‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 38 sur 247 · MR PA’UR N TR · texte numérisé non relu

MR PA’UR N TR

Le chargé (ou l'intendant) de la demeure principale de la divine T AU A (ou SB)-T P-TÂ-IIAR-SU N.

étoile (c’est-à-dire de la reine), Peteharsoun 3.

1. Ces cônes de terre cuite portent toujours sous leur base une empreinte en relief. « Ces empreintes représentent tantôt de simples légendes hiéroglyphiques contenant les noms et les titres d’un individu défunt, tantôt la représentation d'une bavi sacrée, adorée par un ou deux personnages. On ignore encore la véritable destination de ces cônes, qui n’ont pu servir d’étiquettes funéraires, comme Champollion le croyait, puisqu’on en trouve non seulement un grand nombre estampés du môme nom, mais encore plusieurs éditions d’une même légende sous différents formats. Je serais tenté de croire que ces cônes servaient comme les tessères, de signe de reconnaissance pour avoir part à certaines distributions, ou de moyen de convocation pour assister à des cérémonies funéraires qui se célébraient dans les tombeaux, ce qui fait qu’on trouve un grand nombre de ces terres cuites enfouies près des hypogées. » (E. Prisse, Reçue Archéologique, 15 mars 1846). Mais il faut ajouter qu’on n’en trouve qu’à Thèbes seulement.

Nous ajouterons que la formule initiale, AMAH’Y H’R..., dévotion à... suivie de la légende du défunt, qui se lit sur presque tous les cônes funéraires, nous paraît confirmer cette dernière supposition.

Cf. Champollion, Notice descriptive, des monuments èggpticns du Musée Charles A', Paris, 1827, in-12, p 164. — E. de Rougé, Notice sommaire des monuments égyptiens exposés dans les galeries du Musée du Louvre, Paris, 1855, in-12, p. 61. — Y’oir les n"* 236 et 237.

2. Pour la lecture PA, voir Brugsch, Nouvelles Recherches sur la division de l’année des anciens Égyptiens.

3. La Bibliothèque impériale possède un cône funéraire (n° 2404) portant pour toule décoration une légende hiéroglyphique disposée en

Dans le champ, auprès du personnage représenté de chaque côté, je crois voir une étoile, et au-dessous, la place d’un signe effacé; ce doit être une variante du mot TUA ou TAU A, adoration, vénération, qui se rapporte à l’attitude du personnage.

Ce monument se rattache par son style à l’époque des rois Saïtes. La reine, qui n’est malheureusement pas nommée, doit appartenir à la XXVIe dynastie, car c’est à cette époque surtout que les souveraines de l’Égypte ont été qualifiées Divine étoile.

N" 32. — figurine funéraire1. Terre émaillée.

Personnage debout, vêtu d’une robe, les mains pendantes en avant. Légendes par devant et par derrière. Le nom n’est

trois lignes horizontales, qui parait se rapporter au même personnage :

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