hn, perpétuité ou révolution ; cf. § , hn, per
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pètuer. Chabas, Etudes égyptiennes, 2" mém., p. 27.
DEUX SCARABÉES ÉGYPTIENS
temps! — ( Consacré ) à la personne de l’Os/ris (ou du défunt) Nebtjefou.
Le nom du défunt neb-t’f-u, se lit dans sa
forme pleine ° ^ à la première ligne, où il est
précédé d’un titre sacerdotal ^ k’r-ty ntr, dont je
ne connais pas exactement la valeur; il est suivi de l’expression t’t-f, il dit, parce que le défunt est censé réciter luimême la formule qui est gravée au-dessous, et dont nous venons de rapporter la fin. Le même nom se retrouve sur la stèle n° 76 de la collection Anastasi, qui vient d’être acquise par le musée du Louvre.
Les rapports qui existaient dans les croyances égyptiennes entre le cœur et le scarabée ne sont pas très faciles à saisir. Cependant, la fin de la formule que nous venons de traduire semble nous les indiquer; Horapollon nous apprend que le scarabée était regardé comme le symbole de la génération masculine1 ou du principe de Y existence, et le défunt dit à son cœur : « C’est toi qui es Yexistence dans mon sein, et » c’est Clinouphis qui donne la vie saine à mes membres. » On voit par là que le cœur était considéré comme le principe de Yexistence de l’homme2; c’était aussi celui de sa régénération, ou de la résurrection du mort; or, ce principe d 'existence et de régénération était symbolisé, comme nous l’avons dit, par le scarabée. En d’autres termes, je pense d’une part, que suivant les idées psychologiques des Égyptiens, le cœur conservait, après la mort, le germe ou le principe de l’existence, et que c’était lui qui devait régénérer l’homme et le ramener à la vie lors de la résurrection; d’autre part, que le
1. Hori Apollinis Hicroglyphica, lib. I, cap. x. C’est parce qu’on ne lui connaissait pas de femelle, et qu’il était censé engendrer de lui-même.
2. M. Mariette m’apprend que les Arabes ont encore aujourd’hui une croyance analogue : ils disent que la rie sort îles reins.
DEUX SCARABÉES ÉGYPTIENS
scarabée, symbole de ce même principe d’existence, a été étroitement rapproché du cœur, qui, comme nous venons de le dire, renfermait essentiellement le germe de la vie. C’est en vertu -de ce rapprochement intime qu’on trouve des scarabées funéraires dont la base a la forme du cœur O, et même quelquefois ce que l’on pourrait appeler des cœurs funéraires, où l’image du scarabée a moins d’importance et disparaît même entièrement. Cette liaison d’idées explique aussi la présence des mots s-ht’ uas-ar,
illumination de l’Osiris (ou du défunt ), à la place du titre ordinaire du chapitre xxx du Rituel, chapitre qui est écrit tout au long et précédé de ces mots, au-dessus de la balance du jugement, dans le manuscrit funéraire de Nebset, au musée du Louvre; car, comme je l’ai déjà signalé, Suidas, en rapportant la mort d’Héraïscus, nous apprend que cette illumination du défunt ou des vêtements symboliques dont il était couvert, était le signe de l’arrivée de son âme (ou de sa génération) dans l’autre monde et de son association avec les dieux 1 : c’est pour cela aussi que la même formule, illumination de l’Osiris (ou du défunt ) un tel, commence la légende de presque toutes les figurines funéraires, qui étaient déposées dans les tombeaux en signe du souhait de régénération que l’on faisait pour le mort, lequel devait ensuite, d’après les mêmes légendes et le chapitre ex du Rituel funéraire, se livrer à la culture des champs élyséens.
L’autre scarabée communiqué par M. Bourquelot a une tête humaine, et l’on sait que les scarabées à tête humaine sont les plus rares et ordinairement les plus beaux; celui-ci