Chrestomathie, p. 191. — Je crois que
est ici, et dans
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pronom ordinaire, quand elle forme le sujet de la phrase. L’affixe personnel qui s’y joint ordinairement manque ici ; j’y ai suppléé le pronom personnel de la troisième personne, qui me paraît convenir le mieux, ainsi que dans la phrase suivante de la stèle n° 11, ligne 1
J’ai vu les travaux que tu as faits.
dernière traduction n’est cependant nullement certaine \
Le temple d’Abydos qu’il s’agissait de restaurer est désigné simplement par les groupes çrzi ^ ^J|J , qui
ne nous renseignent pas sur le culte auquel cet édifice était consacré. Mais l’article ^ qui précède le substantif crz: annonce que ce dernier est employé dans un sens déterminé et qu’il désigne un édifice particulier de la ville. Il s’agit donc probablement du fameux temple d’Osiris. Malheureusement l’identité de ce monument avec celui de notre texte ne peut plus être vérifiée, car les ruines du temple ont presque entièrement disparu. « En s’avançant toujours » vers le nord, » dit M. Mariette dans l’Avant-Propos du premier volume de son Abydos, « est une vaste enceinte de » briques crues. On y devine plutôt qu’on n’y distingue un » troisième temple. Celui-ci ôtait consacré à Osiris et ren- » fermait le sanctuaire fameux honoré par l’Égypte entière. » Les ruines des deux autres temples dont parle M. Mariette
l’exemple cité plus bas, une conjonction, et qu’il faut traduire : Comme il y a ordre de faire restaurer le temple d’Abydos , mets des ouvriers, etc.
Le pronom sujet de w . , vouloir, ordonner, n’est pas exprimé.
Ces tournures elliptiques sont presque toujours employées quand il s’agit de parler du pharaon. C’est vn ordre royal que le gouverneur transmettait à Ameniseneb. — F. C.
1. Le scribe me semble encore ici rester à dessein dans l’indétermination, parce qu’il s'agit du roi lui-même, qui a vu de ses propres yeux et par les yeux des hauts fonctionnaires qu’il a envoyés sur les lieux. On peut conserver le mot à mot égyptien : Comme on a vu les travaux que tu as faits, etc. — F. C.
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sont celles d’un temple construit par Séti Ier et celles d’un temple fondé par Ramsès IL Ces deux monuments importants sont donc bien postérieurs à la XIIe dynastie et n’ont rien de commun avec le temple dont parle notre inscription. Quoi qu’il en soit, les détails qu’on trouve dans la suite du texte sont si généraux, qu’on peut les rapporter à n’importe quel édifice sacré. Il faut donc se contenter du seul renseignement que fournisse notre texte, celui de la fondation d’un temple à Abydos par le deuxième roi de la XIIe dynastie1. Le poliarque ordonne à Ameniseneb de prendre des
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ouvriers , T 'vV | ’ d’aPrès l’état du temple ( J.
Les ^ sont tes artistes travaillant du ciseau ou du
burin ; nous avons vu, en effet, que la décoration du temple fut renouvelée.
Ameniseneb dut aussi pourvoir le temple de * T Pj
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c’est-à-dire des prêtres de l’heure (forme pleine 0 ^ P] ), ou horoscopes chargés
AAAAAA ^ * iun
de veiller à la régie des terres appartenant au temple et au magasin des propriétés divines. Il est peut-être difficile d’arriver à une grande précision dans la traduction de ces noms de fonctions. Mais le culte étant reconstitué, il fallait à l’instant pourvoir aux dépenses des offrandes et à la régie des biens qui y étaient affectés.
Les réparations furent exécutées d’abord dans la partie
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inferieure et dans la partie supérieure
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puis on refit les murs I 1 E i 1 . Ensuite on restaura l’intérieur
( n, khen).
1. Je crois que le texte n’attribue pas à Osortasen I" la fondation du temple dont il s’agit, mais seulement une reconstruction à neuf
j. Ce temple serait donc encore plus ancien. —
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littérale-
En dernier lieu, le temple fut repeint,
ment : il y eut des peintures :
^es *ro^s termes indiquent les substances qui servirent à tracer les hiéroglyphes et les scènes mythologiques dont le temple était décoré. Ce sont des couleurs, des émaux, des matières brillantes d’incrustation ou d’enluminure, à propos desquelles je renonce à tenter des identifications qui resteraient forcément problématiques. Le premier terme est fréquemment cité comme un des matériaux de l’écriture ou de la peinture ; le second se rencontre sous la forme Kj>o°o, et le troisième sous celle de f| / ^ o .
Ces peintures étaient, dit le texte, faites ^ Ici je ne distingue pas bien l’intention du texte’.
Le surplus de l’inscription n° 12 ne concerne que les témoignages de satisfaction obtenus par Ameniseneb après l’accomplissement de la tâche qui lui avait été confiée. Deux personnages firent le voyage d’Abydos à cette occasion. Le
premier est désigné par les groupes
que j’ai d’abord considérés comme un titre de fonction suivi d’un nom : le khou ou directeur Bak. Le mot khou signifie défendre , protéger , soigner, en latin/ouere; ce serait donc une expression convenable pour caractériser les fonctions du directeur ou plutôt du conservateur d’un temple. Mais M. Chabas, en me faisant remarquer que l’on n’a pas encore rencontré dans la hiérarchie sacerdotale ou administrative
1. Il faut comparer à ce texte les légendes du plan de l’hypogée royal sur lequel j’ai disserté. L’expression si souvent répétée sur ce plan :
" ^ donne une explication ad-
missible de
, à l’instar d’un livre ■ — F. C.
2. Le dessin donne ici le signe de la vie au lieu du pedum sur les genoux du roi assis.
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une fonction de ce nom, me suggère une explication bien différente pour ce passage. Selon cet égyptologue, les groupes
® ^ J] "If -Snifient a -*a ^e^re ^ Abri du
"Figuier, désignent le pharaon lui-même, ce que montre d’ailleurs la petite figure royale ou divine qui sert de déterminatif. M. Chabas trouve de nombreuses et excellentes preuves de cette interprétation dans l’innombrable série des expressions qui servent à nommer la personne royale ; il se réserve de traiter ailleurs ce sujet si important pour l’interprétation de certains textes.
Le roi était accompagné d’un haut fonctionnaire, le 0^ -www , ou o fficier du préfet du sceau, ou peut-être pîus simplement officier de la charge du sceau. Ce titre
est connu par d’autres monuments. Les J) 1 i\ étaient
des chefs militaires et administratifs d’un rang très élevé; des princes de la famille royale occupèrent parfois cet emploi. Cette circonstance tend encore à prouver que le personnage auquel [’ officier de La charge du sceau servait de suite ne peut être que le roi.
Nous pouvons donc tenir pour certain que le roi Ter-
en-ra fit à Abydos un voyage dont le but était de r n fa c ~r> h # <û , D cL
'Kx CT31 , rejoindre son lieu dans le temple. Evi-
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demment il ne faut pas prendre cette expression au point de vue funéraire, car le roi était vivant, et put rendre à Ameniseneb l’honneur divin, selon l’expression du texte, c’està-dire la plus haute marque d’estime et de satisfaction’. Mais il avait pu faire préparer sa sépulture à Abydos, où se trouvait le tombeau le plus vénéré d’Osiris. Au témoignage de Plutarque, on y enterrait les riches et les puissants qui ambitionnaient le privilège d’avoir une sépulture près de
1. On connaît d’autres exemples de cette expression attribuant l’honneur divin à des fonctionnaires bien méritants; il est évident qu’il ne s’agit pas d’un culte, mais seulement d’un honneur extraordinaire.