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LES LAMENTATIONS ü’iSIS ET DE NEPHTHYS
avec raison que le culte d’Osiris, d’abord local et puis répandu sur toute l’Égypte, n’était qu 'une forme du culte du soleil, qui paraît avoir été le culte fondamental et national des anciens habitants de la vallée du Nil. C’est dans cette voie d’interprétation qu’il faudrait entrer pour expliquer, surtout au point de vue cosmogonique, le rôle d’Osiris et ses rapports avec Horus, Ra, Atum, etc., qui personnifient sous des types divins les différentes phases du soleil dans sa course diurne et annuelle.
L’analyse de ce paragraphe donne lieu aux remarques suivantes :
ni
A la dixième ligne se trouve l’expression (j n ( ate-
ru-ti; ce sont des divisions de l’espace dont il n’est pas possible de déterminer la signification exacte. 11 y avait l’Atur du nord et l’Atur du midi; le ciel, la terre et les quatre points cardinaux sont cités indépendamment des Aturs'. Dans la phrase sa-k hor m net'ren-k s'eta-k [1. 12], j’ai suppléé la particule après le groupe . Je soupçonne qu’elle a été oubliée par le scribe, ou que le signe hiératique qui se trouve à cette place a été mis par erreur pour
L’expression s'eta-t est la dénomination des
localités mystérieuses où l’homme descend après sa mort
Le groupe qui suit la particule est
uah, dont le
signe initial a été défiguré par le copiste égyptien.
Le mot |'0 nemmes-t, à la même ligne, ne peut signifier qu’un vase destiné à contenir un liquide, ainsi que le déterminatif l’annonce.
Nous arrivons à la clause finale, dont je dois l’explication entièrement à l’obligeance de M. F. Chabas.
1. Cf. Todtenbuch, ch. xv, 37; ch. cxxx, 1; ch. cxli, 10; et Sharpe, Inscr., II, pl. 92, 1.