Planche XIII, n°s 3 et
HORUS SUR LES CROCODILES
Égyptiens connaissaient bien ces redoutables animaux; il est tout naturel dès lors qu’ils les aient pris comme types des quadrupèdes contre lesquels ils avaient à se défendre.
Le groupe pourrait très bien, comme je l’avais
d’abord pensé, nommer une localité spéciale; mais il a pour variantes, dans le passage étudié, les formes <=?>, 2Fi5; or, cette forme <=> (aussi <=») remplace dans la suite de la phrase : renas-les pour moi comme de petites pierres sur la terre. Nul doute que nous n’ayons affaire à une expression pareille à celle qui se rencontre au Papyrus Sallier II,
v-w-msirr3.-
J’en conclus que le groupe ^r; est l’une des valeurs phonétiques de et qu’il représente la terre ferme et ha-
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bitêe par les hommes , par opposition avec (j fleuve, la grande eau, dans laquelle vivent les crocodiles et les poissons; conséquemment je vois aujourd’hui dans les lions de Mérou, non pas les lions de Méroé, mais les lions et généralement tous les carnassiers habitant la terre et menaçant la sécurité de l’homme.
Chalon-sur-Saône, 20 août 1868.
SUR
QUELQUES INSTRUMENTS ÉGYPTIENS
DE MESURAGE'
Dans mon mémoire intitulé : Détermination métrique de deux mesures égyptiennes de capacité 2, j’ai fait connaître la contenance :
1° Du hin ( ra O), qui est de 46 centilitres;
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2° Et d’une mesure que j’ai nommée la tasse, en hiéroglyphes et qui contient le tiers du hin, c’est-à-dire environ 15 centilitres y.
Je rappelais aussi que mon savant ami, M. Dümichen, avait établi qu’une mesure -pj-, qu’il appelle tena, contient quatre fois la mesure /“"D, qu’il nomme cipet, ce qui donnait pour le tena une valeur de 61 centilitres environ, d’après mes évaluations.
L’étude de quelques-uns des textes précieux, si abondamment mis à la disposition des égyptologues par le même savant, m’a fait reconnaître que cette dernière observation réclame quelques développements.
Il y a lieu tout d’abord de faire remarquer que la valeur
1. Publié dans la Zeitschrift fur ac/yptische Sprache, 1869, p. 57-62.
2. Reproduit au t. III, p. 77-93, de ces Œuvres diverses. — G. M.
SUR QUELQUES INSTRUMENTS ÉGYPTIENS
de 15 centilitres 4 pour la tasse /°°D est fournie par des textes de l’époque des Lagides; que, par conséquent, on ne peut pas, sans preuves nouvelles, appliquer cette valeur à une mesure similaire de la grande époque pharaonique.
Or, c’est le calendrier de Médinet-Abou qui a fourni à M. Dümichen la valeur : 4 /,[p = 1 -p)-> et ce monument date de l’ère des Ramessides; ainsi donc, lors même que l’on serait autorisé à assimiler le signe qui représente un boisseau comble, au signe /°°D, qui figure une coupe ou une tasse à main, on ne serait pas encore en droit d’attribuer au premier de ces vases-mesures la valeur de 15 centilitres 4, qui formait, à environ dix siècles d’intervalle, la contenance du deuxième.
L’existence cl’une mesure de 61 centilitres, désignée par le signe -Rr est donc au moins conjecturale en cet état de la question. Mais il y a encore à faire ici une observation essentielle, c’est que la mesure f-p n'est pas la même que la mesure tena y et que la mesure n’est pas la
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même que la mesure .
Dans les énumérations données par le calendrier de Mé-
tena :
dinet-Abou, sont indiqués comme mesurés au
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l’encens; le parfum précieux, anti; un autre parfum nommé teket; et diverses espèces de pâtes ou farines, dont on faisait des gâteaux ronds et coniques ou des pastilles.
La circonstance que le tena servait à mesurer l’encens et les plus précieux aromates de l’Arabie nous conduit naturellement à penser que cette mesure était de médiocre capacité; on ne saurait douter qu’il n’en soit ainsi, si l’on considère les mentions portées aux lignes 8, 9 et 10 du grand tableau qui indique l’emploi journalier des denrées au temple de Médinet-Abou, avec notation des quantités totales de chacune d’elles pour l’année entière’.