Lettre à Chabas, du 15 juin
Bibl. égypt., t. xvii.
NOTICE BIOGRAPHIQUE
bitude de me lever à des heures impossibles pour tout Parisien ; mais il y a trop d’exceptions causées forcément par des veillées que je ne peux éviter. Les étrangers, les visites à la campagne, sans parler de celles que je dois faire en ville, les amis, etc., m’empêchent de me coucher de bonne heure...
Quant j’aurai étudié le Manéthon, de M. Lauth, je vous en donnerai des extraits; notre ami a lu dans le papyrus de Turin des choses que je ne puis pas y découvrir.
Chabas répondit, le 25 juin 1865 :
Votre manuscrit est reparti aujourd’hui même ; je n'y ai fait aucun changement notable, et vous pouvez l’envoyer tel quel à M. Lepsius... Votre œuvre sera excellente; elle vient à propos
l’opinion avantageuse qui commence à se
former de vous...
Malgré cette appréciation encourageante, le manuscrit ne fut pas encore envoyé à l’impression ’. Tout en reconnaissant qu’il aurait été mieux de publier sans retard, l’auteur trouvait aussi quelque avantage aux nouveaux délais qu’il s’accordait; « mon travail, disait-il, y gagnera, j’en suis convaincu. » Et il proposait de nouvelles explications1 2. D’ailleurs, il plaisantait lui-même de ces délais, et écrivait à Chabas, le 2 septembre 1865 :
Il (Devéria) m’a prévenu que si je ne publiais pas bien vite le papyrus de Berlin, il me dénoncerait à vous pour que vous me mettiez sur la liste des « cacheurs » de textes...
On sait que Chabas venait, dans ses Revues rétrospectives, de critiquer vivement Mariette et les égyptologues qui ne se hâtaient pas de publier, dans l’intérêt de la science,
1. Il ne devait être finalement imprimé qu’au mois de mai 1866.