Cf. Todtenbuch, ch. xxxvm, 3; xli, 3, etc
5. Voir p. 5, lig. 7. Parmi les variantes graphiques que fournissent les hiéroglyphes du nom évidemment étranger de Persaïs, celle de
est la plus fréquente.
LES LAMENTATIONS ü’iSIS ET DE NEPHTHYS
DEUXIÈME PAGE Ire Section
[Li une 1] Évocation d’Isis. Elle dit :
Viens à ta demeure, viens à ta demeure, ô dieu An ! Viens à ta demeure! [1. 2] tes ennemis ne sont plus. O excellent souverain, viens à ta demeure! Regarde-moi. [1. 3] Je suis ta sœur qui t’aime. Ne t’arrête pas loin de moi, ô bel adolescent. [1. 4] Viens à ta demeure, vite, vite. Ne m’aperçois-tu pas ? Mon cœur est dans l’amertume à cause de toi ; [1.5] mes yeux te cherchent. Je te cherche pour te voir. [1. 6] Tarderai-je à te voir ; tarderai-je à te voir, ô excellent souverain; tarderai-je à te voir? [1.7] Te voir, c’est le bonheur ; te voir, c’est le bonheur ! O dieu An, te voir, c’est le bonheur ! Viens à Celle qui t’aime. Viens à Celle qui t’aime, [I. 8], ô Ounnefer, justifié. Viens à ta sœur. Viens à ta femme. [1.9] Viens à ta femme, ô Ourthet ! Viens à ton épouse. Je suis ta sœur par ta mère. [1. 10] Ne te sépare pas de moi. Les dieux et les hommes [tournent] leurs faces vers toi pour te pleurer [1. 11] tous à la fois, depuis qu’ils me voient [I. 12] poussant des plaintes ' jusqu’au haut du ciel ; et tu n’entends pas ma voix. [1. 13] Je suis ta sœur qui t’aime sur la terre; personne autre ne t’a aimé plus que moi (ta) sœur, (ta) sœur.
Cette belle évocation se réfère à la recherche que fit Isis de son frère Osiris.
Ce sont bien là des cris d'une grande douleur; il y a une certaine énergie dans ces répétitions de la même plainte, du même appel affectueux.
La première ligne commence par le groupe (jg/\ a, gé-