‹ Bibliothèque égyptologique (volume 3)Chapitre 72 sur 171 · Ton escorte · texte numérisé non relu

Ton escorte

LES LAMENTATIONS ü’iSIS ET DE NEPHTHYS

A/WSAA r\

Le mot nemma-t, à la troisième ligne, est

déterminé par l’image d’un lit funèbre en forme de lion, qui en fixe le sens.

A la septième ligne, on voit un groupe dans lequel je suis porté à reconnaître le mot s’enti-u, compagnons, quoique le déterminatif de la femme dont il est suivi semble amener tout naturellement le sens sœurs avec la lecture senti-u. Mais le contexte exige l’interprétation que je propose ; elle est d’ailleurs appuyée par une phrase presque identique qu’on rencontre à la page 5, lig. 10, où le même groupe a

pour déterminatif le signe des gens distingués j^. Je m’explique l’erreur du copiste par la fausse lecture du signe initial cursif de notre groupe, qui représente à la fois les formes hiéroglyphiques £ s'en et Le groupe par lequel l’idée deux sœurs divines est exprimée dans notre texte a, du reste, son orthographe spéciale. A la fin de la phrase, le verbe s’écrier est sous-entendu1 2.

Le mot V' ^ KESEM> ^ la neuvième ligne, veut

dire détourner , se détourner, se mettre à l' écart \

A la onzième ligne, on lit : Les ennemis ont succombé; il n’existe plus. Le substantif a pris ici abusivement la marque du pluriel sans que la phrase ait cessé d’étre au singulier3. Il faut donc traduire : Ton ennemi a succombé, etc.

La section suivante exprime la joie d’Isis, qui revoit Osiris sous sa forme lunaire. Ce n’est plus une évocation, c’est une invocation ou une sorte de litanie.

1. Cf. Chabas, Inscription d’ibsamboul, p. 732 [; cf. Œuvres diverses, t. I, p. 45-46].

Page 1