‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 222 sur 247 · Voir la note · texte numérisé non relu

Voir la note

d’autre part, qu’il orna ce monument de grands obélisques de granit, d’une ou de plusieurs colonnades, d’un avant-corps bâti en calcaire de la chaîne Arabique, de cours plantées d’arbres, et d’énormes mâts d’or (dorés) érigés, dans la cour ou l’esplanade, devant la façade de l’édifice; enfin qu’il orna de grandes barques sacrées le lac y attenant, qui était consacré à la triade de Thèbes.

Tous ces détails indiquent clairement qu’il s’agit d’un édifice religieux de premier ordre; mais malheureusement le nom que lui assigne notre inscription n’a pas encore été retrouvé dans les dédicaces monumentales, et, en l’absence d’un document positif pouvant nous apprendre à quel temple se rapporte ce nom, les indications que je viens de récapituler pourront seules nous mettre sur la voie pour le reconnaître.

Il est certain d’abord qu’un des titres particuliers d’Ammon à Thèbes était celui de setn-neK ou écoutant le croyant , ainsi que je l’ai reconnu dans les inscriptions du pylône de l’Est à Karnak1 2, lorsque en 1859 j’eus l’avantage d’accompagner mon savant collègue et ami M. Mariette-Bey dans la Haute Égypte.

Mais la dénomination de porte supérieure de la demeure d’Ammon ou de Thèbes, qui semble répondre à la région appelée ^ Z'âm, dans notre texte, parait en effet convenir à la partie de la ville antique située au pied de la chaîne Libyque, sur la rive gauche du Nil s, bien mieux qu’à Karnak et à ses environs. Or, de ce côté aucun obélisque n’est resté debout ou apparenta la surface du sol; nous sommes donc encore privés d’un précieux point de repère et réduits à chercher simplement quel monument, construit sous le règne de Séti Ier et de Ramsès II dans cette région, peut convenir à la description de Bakenkhonsou. Ce n’est pas, dans

Page 1