‹ Bibliothèque égyptologique (volume 3)Chapitre 25 sur 171 · Louis Tolhausen · texte numérisé non relu

Louis Tolhausen

DE PHILIPPE-JACQUES DE HORRACK

Il ne le savait pas encore le 31 juillet; on lit dans la lettre qu’il adressait alors à Chabas :

... Vous avez dû voir dans les journaux que la ville de Francfort a été durement éprouvée. Je n'ai pas reçu de lettre de ma famille depuis l’entrée des Prussiens (16 courant) ; car la ville est au secret, et toute correspondance par la voie ordinaire rendue impossible...

Pour se distraire de sa propre tristesse, il s’intéressait aux souffrances des autres. Ayant appris de M. Buchère que Devéria était de nouveau fort malade1, il se hâta d’aller voir celui-ci avant son départ pour le midi de la France, car on renonçait désormais à l’envoyer en Égypte, et écrivit à Chabas le 1er octobre 1866 :

... J’ai vu ce pauvre Devéria le soir de son départ (il y a huit jours) ; il n’a jamais été aussi bas, et j’ai compris, de quelques paroles qui lui échappaient, que lui-même n’a aucun espoir de guérir...

Il avait aussi recours au travail; il étudiait le texte du décret de Canope, et, dans sa lettre du 1er octobre 1866, envoya à Chabas son interprétation d’un passage de ce texte ; il faisait personnellement une étude approfondie du papyrus Anastasi I2, en attendant la publication du grand travail de Chabas et Goodwin, le Voyage d'un Égyptien. Enfin, la Bibliothèque Impériale faisait appel à son concours, pour la préparation d’un catalogue des antiquités égyptiennes du Musée de Luynes. Il écrivait à Chabas, le 25 novembre 1866 :

... Il y a quelques jours, j’ai reçu une lettre très obligeante de

Page 1