Dans ce passage, les deux verbes j I ^ s-ut' a, et
mak sont en parallèle. M. Brugseh a trouvé le groupe hiéroglyphique de mak du chapitre exxv, 1. 62, du Todtenbuch, remplacé, à l’endroit correspondant du Rituel démotique de la Bibliothèque impériale, par r-ut'a, le copte toit xe liberare, sercare, sanare, conservarc (Brugseh, Géographie, t. I, p. 41).
> ker-neter, c’est le nom égyptien de la nécropole ou du
NOTE SUE UN HYPOCÉPHALE
)) le corps de ta fille Osiris, l’auguste, qui est dans la région » funéraire, Tatu, la justifiée, fille de la dame Nes-Tafnut, » la justifiée; fais que la chaleur1 soit sous sa tête dans la » région funéraire ! »
Cette formule, qu’on trouve sur quelques-uns des monuments de ce genre, est tirée du Rituel, dont les chapitres 155 à 162 expliquent l’usage de plusieurs amulettes qui devaient être déposées dans les cercueils. Voici la traduction de la partie du chapitre 162, relative aux hypocéphales ; elle est basée sur celle que M. Birch a donnée dans son travail déjà cité sur la momie de Florence.
Le chapitre a pour titre : De produire la chaleur sous la tête du défunt. A la huitième ligne du texte vient la mention suivante :
« Paroles à prononcer sur une jeune vache, fabriquée en » bon or, mise au cou du mort, et qu’on peint aussi sur un a hypocéphalc2 (bien confectionné3?), placé sous sa tête. » Une chaleur abondante existera alors en lui tout entier.
lieu dans lequel on déposait les morts. Les momies des Apis y furent ensevelies dans des caveaux construits en belles pierres blanches. Le ker-neter correspond aussi à la région céleste inférieure où les âmes devaient entrer après la mort.
1. J p f^, les, désigne la chaleur que l’hypocéphale était censé conserver et développer dans les momies. Ce mot a été l’objet d’une savante dissertation de la part de M. de Rougé, qui l’a rapproché du copte oinci, intumescere. L’éminent égyptologue pense qu’il s'agit d’un prin cipe de fermentation qui doit faire germer l’être humain et lui rendre la chaleur vitale, comme il l’avait sur la terre dans sa première vie (voy. E. de Rougé, Étude sur une stèle égyptienne appartenant à la Bibliothèque impériale , p. 112).