‹ Bibliothèque égyptologique (volume 4)Chapitre 16 sur 35 · Pourlier, antiquaire · texte numérisé non relu

Pourlier, antiquaire

tance. Les ingénieurs des ponts et chaussées n’étaient le plus souvent que des adjoints des ingénieurs militaires; il n’adressait d’ailleurs la parole qu’à ses braves camarades, c’est-à-dire aux ingénieurs militaires. Sa conduite à Malte avait donné une preuve complète de sa partialité : les ingénieurs militaires, les plus inférieurs en grade, étaient admis à sa table, tandis qu’il n’invitait pas des membres marquants de la Commission des Arts.

Panhusen1 a probablement été fait prisonnier par les Bédouins; depuis le jour de la descente, on n’a point eu de ses nouvelles.

Monge et Berthollet ont suivi le quartier général.

Le 22 messidor, à peine éveillé, je retrouve Lancret, bien étonné de nous voir aussitôt rapprochés de lui. Nous prenons du lait ensemble. Il va vers ses bagages, c’est-à-dire au camp. Nous nous occupons de trouver un logement; on fait de nouvelles difficultés. Nous sommes obligés de débarquer nos effets sur le rivage. Enfin, nous avons un logement; nous y déposons nos effets et nous retournons au camp; nous y construisons une cabane, nous y faisons la cuisine.

Le 23 (11 juillet 1798), Lancret s’embarque sur le Nil; nous nous séparons encore une fois. Notre journée est employée à pourvoir à notre subsistance. Nous faisons la cuisine, nous blanchissons nous-mêmes.

Le 24 (12 juillet 1798), nous restons à Rosette, occupés de notre petit ménage. Le général Menou, Costaz et autres, arrivent.

Le 25, arrivée à Rosette d’une vingtaine de membres de la Commission des savants.

Le 26, promenade hors de Rosette, dans les prairies. La campagne est très belle. En revenant, nous nous avançâmes dans les quartiers les plus reculés de la ville. Nous vîmes quelques maisons, dont l’extérieur est plus beau que celui

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