XVII. L’an 2, le 13 Choiak, le roi voyageait vers le Nord
La planche XV concerne Aménophis II. et n’est du reste qu’une adresse de louanges hyperboliques.
Les comptés donnés par les Papyrus Rollin ne relatent aucune opération faite en dehors des magasins ou lieux de dépôt. On n’en peut rien conclure quant aux époques de la récolte et de l’inondation; par conséquent, ils ne fourniront pas d’éléments pour les calculs chronologiques basés sur le déplacement de l’année vague, par rapport à ces phéno-
1. Papyrus Anastasi IV, pl. 8, 1. 3. On voit dans ce passage que le métier du khen est de mettre des pains au feu.
Bibl. égypt., t. xii.
mènes. S’il est vrai que ces sortes de calculs doivent avoir une importance capitale, ce ne peut être qu’à la condition que les textes sur lesquels on les fondera soient parfaitement clairs. Une date précise du commencement de l’inondation serait particulièrement précieuse; mais il y a beaucoup moins à espérer des dates relatives à la coupe ou au foulage des blés. En Égypte on a fait deux récoltes par an, et l’on sème en même temps que l’on moissonne. On récolte l’orge en février, des blés en mars, avril et mai; quant au battage, il devait généralement être achevé avant la crue du Nil; mais le Nil croît pendant trois mois; certaines parties du territoire cultivé sont couvertes beaucoup plus tard que d’autres. Est-il d’ailleurs impossible que certains kliets ou emplacements de battage n’aient pas été choisis de manière à être constamment au-dessus du niveau des eaux du Nil débordé? La rigueur qu'exigent impérieusement les calculs chronologiques ne permet pas de négliger les moindres circonstances pouvant influer sur la donnée des problèmes.
Chalon-sur-Saône, le 2 janvier 1869.