‹ Bibliothèque égyptologique (volume 5)Chapitre 52 sur 237 · Ici un passage difficile que je ne traduis pas · texte numérisé non relu

Ici un passage difficile que je ne traduis pas

NOTE SUR LA MOMIE

resté vide, on a introduit cette courte prière du défunt : « L’Osiris Nemenkhet dit : O Tum, donne-moi les souffles » délicieux qui sont dans tes narines. »

§ 3. Sur ’ la momification.

Les textes égyptiens ne mentionnent jamais les opérations anatomiques de la préparation des corps; c’est aux auteurs classiques qu’il faut demander des renseignements sur la méthode employée pour l’embaumement.

Hérodote, liv. II, cliap. lxxxv à xc, donne à ce sujet des explications assez détaillées. Voici les procédés des embaumements les plus précieux :

« Les embaumeurs travaillent chez eux. Ils commencent » par tirer la cervelle par les narines, en partie avec un » ferrement recourbé, et en partie par le moyen des drogues » qu’ils introduisent dans la tête; ils font ensuite une inci- » sion dans le flanc avec une pierre d’Éthiopie tranchante’. » Ils tirent les intestins par cette ouverture, les nettoient » et les passent au vin de palmier; ils les passent encore » dans des aromates broyés. Ensuite, ils remplissent le » ventre de myrrhe pure broyée, de cannelle et d’autres » parfums, l’encens excepté; puis ils le recousent; lorsque » cela est fini, ils salent le corps en le couvrant de natrum » pendant soixante-dix jours; il n’est pas permis de le » laisser séjourner plus longtemps dans le sel. Ces soixante- » dix jours écoulés, ils lavent le corps et l’enveloppent » entièrement de bandes de toile de coton enduites de )) commi , dont les Égyptiens se servent ordinairement » comme de colle. Les parents retirent le corps; ils font

1. Les musées de l’Europe possèdent plusieurs de ces couteaux de silex ayant servi à la momification. La circoncision chez les Israélites se pratiquait avec un instrument de même matière et non avec le métal.

» faire en bois un étui de forme humaine; ils y renferment » le mort. »

Les textes originaux mentionnent bien les soixante-dix jours d’embaumement qui précèdent la mise en cercueil, mais jamais rien de ce qui rappelle la mutilation du corps.

Voici un exemple tiré de ces textes :

« O Osiris un tel, tu es pur ;

» Ton cœur est pur ;

» Ta partie antérieure a été purifiée ;

» Ta partie postérieure a été nettoyée ;

» Ta partie interne a été injectée de natrum ;

» Il n’est pas un membre en toi qui ait conservé la souil- » lure du péché, etc. »

Et ailleurs :

« Il t’a été fait soixante-dix jours de bon embaumement » et une bonne inhumation comme on fait à tout Sahou' . »

Les bandelettes internes des momies présentent ordinairement une certaine raideur; elles pourraient bien avoir reçu une préparation gommée, comme le dit Hérodote, mais elles sont toujours en toile de lin et non en coton.

A l’occasion des funérailles, on offrait un grand sacrifice; des oblations étaient déposées sur les tables funéraires, ce qui a fait dire à Lucien ( Su r le Deuil) que les parfums et les Heurs tressées restent dans la tombe, mais que les mets et le vin font le profit de ceux qui les ont préparés.

1 . Le Sahou est le mort considéré dans sa phase d’existence d’outremonde.

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