décembre
6. Son beau-frère Louis Tolhausen était alors chancelier de l’ambassade de France à Berlin.
DE PHILIPPE-JACQUES DE HORRACK
Chabas envoya la lettre d’introduction demandée, et, le 24 janvier 1865, M. de Horrack lui écrivait de Berlin comment il avait été accueilli :
J’ai remis à M. Lepsius la lettre que vous avez eu la bonté de m’envoyer. Il m’a très bien reçu, et grâce à ses soins je suis installé dans une belle chambre du Musée égyptien, où je travaille avec acharnement depuis 10 heures du matin jusqu’à 3 heures de l’après-midi. Le papyrus hiératique que je suis en train de calquer est celui de Nennai ; il est bien plus curieux que je ne pensais, et je m’étonne qu’il n’ait pas encore été publié.
J’ai causé avec M. Lepsius au sujet de vos types; il m’a avoué que la fonte avançait bien plus lentement qu’il n’avait espéré. Sur sa demande où vous en étiez avec votre travail sur Anastasi I, je lui ai répondu que vous l’aviez terminé, et que vous n’attendiez que les types pour commencer l’impression1... J’ai aussi fait la connaissance de M. Passalacqua, directeur en chef du Musée. C’est un excellent homme, affable et aimable ; malheureusement il est vieux et presque aveugle ; il m’a donné d’intéressants renseignements sur le papyrus de Nennai, découvert par lui-même dans l’intérieur d’une statue d’Osiris en bois...
Une autre lettre que M. de Horrack écrivit à Chabas après son retour à Paris, le 16 février 1865, donne encore quelques détails intéressants sur Lepsius et Passalacqua :
... Ainsi que je vous l’ai écrit de Berlin, M. Lepsius m’avait obtenu l’autorisation, pour calquer à travers le verre le papyrus en question. A cet effet, on avait décroché du mur le cadre immense (16 pieds de long) qui contenait le manuscrit. Mais, en posant mon papier végétal sur le verre, je trouvai qu’il était impossible de calquer sans retirer le papyrus, qui était collé dedans. Je m’adressai donc au gardien, pour faire demander au secrétariat (où M. L... m’avait présenté) la permission de retirer le papyrus du cadre. Elle fut accordée immédiatement, et je commençai à calquer.