‹ Bibliothèque égyptologique (volume 5)Chapitre 139 sur 237 · Papyrus hiératique de Lcr /de I. 346, pl · texte numérisé non relu

Papyrus hiératique de Lcr /de I. 346, pl

de l'année égyptienne

Dans un autre passage, ils perdent leur titre divin, et ne figurent plus que comme des fléaux dont l’homme demande à être préservé :

Il ne tombe pas sous ceux qui sont après Se/ihet.

Ces fléaux divinisés représentent simplement les actes divers de la puissance vengeresse de la déesse. Le plus ordinairement elle est adjurée elle-même :

Que ne s’empare pas Se h' ha t de moi !

De la même manière les dieux du cortège de Râ, d’Horus, de Thoth, d’Osiris, de Set, etc., sont la personnification des virtualités de ces types divers, et les exécuteurs de leurs ordres.

Il est aisé de se rendre compte des développements illimités auxquels se prêtait ce système théogonique, sur lequel nous n’insisterons pas davantage. Il était nécessaire cependant d’en faire comprendre le mécanisme pour montrer l’importance décroissante de l’idée attachée au mot dieu , à mesure qu’on descend les degrés de cette échelle1 2 3. Ici, il y a lieu de remarquer que les Égyptiens ne possédaient aucun terme correspondant au grec Aatpwv, esprit, génie. Le groupe É.0.10T, qu’on traduit quelquefois par esprits, n’est que le pluriel du mot h.t»s, l’âme ; il ne désigne jamais des êtres intermédiaires entre l’homme et dieu. Quant aux

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