Lepsius, Todtenbuch, ch. cxlviii, 3 et
3. Elles représentent peut-être les deux pleureuses dont parle le Rituel. Cf. Todtenbuch, ch. i, 5.
LES LAMENTATIONS D’iSIS ET DE NEPHTHYS 51
Nephthys écrits auprès des figures. Il me semble intéressant de rappeler ici un passage de la Bible qui fait mention de certaines cérémonies analogues, pratiquées chez les peuples syriens à l’occasion des fêtes de deuil pour Adonis, dont le culte s’était introduit chez les Juifs restés à Jérusalem à l’époque de la captivité. En voyant en songe les idolâtries dans lesquelles ils étaient tombés, Ézéchiel s’exprime ainsi : « Et il me conduisit à l’entrée de la porte septentrionale du » temple, et voici que des femmes étaient assises là, pieu— » rant Thamuz (c’est-à-dire Adonis)1. »
On a cru reconnaître une origine commune aux légendes d’Osiris etd’Adonis; mais, d’après le savant Movers, quia traité à fond la fable d’Adonis2, ce mythe et son culte portent dans tous les détails le caractère particulier à la religion phcenico-syrienne, et diffèrent beaucoup trop de l’histoire d’Osiris et de sa signification en Égypte pour pouvoir admettre autre chose qu’une ressemblance générale dans les principales notions qu’avaient les deux peuples de ces divins personnages.
Ma traduction de ce paragraphe a besoin d’être justifiée par la discussion de plusieurs points douteux.
Il m’était impossible de déchiffrer le premier groupe de la quatorzième ligne ; je présume qu’on doit le transcrire
]\ an3. La phrase se lirait alors : J] q|| an
X.EH-UT sa-t sen, mais la présence de la particule xeh entre le verbe an et la finale du participe passif ut est fort singulière et reste à expliquer. M’appuyant sur quelques