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I (sic)
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« Glorifica¬
tion à celle qui entend les dévotions, prosternation (?) devant la grande et royale épouse, vénération à celle qui entend (celui qui r)invoque (ou qui s’adresse à elle). Moi l’esclave de sa demeure. (Paroles prononcées) par le flabellifère (?) Y-er-nou(?)-ew, avec sa sœur, la dame Tabeq (et) son fils Pamour (ou Nsa)-gaou, légitime. »
Les trois stèles de Turin présentent des dispositions analogues : il me suffira de transcrire celle qui porte le n° 218 dans le Catalogue cl’Orcurti ( p. 110), et qui est dédiée à Chons-lunus en gaine blanche, assis, la lune sur la tête :
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Derrière le dieu : deux oreilles
rouges, deux yeux noirs, deux oreilles bleues, deux yeux
noirs : ^ £)<§) . On lit, au premier registre, au-dessus
d’un personnage agenouillé devant le dieu et offrant : j pp1
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. Au deuxième registre, une femme est age-
nouillée, dans la posture d’adoration : |
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Je citerai enfin une dernière stèle de la collection de M . Li-
DES OR El L, LES ET DES YEUX
nant 1 ; elle porte dans la partie supérieure les signes (j, — ■ et de chaque côté une oreille humaine; au-dessous, deux lignes
horizontales d’hiôrogh phes :
n \ „ fl ,
(ou plutôt
A/VSAAA û G (
p-rn. Faut-il lire
oui, c :éi>. (OU *.»?) c (OU *.)uin-
. . . .? cela répondrait à l’expres-
nqp oc...
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sien ot|[j.lo jpywv de Clément d’Alexandrie? On trouve la même représentation dans l’ouvrage de Wilkinson :
c’est, dit-il, une Stone tablet, dedicated to Amunre, for the reco-
very of a complaint in the ear : found at Thebes. Un simple coup d’œil jeté sur les deux fac-similés ci-joint montrera que le monument reproduit par Wilkinson est celui que Sharpe a dessiné moins correctement, et qui a fini par arriver dans la collection de M. Linant.
[Le mémoire est demeuré inachevé; mais Dévéria en avait indiqué la conclusion en ces termes] :
Ainsi, le premier de nos monuments porte la représentation de quatre oreilles et de deux yeux; le second, celle de deux oreilles et de quatre yeux ; le troisième, quatre oreilles seulement, et enfin, le dernier, deux oreilles. Les oreilles, au nombre de quatre ou de deux seulement, sont donc figurées sur les quatre stèles, tandis que les yeux ne sont figurés que sur les deux premières. De plus, la sœur et le fils du défunt représentés sur la stèle du Louvre sont positivement en adoration devant les quatre oreilles, qui sont sculptées de grandeur naturelle. Or, on n’a jamais adoré un CJc-voto.
J’ajouterai, enfin, qu’en considérant plus attentivement
1. Sharpe, Eg;/ptian Monuments , New Séries, pl. 39; G. Wilkinson, Manners and Customs , vol. III, ch. x, p. 395.
DANS DR SYMBOLISME DR l’aNCIRNNE ÉGYPTR 157
le sens des prières que je viens de traduire, et particulièrement de celle qui est gravée au revers de la première stèle, ou remarquera que, dans la première, si le défunt demande ses yeux, c’est, pour contempler une divinité; que, dans le texte qui suit, il demande la connaissance des choses divines et la solution des ténèbres qui bornent son intelligence, et enfin, dans la deuxième, s’il demande ses yeux pour voir sa route, c’est afin d’aller vers son tombeau, c’est-à-dire afin de pouvoir, dans ses transmigrations, se diriger vers sa demeure funèbre. C’est donc bien pour des morts qu’il s’agit d’obtenir des oreilles et des yeux. Or, les morts sont exempts de maux, et. de plus, dans les croyances qui admettent, comme c’était le cas chez les Égyptiens, l’existence dans un autre monde, leur nature parfaite leur rend inutiles les organes de nos sens.
Tout cela rendant inadmissible la supposition que ces monuments aient jamais pu servir d’ex-voto à des malades, il faut nécessairement chercher leur explication dans un symbole, et je crois l’avoir trouvée dans un passage des Slromcttes de Clément d’Alexandrie (Ho. V, ch. vu, $ 43) :
Ta te (ütx xal to:jî ooOaXjJiQUÇ 01 ot) (juo'jpY°^v,t£Ç îs ’jXïjç tijj ita? xaOisooÜTiv, Toi? OeoTî àvaTlOÉVTEÇ £'.? TO’JÎ V6WÇ TO'JTO OfJ—QU aîvtffff JfiEVOt (I)Ç TTXVTa Osôç ôpà xaî àxooet.
Je dirai, pour en finir, que les veux et les oreilles gravés sur les stèles sont un symbole, le symbole de la divinité qui voit les actes des mortels et qui entend leurs discours et leurs prières.
Les notions que les Grecs nous ont transmises sur les hiéroglyphes égyptiens sont peu nombreuses et souvent difficiles à rapprocher des caractères auxquels elles se rapportent; aussi les a-t-on souvent taxées d’inexactitude, par cela seul qu’on ne trouvait pas leur application sur les monuments. Cependant elles sont souvent plus précises qu’on ne le pense, et à mesure qu’on pénètre plus avant dans la connaissance de l’écriture antique, de nouveaux faits se présentent et viennent donner l’explication de passages incompris dans les auteurs classiques : en voici un nouvel exemple.
Plutarque nous apprend (De Iside et Osiride, § x) que les Égyptiens écrivaient le nom d’Osiris avec un œil et
U1Î Sceptre Tôv yàp (GaiAix x a; xéptov "Ocupiv ooOaXpiw y. ai ffxïjirrpip
Ypdtcp ooœiv . Les monuments portent ordinairement les groupes suivants que Champollion a reconnus le premier pour désigner Osiris : jj , On reconnaît bien
dans ces diverses variantes, l’œil -ce=- ou o dont parle Plutarque, mais au lieu du sceptre, ou trouve constamment l’image d’un siège ou d’un trône jj ou j- , ou bien celle d’un
1. Inédit, conservé au Louvre et communiqué par M. Pierret. Cf-, sur le même sujet, p. 39, note 1 du présent volume. — G. M.
lit de repos .< — e\. On a donc accusé l’auteur du De Iside d’ignorance et d’inexactitude en cet endroit, ou, tout au moins, son texte d’altération par les copistes. Mais il ne faut pas se prononcer sur la valeur d’une indication du genre de celle-ci avant de s’être assuré qu’elle ne répond pas à des signes en usage seulement à l 'époque où les Grecs ont pu connaître l’Égypte, c’est-à-dire sous les Lagides, ou peu antérieurement, car on remarque, et cela devait être, que la plupart des hiéroglyphes expliqués par Horapollon et les auteurs cpii ont traité de la même matière, appartiennent plus à cette époque qu’aux âges antérieurs. Les monuments ptolémaiques, bien qu’assez nombreux, sont dilhciles à étudier à cause même de l’introduction, dans l’écriture, d’un certain nombre de signes inusités antérieurement, et de l’emploi abusif alors de certains caractères tant idéographiques que phonétiques. C’est ainsi que nous trouvons l’explication de notre passage du De Iside, dans deux bas-reliefs du temple de Karnak à Thèbes, sculptés au nom de Ptolémée Évergète II Dans le premier bas-relief, Évergète présente la couronne symbolique de la justification qui fait le sujet des chapitres 19 et 20 du Rituel funéraire, au dieu Osiris, debout, orné de la coiffure alef , tenant de la main droite le sceptre j et de la main gauche les insignes habituels, le pedum J, le Jlagellum A et le signe de la vie -p La légende du dieu commence par
les mots : 'jpl ^ j , Discours d’ Osiris qui 'préside' (?)
à Thèbes, etc. Or le nom du dieu qui est parfaitement déterminé par scs attributs, est écrit par un œil -cs>- (o<p)xXjj»o) et un sceptre j (x«î a/.^Tpto). Ce sceptre j est précisément celui que le dieu tientà la main et ("1110 l’on reconnaît aussi dans le signe déterminatif du nom dix 'in me eei une fois reconnu