‹ Bibliothèque égyptologique (volume 5)Chapitre 46 sur 237 · Papyrus d’Orbincy, passim · texte numérisé non relu

Papyrus d’Orbincy, passim

LE PAPYRUS PRISSE

réservés. Ces valeurs sont démontrées par un nombre considérable d’exemples.

ÜA Mÿr' . Ce groupe, déterminé par l’oiseau du o wwa rUr*-

mal, ne se rencontre dans aucun autre texte à moi connu. Après le déterminatif du chemin, et quelquefois avec "jj^ seul, il signifie voie, sentier, chemin. Mille exemples illustrent cette valeur, qui se prend au propre et au figuré, de même que l’hébreu ipn. On disait, par exemple, le chemin d’un pays, la voie de dieu; voie ouverte, voie large, etc.

Mais le déterminatif du mal exclut toutes ces acceptions; ici, il faut accepter une hypothèse, et il s’en présente une fort simple, c’est que le déterminatif du mal s’applique, non

pas a

seul, mais à l’expression

ra

qui signifierait alors : le viol des voies, l’abus, ou bien le violateur des voies, Vabusear, le transgresseur. La formule violer les voies est analogue à celle de violer les frontières, violer les territoires ; elle est donc bien régulièrement dans le génie de la langue égyptienne. En acceptant ce sens, nous nous expliquons aisément pourquoi le moraliste transforme ses paroles en glaives à l’intention du transgresseur.

demande à être

La phrase B J\ '”JL~ (j R ^

étudiée en son ensemble; il faut d’abord la comparer à celles dont j’ai donné plus haut le texte : qu’il ne se taise pas, fais qu’il parle, etc., et l’on sera autorisé à traduire à l’impératif les deux premiers groupes, B J\ qu’il ne

vienne pas, qu’il n’approche pas\ B J\ est le copte got,

accedere , appropinquare ; l'ancien égyptien se servait de ce groupe dans les formules d’invitation : viens, faisons

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