Brugsch, Géographie, t. I, pl. 58, lig
2. Noum n’est qu’une forme d’Ammon; identifié avec le soleil, il prend le nom de Noum-Ra ou d’Ammon-Ra.
NOTE SUR UN HYPOCEPHALE
Les textes les appellent les \ ^ j, Keti-u' , et, d’après le
Rituel, leur rôle principal consistait à conduire et à protéger le soleil durant sa révolution diurne. M. Brugsch a fait observer que ces personnages sont en rapport avec les vingtquatre divisions du ciel égyptien, dont chacune appartenait à une heure du jour ou de la nuit2. Le nombre et les noms des figures placées dans la barque changent, en effet, à chaque partie du ciel, dont le soleil était censé parcourir douze dans sa course diurne, et autant pendant la nuit. A la tête de ces dieux, on voit Horus perçant de son dard le serpent Apophis, qui cherche à arrêter la marche de l’astre solaire; c’est une allégorie à la puissance du soleil levant, qui dissipe les ténèbres par l’éclat de ses rayons. Un jeune enfant, portant le doigt à la bouche, est assis sur un piédestal placé sur la proue de la barque; nous y reconnaissons Horus l’enfant, appelé par les Grecs Harpocrate, d’après son nom égyptien. Symbole de l’enfance, il représente ici le soleil à sa naissance, c’est-à-dire le soleil levant. Le devant de la barque est orné d’une grande fleur de lotus, pour répéter cette même idée de la nouvelle naissance qu’on trouve souvent personnifiée par Horus enfant, sortant d’un bouton de lotus qui s’épanouit. Une seconde barque porte un cynocéphale assis dans sa châsse, autre symbole de l’Ut’a ou du parfait équilibre. M. Chabas pense que ce singe pourrait bien être le Kafi à crinière d'Aani, dont le Papyrus magique Harris donne une description détaillée3, et qui représente Osiris échappé aux embûches de Set. Mais il est aussi l’emblème de Thoth, qu’il remplace très souvent quand ce dieu est identifié avec la lune. Devant le singe il y a une espèce d’autel, avec un vase à libation, et une fleur de lotus dont nous venons d’expliquer le symbolisme.
1. M. Chabas voit les nautoniers de la barque céleste ( Papyrus magique Harris, p. 36).