‹ Bibliothèque égyptologique (volume 3)Chapitre 70 sur 171 · Lepsius, Todtenbuch, ch. xv · texte numérisé non relu

Lepsius, Todtenbuch, ch. xv

LES LAMENTATIONS D’iSIS ET DE NEPHTHYS

On trouve ensuite la phrase het-a her s'enu-tu, mon cœur est triste.

Cette expression s’est conservée dans le copte ujeitgm-, tristis, tristitia, qui rend facilement la locution égyptienne1 2.

La phrase an-nennaï-a maak, à la cinquième ligne, m’a beaucoup embarrassé. M. Brugsch a cru y lire le nom de la défunte Naï\ mais cette conjecture ne m’a pas paru acceptable. Je dois la solution de la difficulté à l’obligeance de M. Chabas. Le savant égyptologue doute qu’on puisse admettre ici le nom de Naïnaï, et croit plutôt qu’il faut reconnaître, dans le groupe “N (}(j, le verbe négliger, tarder 3 4, qui reçoit ordinairement pour déterminatif le signe ^ supprimé ici par le scribe, ou confondu avec Le terme nennaï est précédé de la particule an, qui consti-

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tue une forme interrogative5. Je traduis donc : Tarderaije à te voir?

J’ai rendu par épouse l’expression égyptienne

neb-t pa (lig. 9), à la lettre : maîtresse de maison. C’était le titre de la femme légitime, de la matrone.

La locution m sep ua, (lig. 11) à la fois, est analogue à m bu ua, en un seul lieu , ensemble.

Au-dessous de cette section commence la première scène du tableau, qui s’étend jusqu’à la quatrième page. Elle représente, suivant les légendes qui sont tracées auprès des

1. Papyrus d’Orbiney, p. 5, lig. 4, expliqué par M. de Rougé dans son cours au Collège de France.

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