Sam. Sharpe, Egypt. Inscr., 2nd Ser., pl
2. Selon l’état du temple et les réparations que cet état exige.
SUR DEUX STÈLES DE L’ANCIEN EMPIRE
Alors l'Abri du Figuier (le pharaon ) vint rejoindre son lieu dans ce temple ; l’officier de la charge du sceau Anhoursi le suivait.
Il me rendit un honneur plus grand que toute autre chose, en disant : Excellentes les choses qu’il a faites pour son dieu !
Puis il me donna la valeur de dix offrandes assorties de et de pains, et un jeune veau.
Puis le Sar des oblations partit, et voilà qu’il vit les constructions; alors il s’en réjouit plus que de toute autre chose.
Traduction de la stèle n° il (pl. VI).
Ordre donné au Met-en-sa d’Abydos, Ameniseneb, savoir : J’ai vu les travaux que tu as faits. Par la faveur du souverain, par la faveur de sa personne auguste, passe une vieillesse heureuse dans le temple de ton dieu ! Alors, ordre de me donner la partie postérieure d’un jeune bœuf. Puis un ordre me fut donné, à savoir : Opère toutes les vérifications de ce qui est dans ce temple.
Je fis selon tous les ordres qui m’avaient été donnés. Je fis consolider soigneusement chaque place de chacun des dieux qui sont dans le temple, renouvelant leurs autels avec du bois de cèdre; il y eut plus d’autels qu’il n’y en avait auparavant.
Je m’appliquai de tout cœur au bien de mon dieu, et le souverain m’en récompensa1.
1. Dans le registre inférieur de cette stèle, le défunt est représenté debout devant Anubis. Quatre lignes d’hiéroglyphes disent ce qui suit :
« Offrande royale à Ap-herou, seigneur de Tosar : qu’il accorde le » souffle délectable de la vie à la personne du Met-en-sa d’Abydos, » Ameniseneb, justifié, enfanté par la dame Neb-t-atef, justifiée;
» Adoration à Ap-herou, seigneur d’Abydos, lorsqu’il se montre;
» Par moi', Met-en-sa d’Abydos, Ameniseneb, justifié, fils de Oua- » em-Kaou. »
SUR DEUX STÈLES DE L’ANCIEN EMPIRE
Les deux stèles sont consacrées à un seul et même personnage nommé Ameniseneb. L’époque à laquelle il appartient pourrait être fixée au juste si l’on connaissait celle du roi dont les deux cartouches sont gravés dans le cintre n0!!1 et qui se lisent Ter-en-ra Masha-en-ra : ("© *a*aaa
aaaw ® J . Mais la place de ce pharaon, qui jusqu’à
présent n’est connu que par ce seul monument, n’a été déterminée que d’une manière conjecturale à l’aide de la stèle n° 12, où l’on trouve à la ligne 10 la mention du cartouche deOusertesen deuxième roi de la XIIe dynastie,
dont Ameniseneb dit avoir renouvelé les travaux au temple d’Abydos. Le règne de Ter-en-ra est par conséquent postérieur à la XIIe dynastie. M. de Rougé a proposé de le placer dans la XIIIe ou dans la XIVe. Cependant la restauration radicale du temple d’Abydos dont parlent nos textes pourrait suggérer l’idée que cet édifice avait été ruiné par l’invasion des Pasteurs, et réparé lors du rétablissement de l’autorité pharaonique, ce qui ferait penser que le règne de Ter-en-ra a pu appartenir à la XVIIe dynastie; mais les édifices de l’Égypte tombaient trop souvent en ruine par des motifs autres que l’invasion étrangère pour qu’on attache beaucoup d’importance à cette remarque. D’un autre côté, le style des deux monuments est celui qui caractérise les textes de l’ancien empire2. L'attribution proposée par M. de Rougé est par suite extrêmement vraisemblable.
1. Voici la traduction des inscriptions placées sous le disque ailé dans la partie arrondie du haut de la stèle.
Au centre, de droite à gauche :
« Le dieu bon, seigneur des deux mondes, maître de faire les choses, » le roi de la Haute et de la Basse Égypte Ma-sha-en-ra, vivificateur » éternel, (aimé) d’Horus d’Edfou. »
Et de gauche à droite :
« Fils du Soleil, de ses entrailles, Ter-en-ra, vivificateur éternel, » stable et parfait, (aimé) d’Horus d’Edfou. »
2. Ma note sur Le transport d’un colosse, ci-devant [Mélanges ègyp-
SUR DEUX STÈLES DE L’ANCIEN EMPIRE
Sur les deux stèles, Ameniseneb est représenté vêtu de la tunique ordinaire, la tête rasée et portant au cou un collier. Il a le titre de 'e==a > Met-en-sa d’Abydos. Mais ni notre
texte ni aucune des inscriptions où ce titre se trouve ne fournissent de renseignements sur la nature des fonctions qu'il désigne. Était-ce un emploi ou simplement un titre? Le Met-en-sa avait un rang inférieur au poliarque ( j et même au chancelier ^ ^ , et pourtant ce titre fut porté
par de très hauts fonctionnaires. Dans une des tombes de Beni-Hassan1 il se joint à ceux de □ , noble chef,
^ chambellan (?) 2, ^
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chef supérieur, titres qui sont suivis par celui de
, Met-en-sa dans le temple. Si l’on analyse ce groupe, on le trouve composé des signes et liés ensemble par la particule ««m. Le premier est en rapport avec de nombreuses idées. En choisissant celle de examiner-, juger , et en donnant au caractère son sens particulier, qui est protection, salut, conservation, on pourrait traduire l’expression entière par examinateur du salut, c’est-à-dire surveillant , inspecteur de la conservation. Cette conjecture est justifiée par le fait que le dernier emploi conféré à notre personnage, ainsi que l’explique la stèle 11, consistait à faire les vérifications générales du temple, et qu’en vertu de cette fonction il était chargé du soin de faire consolider toutes les chapelles et d’en réparer les autels.
La stèle n° 12 nous raconte que le secrétaire du gouverneur se présenta chez Ameniseneb et l’invita à l’accompagner chez son maître. Ce fonctionnaire, qui est désigné par le
tologiques, 3e série, t. II,] p. 103, donne la traduction d’un monument de la XIIe dynastie, qu’on peut comparer sous le rapport du style aux stèles expliquées par M. de Horrack. — F. C.