‹ Bibliothèque égyptologique (volume 5)Chapitre 10 sur 237 · Dans mon ouvrage sur le Papyrus magique Harris · texte numérisé non relu

Dans mon ouvrage sur le Papyrus magique Harris

2. Voir, dans le Bulletin de l’Athùnœum français , juin 1856, une cornaline publiée par M. F. Lenormant; la légende qui y est gravée signifie : Je porte bonheur à mon maître (litt. : à son maître).

HORUS SUR LES CROCODILES

pyrus magique Harris, manuscrit de 1 âge des Ramessides. Toutes les autres ont évidemment la même physionomie et appartiennent aux mêmes doctrines. Cependant leur arrangement, dans l’ordre où nous les rencontrons sur les stèles en question, peut bien ne pas remonter au delà de la XXVe dynastie.

5$ 5. Les animaux malfaisants.

Les conjurations des formules que je viens de traduire s’adressent à tous les animaux de la terre et des eaux qui ont le pouvoir de nuire. Encore aujourd’hui on trouve en Égypte les serpents, les crocodiles et les scorpions, aussi bien que les animaux à cornes, contre lesquels les anciens Egyptiens éprouvaient le besoin de se prémunir. On a des motifs de croire qu’aux temps de l’ Ancien-Empire l’hippopotame fréquentait les marais de la Basse-Égypte. Il n’est pas question de cet animal dans nos formules, mais il pouvait être compris dans celles qui parlent des habitants des eaux en général.

De nos jours, il n’existe pas de carnassiers en Égypte. Le lion est cependant spécialement indiqué comme l’un des animaux à repousser. La formule s’exprime ainsi :

Repousse pour moi :

tout lion (le (from) Menu,

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les crocodiles, dujleuco,

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la bouche cle tous les reptiles mordants, de leur trou.

HORUS SUR LES CROCODILES

Dans mon explication du Papyrus magique Harris', j’ai proposé de reconnaître dans le groupe Meru le nom de l’ancienne capitale de l’Éthiopie, la célèbre Méroé, aux environs de laquelle, au dire de Strabon, abondaient les éléphants, les lions et les léopards. Je crois aujourd’hui que la formule ne concernait pas des carnassiers vivant dans un pays aussi éloigné, et je suis assez disposé à admettre le témoignage de Diodore de Sicile. Cet historien affirme qu’aux temps reculés l’Égypte était infestée d’un grand nombre d’animaux sauvages; que même de son temps la haute région était en partie inhabitée à cause de la multitude des bêtes féroces1 2; il ajoute que les carnassiers abondaient aussi dans les déserts de Libye qui bornent l’Égypte du côté de l’occident3 4.

Les pharaons de la XVIII® dynastie faisaient de la chasse au lion un de leurs amusements habituels; c’est ce que nous apprenons, au moins en ce qui concerne Aménophis III, par les légendes de deux pierres gravées, qui ont été publiées dans le recueil de Young, Hieroglyphics 4 . On y lit : Compte des lions rapportés par Sa Majesté et qu'il a percés de ses flèches lui-même, depuis Van /er jusqu’à Van X : lions terribles 102. Malheureusement, rien ne nous apprend la localité qui fut le théâtre de ces chasses. Les panthères étaient amenées du midi de l’Égypte. Dans les magnifiques textes publiés par M. Dümichen ( Hist . Insc/tr., t. II, pl. 3), on voit deux animaux de cette famille amenés comme échantillons des merveilles du règne animal en Arabie, et la légende explique qu’ils sont destinés à suivre le roi Ramsès II, comme l’Osymandias de Diodore se faisait accompagner par un lion, qui combattait auprès de son char.

Qu’il y eût ou non des lions indigènes en Égypte, les

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