‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 215 sur 247 · Voyez la note · texte numérisé non relu

Voyez la note

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^ vLj [Que le dieu prolonge mon

existence J heureuse , <■/«’/’/ m'accorde cent dix ans, comme

(c'est) tout le droit de la rie! On lit aussi sur un autel votif

du Musée Britannique : Proscynème à Ptcdi, etc. f

= r <2 qu’il accorde que mon existence sur la terre 21 1 , \> 1 0 , sort de cent dix ans, etc., et sur une stèle du Sérapeum de

Memphis (IIIe partie, pl. 21), après une prière à Osiris : Donne-moi la vie, la santé et la force, la perfection des deux mondes, la vieillesse (bis) prolongée sur terre, une suite d'années de vie heureuse, pour atteindre l’ initiation (la mort) en paix, après cent dix (ans) sur terre. L'auteur du traité de morale connu sous le nom de Papyrus Prisse, se vante même d’être parvenu à cet âge exceptionnel (Chabas, Le plus ancien livre du monde, p. 21. Extrait de la Revue archéologique). Mais, à part ce dernier document, l’exemple de longévité le plus remarquable que j’aie rencontré m’a été signalé par M. Mariette-Bey, sur une stèle du musée du Caire, où on lit au sujet du défunt Anxc-w-n-X'ensu, né sous .le règne

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d un des Psametik, qu il fit (vécu .9.9 ans : r

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L’ensemble des textes qu’on vient de lire, et particulièrement les derniers mots de la deuxième inscription, ainsi que ceux qu’on a gravés sur l’épaisseur du socle, donnent à penser que ce monument, malgré la qualification de justifié donnée à Bakenkhonsou, fut exécuté de son vivant et par ses soins, dans le but d’orner son propre tombeau, ou de perpétuer son souvenir dans l’édifice sacré qu’il construisit lui-même, comme on le verra plus loin. On trouve, en effet, dans les temples des statues funéraires de simples particuliers qui doivent avoir été consacrées de leur vivant.

Ce fait pourrait expliquer comment, dans un grand nombre d’inscriptions funéraires, le personnage qualifié défunt parle à la première personne, comme dans notre texte, pour demander aux dieux de prolonger sa vie sur la terre, ou de perpétuer le souvenir de son nom dans son pays.

Nous savons aussi que la pensée de la mort et le culte funéraire étaient les préoccupations continuelles des Égyptiens, et que leurs rois ne cessaient pas, pendant toute la durée de leur règne, d’augmenter et d’embellir leur dernière demeure.

Nous arrivons maintenant à l’interprétation de la dernière inscription, celle qui couvre le dos de la statue, et la plus importante par les renseignements biographiques qu’elle contient. On vient de lire que Bakenkhonsou fut, depuis sa jeunesse jusqu’à un âge avancé, dans le temple d’Ammon, et nous allons voir maintenant à quels titres il mérita cet honneur; il en fait part lui-même à la postérité, sans omettre de se prodiguer des louanges.

R/id Ida ntr-ldn dp n Amn Bâk-n-x‘nsu mâ-x'-ru.

Le noble chef, premier prophète d’Ammon, Bakenkhonsou, justifié.

Z'-d-w Nuk mt md-t xcu n nb-iv ira

Il dit: Je suis l'équitable, le juste, qui fait honneur à son maitre, l’adorateur

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de la doctrine

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de son dieu, marchant dans ses voies, accomplissant

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