‹ Bibliothèque égyptologique (volume 5)Chapitre 193 sur 237 · Lacune remplie · texte numérisé non relu

Lacune remplie

IÏÏTÏÏ1

Le Ç est le déterminatif des objets en métal. Ce mot

n’est pas connu sous cette forme : il faut peut-être lire

« pointe,

pique». Dans tous les cas, il est certain qu’il s’agit d’une arme avec laquelle Amenemheb creva le ventre de la cavale.

4. Littéralement : « je suis adoré en dieu ». Cette expression, qui eboque nos idées, était habituelle dans le style de l’époque. Dans la stèle d’Ameni, connue sous le nom de stèle clc la famine, ce personnage

« Le prince me rendit l'honneur

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dit aussi divin ».

5. Ce passage est très incomplet, mais il est facile de le rétablir si l’on considère qu’il parle du retour de Thothmès III en Égypte à l’occasion de la grande panégyrie d’Ammon à Thèbes. L’expression

■ U-fl ^

est un terme de marine qui signifierait littérale-

ment : « gouverner, disposer l’intérieur ». Elle se rencontre au Rituel

SUR LES CAMPAGNES DE THOTHMÈS III

ramener en naviguant (à Thèbe.s) pour sa bonne panégyrie d’Apetou de Diospolis (Pa-Amon) qui met la population en allégresse.

» Puis le roi acheva la durée de sa vie d’années nombreuses et heureuses en victoire, en puissance, droit lui étant fait’, depuis l’an premier jusqu’à l’an 54, le dernier jour du mois de Phaménot, comme roi de la Haute et de la Basse-Égypte Menkheperra, justifié.

» S’élevant au ciel, il se réunit avec le disque solaire, suivant le dieu, et se répandant pour devenir la clarté du monde chaque matin; il fut le disque solaire illuminant le ciel fécondé1 2.

» Le roi de la Haute et delà Basse-Égypte, Aakheperoura, fils du Soleil, Amenhotep (II), vivant à toujours, s’établit sur le trône de son père et occupa le siège royal. Tous les malfaiteurs, il les saisit : tous les misérables du pays de Tesher (la terre rouge, les déserts voisins de l’Égypte), il frappa leurs chefs b

(chap. xcix, 1 ; c, 3; cxxiv, 3) et se réfère à la conduite par le défunt du navire de l’Océan céleste; Amcnemheb n'était encore que bas officier,

mais le roi lui avait confié le poste de chef d’équipage ( ® ^

1. C’est-à-dire : « justification lui étant faite sur la terre ». La justification c’est le triomphe d’Osiris sur Set, du bien sur le mal, de la légitimité sur la révolte, de la vie sur la mort.

2. On trouve à Abydos une image semblable : « Le ciel est fécondé » par tes beautés » (Mariette, Abydos, I, c, 26).

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