‹ Bibliothèque égyptologique (volume 3)Chapitre 99 sur 171 · PRÉAMBULE · texte numérisé non relu

PRÉAMBULE

Invocations précieuses faites par les deux sœurs divines, dans la maison d’Osiris Khent-ament\ dieu grand, seigneur d’Abydos, au mois de Clioïak, le vingt-cinquième jour. On fait de même dans toutes les demeures d’Osiris, et dans toutes ses fêtes, et cela est avantageux à son âme, affermit son corps, répand la joie dans son être, donne le souffle aux narines, à l’aridité du gosier ; cela satisfait le cœur d’Isis ainsi que (celui de) Nephthys ; cela place Horus sur le trône de son père ; cela donne la vie, la stabilité, la tranquillité à Osiris Tentrut, fille de Takha-aa, qu’on surnomme Persaïs, justifiée. Il est profitable de faire ceci conformément aux divines paroles.

Évocation d’Isis

Elle dit :

Viens à ta demeure, viens à ta demeure, ô dieu An3! Viens à ta demeure ! Tes ennemis ne sont plus. O excellent souverain, viens à ta demeure ! Regarde-moi. Je suis ta sœur qui t’aime. Ne t’arrête pas loin de moi, ô bel adolescent. Viens à ta demeure, vite, vite. Ne m’aperçois-tu pas ?

1. Ce paragraphe, qui forme le titre général du manuscrit, indique clairement que les invocations qui suivront ont été adressées par Isis et Nephthys à leur frère Osiris; qu’elles ont été la cause de sa résurrection, et que, pour ce motif, elles seront avantageuses et efficaces pour la défunte, la dame Tentrut, qu’elles animeront d’une vie nouvelle en lui rendant le souffle vital.

Page 1