‹ Bibliothèque égyptologique (volume 5)Chapitre 153 sur 237 · ÉLOGE DE LA DOCILITÉ ET DE LA PIÉTÉ FILIALE · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE LA DOCILITÉ ET DE LA PIÉTÉ FILIALE

Si tu écoutes ce que je t’ai dit, tous tes actes seront conformes au principe divin2. Pour ceux à qui il arrive de les garder véritablement, ces préceptes sont leurs trésors, et leur réputation se répand dans la bouche des hommes, à cause de l’excellence de ce qu’ils embrassent.

A qui a reçu toutes ces paroles, il n’arrive aucun mal en ce monde, à jamais ; celui qui les accomplit thésaurise pour

1. Extrait du Traité de morale du scribe Ptah-hotep, qui vivait plus de trois mille ans avant notre ère.

2. Il est consolant de voir cette morale primitive gravée par Dieu lui-même dans la conscience des hommes,

HYMNES ET INVOCATIONS

le bonheur. C’est la parole des Sars1 pour instruire l’homme, en lui disant que lorsqu’il a écouté cela, il devient un homme habile; c’est un homme docile et bon, dit-on de lui, lorsqu’il a écouté cela. Et, dans une circonstance heureuse, on le choisit pour être un supérieur2, et sa vertu demeure pour les siècles, et sa complète satisfaction pour l’éternité.

A propos du sage3, on dit qu’il assure son bonheur en lui-même sur la terre; le sage est rassasié de sa sagesse. A propos de celui qui est devenu Sar par une circonstance heureuse, on dit qu’il a la langue gracieuse, les lèvres équitables, que ses yeux voient, que ses oreilles entendent4. Son lils met son bonheur à agir selon la vérité, sans mensonge.

C’est un bienfait que l’obéissance d’un fils. L’obéissant parvient par l’obéissance; l’obéissant devient un Sotema5. Il est bon d’écouter, il est bon de parler, mais toute obéissance est un bien, et c’est un bien d’écouter celui qui écoute : la docilité est la plus excellente de toutes les choses aimables; c’est le bien des biens.

Le fils qui reçoit la parole de son père deviendra vieux à cause de cela. Aimer Dieu, c’est obéir; ne pas obéir, c’est haïr Dieu.

C’est par le cœur que l’homme est maîtrisé dans l’obéissance et dans la désobéissance; le cœur est le maître absolu de l’homme.

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