe complet ou phonético-idéographique , ivrp, Dieu, exprimé par un signe de prononciation suivi d’une image de la même idée. Par suite d’un usage très fréquent et très prolongé, le signe phonétique ^j, une hache, employée
pour la partie prononçable du mot irrp, dieu, a abusivement acquis la valeur idéographique de ce mot et le respect qui s’y rattachait. Je pense que, dans l’origine, l’écriture égyptienne se composait seulement de signes purement idéographiques et de signes ou de groupes purement phonétiques, analogues à nos rebus, avec cette seule différence que chaque mot était représenté isolément par la prononciation d’une ou de plusieurs images. L’idée de dieu ne pouvant être figurée au propre matériellement par une image, on a dû avoir recours au système du rébus pour exprimer la prononciation du mot dont l’idée ne pouvait être figurée. La combinaison des signes phonétiques n’a dû s’introduire que
postérieurement. Quoi qu’il en soit, abusivement ou non, la hache ^
a été employée isolément pour exprimer l’idée de dieu et, à cause de cela sans doute, elle a été placée en tête du mot ciiTp, parfum, dont il ne peut exprimer cependant que les articulations médiales et finales nvp. Cela paraît bien prouvé par les diverses variantes de ce mot. Ainsi on
I — i r-j AA/WNA <C ~ *^> | — 1 ri /W\A/V\
écrivait | J O par respect pour le signe ] au lieu de U
^ o . Le premier signe ^ est le syllabique bien connu en; le suivant
/www est l’articulation h, complément du syllabique eu (je le note cnn), le signe s=> est l’articulation t ou plutôt le syllabique t*., quelquefois égal à Ti*. (cf. Mariette, Renseignements sur les soixante- quatre Apis , dans le Bulletin de l’Athènœum français, 1855, p. 93, note 74), enfin le signe est l’articulation p. Ces trois derniers caractères représentent donc les syllabes nTp ou nT*.p qui sont précisément la prononciation de la hache qui figure dans le mot comme complément phonétique ou pléonasme graphique mis hors de place pour les raisons que j’ai exposées plus haut.
DANS LE SYMBOLISME DE L’ANCIENNE ÉGYPTE